Divine Comédie


 
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 Mad Mad World

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Killian R. O'Canagan
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J'ai : 379 ans et je suis : Célibataire, pour le moment . Mon avatar est : Sebastian Stan . : Little wolf Vampire

et j'ai posté : 34 messages depuis que j'ai rejoint le forum le : 12/05/2017 Je n'oublie pas de remercier : DoH pour mon profil et j'ai : 218 points. Dernier petit détail, je joue également : personne Dernier mot : :


I don't care what they're going to say. Let the storm rage on !


Age : 26
Localisation : On stage... or in someone's bed...

MessageSujet: Mad Mad World   Jeu 6 Juil - 0:12



L’amour. L’amour est une chose bien étrange. Plus insaisissable qu’un souffle de vent, mais plus dévastateur qu’une tempête ; plus éthéré que le plus lointain des souvenirs, mais plus coupant que le diamant ; plus fragile que les ailes d’un papillon, mais plus précieux qu’une goutte d’eau dans le désert. Et à l’origine de toute vie, de tout commencement se trouve l’amour. L’amour d’une mère. L’amour d’une mère pour ses enfants naît bien avant la naissance, c’est un instinct, quelque chose d’inscrit au plus profond de l’être. Et peut-être que tout au long de sa vie, on cherche à retrouver un amour aussi pur, aussi vrai. Peut-être que toutes les aventures d’un soir ou les histoires d’une vie ne sont que des ersatz, de pâles et tristes reflets de l’amour d’une mère.

Killian ne connaissait rien de l’amour d’une mère. Il n’avait jamais connu la sienne, ne saurait sans doute jamais qui elle avait été, ni pourquoi elle avait voulu sa mort avant même d’avoir appris à le connaître. Il ne savait même pas s’il regrettait de ne pas l’avoir connue, s’il la haïssait pour ce qu’elle avait voulu faire ou s’il s’en foutait complètement. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il n’avait aucune idée de ce qu’était l’amour d’une mère et qu’il n’était même pas sûr de savoir ce qu’était l’amour tout court.

Mais si l’amour avait le pouvoir de faire souffrir chaque minuscule fibre de son être, de le saigner à blanc, le laissant exsangue sur le sol de sa chambre d’hôtel à espérer la mort, de le faire suffoquer, de lui faire couler des rivières de larmes et de le laisser misérable, fragile et impuissant, alors le Vampire était réellement et irrémédiablement amoureux. D’Ashray Harper, du démon qui l’avait fait se sentir tellement vivant, désiré, aimé. Qui avait su lui insuffler de la force et du courage. Qui l’avait abandonné du jour au lendemain. Comme tout le monde.

Et voilà que son démon était réapparu dans son monde, amnésique et aussi perdu et démuni que lui. Dieu avait décidément un sens de l’humour bien tordu. La solitude était une torture bien assez cruelle, mais revoir son grand amour et se rendre compte qu’il ne se souvient pas de la relation, qu’elle pourrait aussi bien ne jamais avoir existé était une souffrance presque au-delà du supportable. Et elle était arrivée juste après un énième abandon. Pourquoi un malheur ne pouvait-il jamais arriver seul ? Pourquoi arrivaient-ils toujours en bande, comme une nuée de sauterelles prête à tout dévaster ?

Et malgré tout cela, il devait faire bonne figure devant les journalistes, devant les membres de son groupe, devant ses fans. Impossible. Ce n’était pas faisable. Pas dans cet état de nerfs et de cœur. Il avait alors fait annuler tous ses rendez-vous pendant trois semaines, le temps de digérer tout ça.

Ce soir-là, il devait en être à son cinquième whiskey de la soirée avant qu’une jeune femme l’aborda en lui demandant si tout allait bien. Souriant, il lui proposa un verre, si elle était prête à écouter la triste histoire d’un homme qui n’était plus sûr de savoir ce qu’était l’amour et si ça en valait vraiment la peine. La petite accepta et s’assit près de lui. Il lui servit donc l’histoire qu’il racontait à tout le monde : le père alcoolique et accro au jeu, la mère bigote, la discrimination, l’absence de repères et la fuite. Puis il évoqua Ashray en cachant la nature de ce dernier, parlant simplement de lui comme « son grand amour ». Il parla également de la disparition du démon, puis de son aventure avec le PDG qui venait de lui briser le cœur de manière si cavalière. Au fil de son récit, son interlocutrice lui avait pris le bras dans un ersatz de câlin et lui caressait doucement le dos. C’était loin d’être désagréable et le Vampire la laissa faire, cela gardait les larmes loin de ses yeux. Cela faisait des dizaines d’années qu’il n’avait eu personne à qui confier sa vulnérabilité.

Pourtant il savait qu’il ne pouvait pas la laisser partir en vie. Tôt ou tard, même elle l’abandonnerait. Il n’était personne pour cette jeune femme qui devait elle aussi être seule et désemparée. C’était une gentille fille, douce, compréhensive, sensible, un diamant d’innocence qui ne tarderait pas à se ternir, souillé par la cruauté du monde qui l’entourait. Killian voulait goûter à ce sang non encore perverti par la méchanceté et l’égoïsme. Quel monstre il était, quand il avait si mal. Le monde le dégoûtait, l’écœurait. Souvent il tuait, quand il était comme ça. Par ennui, par dégoût, par colère, peu importait. Il tuait.

Au bout d’un moment, il proposa donc à la jeune femme de la raccompagner chez elle. Cette dernière accepta avec un sourire et il paya leurs consommations avant de ramasser son blouson et de lui tendre le bras. Ils sortirent du bar et marchèrent un bon moment avant que Killian la pousse dans une ruelle sombre et la morde violemment. C’était un désir de sang presque animal qui le rongeait à présent. C’était comme si sa vie dépendait de ce sang innocent et pur. Il voulait noyer sa conscience dans cette vie qu’il prenait.

La jeune femme parvint à se dégager et s’enfuit en courant, mais le Vampire était rapide, quoi que perdu dans les méandres de son esprit enténébré. Il la rattrapa au milieu de la rue et la saisit à nouveau, complètement inconscient de ce qui se passait autour de lui. Il aurait aussi bien pu être au milieu d’une foule immense, il n’aurait pas agi différemment. Il était bien trop loin dans sa tristesse et son désarroi pour se rappeler la prudence qui était exigée des gens de son espèce. Les larmes qu’il retenait empoisonnaient son esprit et il plongea à nouveau ses crocs dans le cou de la belle qui avait pour un instant porté son fardeau avec lui. Sans doute était-elle très mal repayée pour son écoute et sa gentillesse, mais ainsi était la vie. Les monstres étaient partout et même un monstre blessé reste dangereux. C’était même ceux-là les plus dangereux…








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Maxwell Snyder
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Dr House


J'ai : 32 ans et je suis : en couple (plus ou moins) . Mon avatar est : Jack Falahee . :

et j'ai posté : 365 messages depuis que j'ai rejoint le forum le : 11/09/2016 Je n'oublie pas de remercier : electric soul, dailyjackfalahee pour mon profil et j'ai : 1014 points. Dernier petit détail, je joue également : Tennessee & Rika Inventaire : : Renard à neuf queues
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MessageSujet: Re: Mad Mad World   Dim 9 Juil - 18:00





Mad Mad World

We fight every night for something
When the sun sets we're both the same
Half in the shadows
Half burned in flames

"It's one of the great tragedies of life — something always changes.". Ainsi, Maxwell n’échappait pas à cette tragédie, il changeait, son monde changeait. C’était normal, le fleuve de la vie mais, quelque chose n’allait pas. Quand il détaillait son reflet, c’était presque s’il ne se reconnaissait pas. Oh bien sûr, c’était une impression purement subjective. Le miroir reflétait toujours la même chose. Pourtant, cette impression désagréable et anxiogène ne le quittait pas. Plus les mois avançaient, moins il se sentait vivant. Pourtant peu habitué des métaphores, le jeune médecin se sentait partager un destin commun avec ces œuvres éphémères dont les couleurs ne faisaient que se tenir. Malgré toutes ces impressions peu enviables, il n’était pas vraiment malheureux, juste lassé de la vie comme un grand-père de quatre-vingt-dix ans qui aurait vu tous ses proches partir l’un à la suite de l’autre.

En parlant de ses proches, ceux-ci n’avaient pas à se plaindre. D’ailleurs, si vous leur posez la question, ils vous répondraient sans doute que Maxwell était devenu bien plus agréable, plus calme, moins piquant et moins méchant. C’étaient les principaux symptômes de sa déliquescence. Ce que les autres qualifiaient sans le moindre souci de progrès, lui le vivait comme un pas en arrière. A force de se poser mille et une questions, à chercher ce dont il avait envie et ce dont il avait besoin, le désir était mort. C’était pourtant ce désir le moteur de toute vie, cette envie secrète, inaccessible qui échappait même à l’infini des mots. C’était ça qui manquait à Maxwell, une raison d’avancer. Après tout, il avait tout ce qu’il voulait et, le reste était impossible. Ou alors, cette débâcle n’était que le résultat des pensées d’un homme qui voyait sa date limite se rapprocher bien trop vite. Sans doute un mélange des deux.

Ce soir, il avait accepté de sortir avec ses collèges. Il ne les aimait pas et, ils ne l’aimaient pas. Pourquoi donc était-il là ? Parce que les conventions sociales sont dévastatrices. Ses collègues l’avaient invité par politesse et, le principal intéressé avait accepté sans vraiment savoir pourquoi. Au final, la soirée n’avait pas été mauvaise. Ils avaient célébré le succès d’un des leurs et Maxwell avait pu boire quelques verres et discuter, sans plus. Sans plus. Cette expression était sans doute l’égérie de son mal-être. Tout allait, se passait mais, sans plus. La soirée se termina quand le bar ferma. Une partie du groupe proposa de continuer la fête ailleurs mais, Max choisit de rentrer, sa légendaire excuse du travail le lendemain le sauva encore une fois.

Son trajet, il le fit à pieds. En partie du moins. Comme souvent, le besoin de marcher et de respirer l’air frais se fit sentir. Bien évidemment, les touristes se faisaient nombreux en cette saison. Ils l’étaient toujours à Los Angeles mais, pendant le mois de juillet et le suivant, la ville croulait littéralement d’inconnus qui déambulaient en parlant toutes les langues du monde. Désireux de les éviter, ses pas le guidèrent vers de petites ruelles, moins étouffées que les grandes artères. De plus, l’air y était plus frais et, un peu de vent y circulait, rendant la marche encore plus agréable. Ce soir, il portait une simple chemise légèrement ouverte dont les manches étaient remontées jusqu’aux avants bras, une veste noir plutôt légère et un jeans. Un Maxwell tout à fait classique. D’un côté, c’était le bruit des touristes, des appareils photos et de la musique. De l’autre, ce fut le cri d’une femme qui se fit entendre. C’était un son criard qui emmenait jusqu’à ses oreilles une forte sensation de peur. Directement, l’adrénaline et d’autres neurotransmetteurs déferlèrent dans son corps. Son regard s’éclaira. S’il aurait sans doute été plus sage de se mêler de ses affaires, Maxwell n’en fit rien, se dirigeant au pas de course vers l’origine du cri qui résonna encore une fois, en plus étouffé cette fois. Son cœur accéléra, il se passait quelque chose, enfin quelque chose d’intéressant. Plusieurs scénarios passèrent dans sa tête, se mélangeant quelque peu. Un vampire qui prenait son repas du soir, une bagarre entre humains, un vol à main armé, un conflit entre surnaturels. Beaucoup d’options restaient possibles jusqu’à ce qu’il arrive sur les lieux. Le seul invariant était l’implication d’une femme, sans doute en mauvaise posture.

Lorsqu’il arriva sur place, ce fut sa première idée qui gagna la compétition. C’était en effet un vampire qui prenait son repas. Il n’avait aucun doute là-dessus, il en connaissait assez sur le sujet. La créature était occupée à boire et, Maxwell ne pouvait voir son visage. Néanmoins, il avait cette impression de le connaître. La jeune femme semblait à deux doigts de s’évanouir et, l’odeur de sang était forte dans cette petite ruelle. L'obscurité régnait, défiée par quelques lampadaires qui offraient une lumière diffuse, teintant de mystère et de danger l'endroit. Encore une fois, le bon sens lui dirait de s’en aller encore plus vite qu’il n’était arrivé. Et, encore une fois, le bon sens pouvait aller se faire foutre. Les yeux de Maxwell brillait d’un intérêt certain et son visage avait retrouvé son air légendaire, à mi-chemin entre la curiosité et la satisfaction. Son grand-père avait fait de l’étude des vampires son dada. Evidemment, le petit fils avait récupéré une immense partie de ses connaissances mais, appréciait les buveurs de sang dans un autre registre. Il était toujours étrangement fasciné par eux, leur mode de vie, leurs pouvoirs, tout ce qui les concernait. Sa fascination était telle qu’il appréciait même les morsures (quand le vampire en question n’avait pas pour objectif de lui déchirer la peau bien évidemment).

Toutes ces raisons furent suffisantes pour qu’il s’en mêle.

« Hey, on l’entend à 100 mètres à la ronde »

Il n’y avait, dans sa voix, aucune trace de peur. Au contraire, il y avait, une certaine assurance. Le vampire se retourna vers lui et là, Maxwell le reconnu enfin. C’était un gars avec qui il avait eu une aventure au mois de Septembre, avant de sortir avec Jack. A l’époque, il ne savait pas que c’était un vampire mais, en avait eu le sentiment. Au final, son intuition était la bonne. Lui aussi semblait l’avoir reconnu. L’humaine en profita pour se défaire, courant en direction du sorcier qui l’attrapa par le bras. Evidemment, elle cria encore une fois, effrayée. Le médecin l’attrapa contre lui, plaquant sa main sur sa bouche pour l’empêcher d’émettre un son. Bien qu’il soit plus lourd et plus grand qu’elle, la jeune femme se débattait tellement qu’il avait du mal à la retenir. Elle parvint même à mordre la paume de sa main et il finit par la jeter vers le vampire, proposant :

« Tu devrais lui briser la nuque, c’est très désagréable de l’entendre crier »

Non, Maxwell n’avait aucune pitié pour cette jeune femme. Il n’aimait pas les gens. Ce n’était pas pour se donner un style comme beaucoup d’ados le faisait, c’était réaliste. La souffrance des autres ne l’atteignait pas vraiment et, il basait son choix sur une vision très noir de l’être humain. Une de moins n’allait pas affecter son quotidien. Curieux de savoir si Killian allait suivre son injonction, il resta debout fixe, les mains dans les poches de son jeans Levis.

by tris

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I've seen what man can do when the devil lives inside you



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