Divine Comédie


 
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 Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell

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Lorenzo Melanoti
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J'ai : 142 ans et je suis : célibataire . Mon avatar est : Michael Malarkey . :

et j'ai posté : 29 messages depuis que j'ai rejoint le forum le : 20/10/2016 pour mon profil et j'ai : 219 points. Dernier petit détail, je joue également : Adrian Mara Dernier mot : :


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MessageSujet: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Dim 27 Nov - 22:30

Can't help thinking of you

ft. Lorenzo & Maxwell


« I may don't want to forget you »
Le temps qui passe est une bien étrange chose. Pour certains, les jours se ressemblent et ils se plaisent à dire à tous ceux qu'ils croisent que « le temps passe vite ». Pour d'autres, qui s'ennuient, les jours sont bien trop longs et une semaine représente une éternité. Assis au volant de sa voiture, Lorenzo l'avait bien senti passé, le temps, surtout ces deux derniers mois. Ce soir il se rendait à la cérémonie récompensant les nouveaux doctorants, langage qui ne lui parlait pas du tout avant Maxwell. D'ailleurs, c'est pour lui qu'il avait réservé sa soirée. Venait-il, en bon petit ami, fêter le triomphe de l'homme qui partageait sa vie ? Pas exactement.  Si tout semblait se passer parfaitement entre les deux amants, au début, la situation avait vite dégénéré et le regard sur son portable posé sur le tableau de bord, Enzo soupira. Il avait passé la journée à bosser et était vraiment fatigué. Dans un sens, il ne savait même pas ce qu'il faisait vraiment ici. Il savait juste que c'était important pour Maxwell et qu'il avait travaillé dur pour atteindre le doctorat. Il avait arrêté de compter le nombre de nuits où le médecin n'avait pas dormi pour travailler, il ne pouvait juste pas louper ça. Le vampire sortit finalement de sa voiture et réajusta sa veste. Son regard se posa sur le bracelet brillant qu'il avait au poignet. Cadeau de Maxwell à l'époque où il déprimait et que son humain cherchait tous les stratagèmes possibles pour le faire sourire. Il ne l'enlevait jamais et n'avait pour l'instant pas eu le cœur de le faire et ce malgré le fait que les deux hommes se soient séparés deux mois auparavant.  

Tout en marchant en direction de la salle de réception, le Britannique repensa au soir de leur rupture avec un pincement de lèvres. C'était le soir où Maxwell s'était décidé à lui révéler un trop grand nombre de mensonges et le poids fut trop lourd pour le vampire. Tout d'abord il y avait la tromperie. Maxwell avait trompé Lorenzo et si le vampire n'était pas vraiment un exemple de bon comportement, son copain aurait peut être pu éviter de mettre enceinte la cousine de son ex. En parlant de son ex, Lorenzo avait enfin appris ce qui était vraiment arrivé à Tennessee. En plus de révéler ses infidélités, le médecin s'était débrouillé pour le faire arrêter par la police alors qu'il tentait de survivre dans un squat, n'ayant plus d'appartements. Maxwell avait littéralement ruiner la vie de Tennessee et même si Enzo était à blâmer pour ses tromperies, il ne pouvait pas pardonner à Maxwell de l'avoir retrouvé, dans un squat minable et de l'avoir jeté en prison. La jalousie est une chose mais un tel acharnement ne pouvait pas être accepté comme ça. Lentement mais sûrement, Lorenzo avait senti son cœur se briser encore une fois. Lui qui avait passé de longs mois à se ronger les sangs à se croire coupable de la mort de son ancien petit ami dans les flammes, se réconfortait en réalité dans les bras d'un homme qui savait parfaitement ce qu'il faisait et ne le lui en avait pas touché un mot. Ce poids fut décidément bien trop lourd et Enzo prit ses affaires, allant dormir chez son meilleur ami. Le lendemain il ne revint pas chez Maxwell. Ni les soirs d'après. Ses nuits d'insomnie lui avaient fait prendre une décision, il devait s'éloigner au maximum de ces histoires s'il voulait être heureux à nouveau. C'était trop pour lui. Tennessee, Maxwell, Paige...Il voulait recommencer à zéro. Une nouvelle fois. C'est là le luxe d'être un vampire, on peut tout recommencer, encore et encore, jusqu'à trouver le bon équilibre.

C'est ainsi que Lorenzo avait trouvé un nouvel appartemment et commencer à donner des cours de guitare. Il suivait les conseils d'une amie, vivre une vie normale, gagner sa vie, essayer de nouvelles choses. Mais il ne sortait plus beaucoup et finalement, il trouva seul la solution à ses problèmes, un soir, sur internet. Sur twitter, les plus jeunes se réjouissait d'être en vacances mais se plaignaient de retourner en cours très bientôt et le vampire eut une idée inédite. Pendant qu'il était avec Max, il l'avait souvent écouté, lui parler de neurologie, de biologie, de pas mal de sujets comme ça et aussi incroyable que cela puisse paraître, le Britannique avait aimer apprendre. Il en connaissait un peu plus sur lui-même et sur l'humain en général et après tout, pourquoi ne pas essayer d'aller en cours ? De reprendre des études ? C'était une occupation saine, loin de tout ce qu'il avait fait avant. Il pourrait ainsi se refaire une vie sociale et oublier ses anciens problèmes et anciennes erreurs. Oui, c'était véritablement une bonne idée. Quelques jours après, Lorenzo était inscrit à la fac, espérant ainsi reprendre sa vie en main et passer outre ce qu'il s'était passé ces deux dernières années. Bon, finalement, le destin s'était moqué de lui mais c'est une autre histoire.

Revenons dans le présent. Lorenzo était à présent arrivé dans la salle de réception et trouva vite une chaise, s'asseyant avec les autres. Il n'avait pas vraiment réfléchi avant de venir ici et lui qui voulait tirer un trait sur son histoire se retrouvait à une cérémonie où son ex petit ami allait être congratulé. Ce n'était pas bien malin  mais tant pis. Il était là maintenant. Une dizaine de minutes après son arrivée, la salle était pleine et tout le monde attendait à présent l'arrivée des « élus », ce qu'ils firent quelques minutes plus tard. Tous les doctorants étaient présentables, bien coiffés et totalement à l'image de leur gloire du soir mais une seule personne attirait le regard du vampire d'une telle force qu'il ne semblait voir que lui. Maxwell. Il était magnifique, comme toujours. Oh bien sûr il lui manquait le petit sourire en coin que Lorenzo aimait passionnément auparavant mais il avait toujours cette aura incroyable qui en faisait l'homme le plus attirant possible. Si Maxwell était faible face au charme des vampires, Enzo lui était faible face au charme de Maxwell. Et à force de le fixer, le médecin croisa le regard du vampire. Un regard qui voulait tout dire, un croisement, un échange...Juste une seconde. Le temps pour Lorenzo de se repasser le film de leur histoire. Le temps de plonger au cœur de son âme et de s'apercevoir à quel point il pouvait lui manquer. Une seconde. Jusqu'à ce que Maxwell détourne le regard pour se concentrer sur l'homme qui faisait un discours pour féliciter les nouveaux doctorants.

Les minutes furent longues après cet épisode. Le vampire n'attendait qu'une chose, pouvoir aller le féliciter, lui qui avait tant travaillé pour ça mais il appréhendait un peu sa réaction. Il l'avait quitté, ils n'étaient plus ensemble et sûrement voyait-il quelqu'un en ce moment. Il ne savait pas vraiment si l'humain le détestait ou pas, c'était dur à cerner et l'idée de se prendre un énorme vent ne le tentait pas trop. D'ailleurs il n'aurait même pas dû être là. Il aurait dû rester chez lui, tirer un trait sur ça mais c'était tellement important pour Max...Oh et puis zut, il était là maintenant, c'était trop tard pour reculer. Autant aller le féliciter, que cette soirée ne serve pas à rien. C'est donc pour tout ça qu'Enzo se leva, à la fin de la cérémonie, pour rejoindre Maxwell, resté un peu à l'écart. Son caractère ne l'aidait pas vraiment à avoir des amis, il n'était pas aussi entouré que les autres doctorants. Au moment où il arriva près de lui, Maxwell leva les yeux dans sa direction et le vit. Il ne restait plus que quelques pas à faire et...

? - Maxwell ! Oh mon chéri je suis tellement fière de toi !

Un instant suffit pour qu'une dame se mette en travers de leur contact visuel et prenne Maxwell dans ses bras qui grogna un « Lâche moi maman... ». Lorenzo s'était arrêté sur le coup, interrompu et se rendant compte qu'il n'était pas le seul à être venu féliciter Maxwell. Il y avait donc visiblement sa mère et un homme, qu'Enzo ne voyait que de dos, à peu près de la même taille que Max. Et d'autres personnes, certainement sa famille. Le vampire sentit son cœur se serrer un peu...Il avait loupé sa chance. Il ne pouvait décidément pas interrompre cette réunion familiale pour casser l'ambiance et son regard croisa encore une fois celui de Maxwell. Non il ne pouvait pas faire ça. Il lui fit un signe de tête poli et se rendit au buffet, un peu contrarié. Il était donc venu pour rien ? Bien sûr, voir Maxwell se faire récompenser lui avait fait plaisir mais jamais Maxwell ne saurait à quel point il était fier de voir ça. Mais au final, devait-il vraiment le savoir ? Ils avaient rompu. Enfin, Lorenzo l'avait quitté. N'était-il pas très ironique et très stupide de venir le féliciter maintenant ? Les pensées s'emmêlaient dans le cerveau d'Enzo qui ne sentit pas Maxwell, derrière lui. Il sursauta juste en entendant sa voix.

Maxwell – Tu vas encore partir ?

Le vampire se retourna, surpris. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Sa famille était restée à l'écart et le vampire ne l'avait absolument pas entendu arriver. Le regard du médecin était aussi dur qu'à son habitude et Lorenzo comprit vite que le « encore » faisait référence à son départ de la maison, il y a deux mois. Ou peut être au fait qu'il se défilait à chaque fin de cours, aussi vite que possible. Oui parce qu'il faut savoir que Maxwell Snyder s'était révélé être l'un des professeur de Lorenzo à la fac. C'est fou comme la vie est bien faite ! Imaginez juste la tête du vampire, dans son amphithéatre, le premier jour, en voyant Maxwell entrer et s'asseoir devant les élèves et surtout devant lui. L'échange de regard avait été bien trop long pour être discret mais qu'importe. Depuis ce jour, Lorenzo évitait d'avoir affaire à lui, respectant son engagement de s'éloigner de ses vieilles histoires. Mais ce soir, il était venu pour le voir. Le pauvre médecin ne devait rien comprendre. Et Enzo resta bête un instant, ne sachant pas trop par où commencer.

Lorenzo – Salut...Non je voulais juste pas t'interrompre enfin..

Pitoyable. Ce n'était pas vraiment le discours de félicitations que Lorenzo avait imaginé. Il reprit contenance un peu pour reprendre.

Lorenzo – Je sais que le doctorat était important pour toi alors quand j'ai su que tu allais être récompensé je suis venu...Et je voulais te féliciter..

Réplique cinglante et cassante de Maxwell dans 3....2....


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Dernière édition par Lorenzo Melanoti le Lun 28 Nov - 23:37, édité 6 fois
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Maxwell Snyder
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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Lun 28 Nov - 22:02


 Can't help thinking of you

Lorenzo — Maxwell -


« I MAY DON'T WANT TO FORGET YOU »

Face au miroir Maxwell nouait sa cravate correctement. Malgré l’importance de l’évènement de ce soir dans sa vie, l’entrain n’était pas ce qui caractérisait le mieux son attitude. Son regard et une petite moue trahissait une préoccupation qui ne voulait pas le quitter depuis plusieurs mois maintenant. Son reflet dans la glace ne lui plaisait pas, il n’arrivait plus à avoir l’air aussi froid et sérieux qu’avant. Toutes ces pensées intrusives, il les trouvait stupide mais n’arrivait pas à lutter contre. Sans précautions, il replaça une de ses mèches dans sa chevelure ébène et passa ses mains sur son visage pour se redonner un peu de contenance. Cette soirée n’était pas faite pour les tourments et les inquiétudes. Ce soir, il devait être récompensé pour avoir réussi une des thèses de doctorat les plus prometteuses de ces dernières années. C’était une soirée où tout le monde allait le caresser dans le sens du poil ce qui aurait dû le mettre dans une humeur assez plaisante. Malheureusement, une déception résidait et ne voulait pas lui donner de congés. Ce jour si important, il aurait dû le vivre avec Enzo. Le vampire avait d’ailleurs assisté aux derniers mois de travail du médecin et l’avait aidé à sa façon. Cette cérémonie aurait dû être pour eux deux. Malheureusement, le programme avait changé.

En voiture, il garda ses yeux fixés sur la route plongée dans le noir. Comme depuis deux mois la place passager ne servait qu’à accueillir sa mallette de cuir. Ses mains étaient étrangement lâches sur le volant comme si en perdre le contrôle ne l’effrayait pas. La radio était éteinte, le laissant dans un silence presque religieux. Depuis qu’il avait défendu sa thèse et qu’il avait perdu Enzo, ses journées étaient longues et vides. A 32 ans, il se sentait comme ces personnes âgées abandonnées dans des maisons de retraite et qui n’avaient plus aucune notion du temps qui passait. Le temps libre était le meilleur ami des tourments, laissant son cerveau si rationnel le théâtre de divagations qui le rebutaient. Pour la première fois, Maxwell avait passé du temps à réfléchir sur lui-même, son attitude, les autres et surtout sur cette épineuse question du ressentit. Après de longues investigations, le sorcier était arrivé à la conclusion qu’il était malheureux et qu’il avait peur. Une analyse plus poussée n’était pas dans ses capacités mais, il avait compris que le vampire anglais lui manquait énormément et que l’avenir lui faisait beaucoup plus peur qu’il ne voulait bien l’avouer. Chaque jour qui passait le rapprochait un peu plus de sa propre fatalité et, il n’avait plus le courage d’attendre seul.

Arrivé à l’université, il remonta le flot d’étudiants qui quittaient le campus, les mains enfoncées dans les poches, l’air sombre. Le vent glacial lui fouettait le visage mais n’arrivait pas à transpercer son épais manteau noir. Les joues légèrement rougies, il arriva dans le bâtiment où avait lieu la réception. Même si la salle réservée pour l’occasion commençait doucement à se remplir, il se sentait toujours beaucoup trop seul. Bien sûr, il avait son rôle à jouer, écouter et déclamer un discours pour convaincre les investisseurs potentiels dans la salle de renflouer les fonds de recherche de l’université. Il le jouera. Il avait aussi un rôle à jouer auprès de sa famille qui avait fait le déplacement. Ses parents, dont sa mère malade, son frère, sa belle-sœur et ses neveux et nièces étaient présents. Il put même s’entretenir avec eux avant que la cérémonie ne commence. Si sa mère nota qu’il n’était pas aussi fier qu’il devrait l’être, ce fut son frère qui le pris à part pour lui poser la question. Le début des festivités lui permis d’éviter de s’embrouiller dans un mensonge qu’il ne maîtrisait pas.

Alors qu’il était debout face au public entouré d’autres doctorants, son regard restait fixé sur le vide, écoutant d’une oreille distraite le discours du doyen de la faculté, très fier de présenter l’élite de ses petits prodiges. A un moment, il eut l’impression désagréable d’être fixé. Rapidement, il trouva le coupable et la surprise ne transforma son visage fermé. Lorenzo était là, assis dans la salle à le regarder. Plusieurs questions lui vinrent à l’esprit et il tira une conclusion qui cassa ses espoirs naissants, le vampire était là dans le cadre des cours puisqu’il avait décidé de s’inscrire dans la faculté de Maxwell l’année exacte où celui-ci devenait professeur. Même s’il lui manquait, l’amertume et la rancœur restaient très présentes. Son esprit trop rationnel n’avait pas compris la rupture qui lui était tombé dessus. De plus, il n’assumait pas vraiment de subir ce manque horrible.

Lorsque ce fut à son tour de parler, il se contenta de ne pas le regarder, récitant un discours qu’il n’avait pas écrit, s’étant contenté de l’apprendre par cœur. Une fois débarrassé de cette partie ennuyeuse, il présenta succinctement ses travaux avant de se retirer. Quand tout le monde avait bien parlé et que les applaudissements finirent, la foule se leva pour prendre un cocktail. Maxwell était bien plus perturbé qu’il ne voulait l’assumer et n’en laissa rien paraître. Il choisit de rester à l’écart, sachant que ce n’était qu’une question de temps avant que sa famille ne lui tombe dessus. A un moment, il crut qu’Enzo allait venir le voir mais, sa mère fut la plus rapide (un vampire centenaire ne peut rien faire contre une dame humaine atteinte de la chorée de Huntington) rapidement rejointe par son jumeau, sa belle-famille et son père.

Maxwell se sentit un peu mieux. Même s’il n’en donnait absolument pas l’air, le doctorant était un fils à maman qui adorait sa famille. Malgré son caractère très difficile sa famille était sa plus précieuse possession. Les discussions se résumaient en quelques félicitations qui lui arrachèrent un sourire sincère. Il passa plusieurs minutes avec eux avant de déclarer qu’il avait quelqu’un à avoir. Toute la famille eut un sourire en coin auquel le petit prodige répondit en levant les yeux au ciel.

Il avait décidé d’aller parler à Enzo qui, sans surprise, était au buffet. Les vampires avaient beau ne pas avoir besoin de manger, celui-ci se faisait allègrement plaisir.

Tu vas encore partir ? demanda-t-il. C’était la phrase d’approche la plus sympathique qu’il avait en réservoir.

Le vampire se retourna et Maxwell le détailla rapidement. Il n’avait pas changé et était toujours horriblement séduisant en costard. Leurs deux tenues lui rappelaient leurs sorties dans leur restaurant préféré, là où leur histoire avait vraiment commencé.

– Salut...Non je voulais juste pas t'interrompre enfin..  Je sais que le doctorat était important pour toi alors quand j'ai su que tu allais être récompensé je suis venu...Et je voulais te féliciter..

Maxwell, pour changer, ne sut pas comment interpréter la situation assez surpris qu’Enzo soit venu spécialement pour lui. Résultat, il le regarda quelques secondes sans vraiment répondre. Comment souvent, son cerveau tournait à toute allure sauf qu’aucune solution rationnelle ne lui apparue. Il ne savait ni comment interpréter la venue d’Enzo, ni ce que cette présence lui faisait ressentir.

« D’accord », répondit-il sobrement.

Il n’avait pas vraiment le courage d’être cynique, sarcastique ou ironique. Enzo lui manquait et il souffrait de cette absence.

« Comment tu vas ? », ajouta-t-il ne voulant pas que la conversation ne se termine maintenant.

Le vampire n’eut pas le temps de répondre qu’on vint de nouveau les importuner. Sauf que cette fois, ce n’était pas sa mère, c’était pire. C’était Jack.
 
Peu de temps après sa rupture avec le vampire, lors d’une réunion de famille tous les regards se tournèrent vers lui et son frère et sa mère s’étaient relayés pour sortir tout un tas de choses qui laissèrent Maxwell complètement con. Visiblement, sa famille le prenait pour un homo refoulé et attendait depuis presque dix ans qu’il se décide à assumer. Bien évidemment, ils ignoraient tout de son histoire avec Enzo et il n’eut pas le courage de leur expliquer. Il se contenta de tirer une gueule blasée, celle qu’il savait si bien faire, celle qui lui donnait l’air de subir chaque seconde de sa vie. Dans le fond, il se disait que sa famille n’avait peut-être pas tort mais n’accordait pas d’importance à ce détail. Les choses devinrent plus intéressantes lorsque son frère choisit de lui présenter un des collègues de sa femme, un sorcier en plus, Jack, en espérant que son frère si caractériel quitte son éternel célibat.

C’était lui-même qui était là, s’excusant d’avoir raté le début de la soirée, expliquant qu’il avait été retenu au travail. En le voyant, Max eut un petit sourire. Bien sûr qu’Enzo lui manquait mais, ça ne l’empêchait pas d’aller trouver du réconfort ailleurs. Jack était d’ailleurs son réconfort préféré, un peu plus grand que lui, les yeux d’une couleur entre le vert et le brun, une belle carrure, la peau légèrement halée, les cheveux noirs de jais et des traits de mannequin. Le bellâtre était dans le lit de Maxwell depuis presque deux mois, comblant sa solitude et pas que ça, à la joie de sa famille. Jack embrassa le doctorant et le félicita laissant le médecin avec un sourire en coin et un regard qui montrait bien que le nouveau venu ne lui donnait pas des pensées très catholiques, loin de là.

« Salut »

Ce son adressé à Enzo ramena Maxwell sur Terre. Il avait beau ne pas être très doué en relations sociales, il se doutait qu’avoir Jack et Enzo face à face n’était pas la meilleure des situations envisageables. D’ailleurs, le nouveau venu dans l’équation n’était pas au courant de l’histoire entre le vampire et le beau professeur. Ce dernier sentait les ennuis arriver et eut un genre de sourire crispé, attendant la suite des évènements. Maxwell avait un goût prononcé pour les hommes impulsifs et colériques, ceux au sang chaud qui mettaient un peu d’ambiance dans sa vie à lui qui avait de la glace dans les veines. Même s’il ne voyait Jack que depuis peu de temps, il le savait jaloux et possessif. Ne pas lui dire qu’il avait eu un vampire pour petit ami promettait. Ne pas avoir dit à Enzo qu’il voyait quelqu’un d’autre promettait aussi.

« Je te présente Enzo … mon ex … », choisit-il de dire directement.

Le regard accusateur de Jack ne se fit pas attendre et Maxwell esquissa un petit sourire sentant que la situation n’allait faire qu’empirer.

« Pardon ? »

Maxwell se tourna vers Enzo et décida de se décharger de toute responsabilité dans cette affaire en lui demandant :

« Explique-lui toi »

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Lorenzo Melanoti
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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Mar 29 Nov - 0:17

Can't help thinking of you

ft. Lorenzo & Maxwell


« I may don't want to forget you »
Après l'avoir félicité, un gros blanc s'installa entre Lorenzo et Maxwell. Le genre de blanc où on se demande la suite, si on va se prendre une droite, un câlin, une critique ou un mot sympa. Pour couronner le tout, le médecin était du genre imprévisible. Aucune émotion ne transparaissait, du pur Maxwell. Pour autant, pendant ce silence, le vampire eut quelques secondes pour observer son ex petit ami de plus près. Ses beaux cheveux bruns autrefois coiffés impeccablement, sans la moindre mèche rebelle, étaient un petit peu plus sauvage. Juste un peu, ce qui lui donnait un air plus « humain ». Mais ce qui interpella Enzo particulièrement c'était son regard, autrefois froid et hautain. Il avait changé. Oh évidemment, ce n'était pas si visible si on ne connaissait pas le garçon mais Lorenzo connaissait Maxwell par cœur et était du genre observateur. Il y a dans ces yeux une lueur étrange, une lueur de vie. Ce qu'il n'avait pas avant.

« D’accord »

Enzo sursauta soudain, ayant enfin eu une réponse de Maxwell. Bon ce n'était pas une réponse extraordinnaire mais c'était déjà ça. Et dans un sens, Lorenzo était surpris de ne pas se recevoir une réplique méchante made in Max. Et ça lui faisait plaisir au fond. Plus il passait de secondes auprès de lui plus il se rendait compte que son médecin lui manquait énormément. Certes, il le voyait en cours, quasiment toutes les semaines mais ce n'était pas pareil. A cette distance, il sentait distinctement son parfum, entendait distinctement les battements de son cœur et ressentait tout aussi intensément qu'avant. C'était vraiment particulier d'être aussi proche de lui, ils ne l'avaient plus vraiment été depuis la rupture. Maxwell lui demanda ensuite comment il allait ce qui dessina un sourire sur le visage du vampire. Il était plutôt satisfait de ne pas couper la conversation à cet endroit et s'apprêtait à répondre quand un homme, à peu près de leur taille et de leur corpulence vint embrasser Maxwell en lui expliquant qu'il avait été retenu au boulot. A l'instant précis où cet abruti de fauteur de trouble avait embrassé son ex, Enzo avait froncé les sourcils et avait enfilé ce regard froid de vampire qui lui allait si bien. Evidemment qu'il avait déjà imaginé Maxwell avec une autre personne mais c'était une toute autre histoire de le voir face à lui. Et puis au fond, tout au fond, espérait-il peut être que son ex l'aimait encore. Peut être un peu. L'homme inconnu se retourna soudain vers Enzo pour le saluer ce qui n'enleva absolument pas son regard froid au vieux vampire.

« Je te présente Enzo … mon ex … »

Cette simple réplique avait suffit à provoquer un regard noir chez son « copain ». Cétait quoi son problème à lui ? Maxwell n'avait donc pas le droit d'avoir une vie avant lui ? Et sans vouloir en rajouter, un ex d'une qualité supérieur. L'homme toujours inconnu prononca un « pardon » d'une vanité extrême ce qui agaça le vampire au plus haut point. Pour qui se prenait-il ce crétin ? Il allait redescendre sur terre et vite. Le médecin, toujours aussi courageux, laissa à Enzo le soin d'expliquer leur relation et leur rupture et le vampire, bien loin de se rouler en boule de peur, garda une totale dignité.


Autant était-il faible face à Maxwell, autant retrouvait-il toute sa superbe et son air de vampire devant l'ennemi. Et clairement ce mec était l'ennemi, on va pas se leurrer. Un léger sourire en coin se dessina sur le visage du Britannique, accompagné d'un regard totalement suffisant, observant son interlocuteur de bas en haut. Maxwell avait toujours eu bon goût en matière d'homme, il n'y a qu'à voir son ex petit ami mais franchement, ce gars n'était pas à la hauteur. Le vampire prit bien tout son temps, observant le mec s'agacer visiblement assez rapidement. Un sanguin possessif donc. De mieux en mieux, il y avait moyen de s'amuser.

Enzo – Inutile de faire cette tête et bienvenue dans une réalité où ton mec a eu une vie avant toi. Mais je regrette que ses goûts se soient détérioré avant le temps...

Lorenzo était jaloux. Oh oui qu'il était jaloux. Ce mec n'avait rien à faire dans la vie de Maxwell. Ou peut être que si...Et que lui-même n'avait rien à y faire. Après tout, il l'avait quitté, qui était-il pour parler comme ça à son nouveau copain ? Mais étrangement, il adorait ça. Le conflit le faisait vibrer et lui donnait cet air méchant et suffisant qui en faisait craquer plus d'unes (et d'uns). Mais le mec en face, même s'il commençait à s'énerver au vu des battements de son cœur, passa un bras sur les épaules de Maxwell, montrant ainsi bien son territoire. Ce simple geste agaça le vampire un niveau au dessus, fermant son visage directement. Son sourire en coin se transforma en une expression pincée, imaginant déjà planté ses crocs dans le cou de cet abruti fini. L'abruti en question voulu répondre d'ailleurs mais Lorenzo balaya ses paroles d'un signe de main, se contrôlant pour ne pas faire un massacre, ça ferait mauvais genre.

Enzo – Non tu sais quoi, ferme là. Visiblement tu es en bonne compagnie Max même si « bonne » est une énorme exagération pour parler de ça. Je me casse.


Ses derniers mots, secs et pas vraiment polis, Lorenzo ne les avait pas contrôlé. Son cœur était carrément serré, à mi-chemin entre l'amertume, la souffrance, la jalousie et la colère. Le tout mélangé dans l'esprit d'un vieux vampire comme lui donnait un coktail plutôt explosif. Mais que pouvait-il bien espérer ? Que Maxwell allait attendre gentiment qu'il se décide à lui revenir ? Abruti va. Au final, il était plutôt énervé contre lui-même. Leur rupture, il l'avait choisi et aurait dû s'en tenir à sa décision. Oh Enzo, tu es incorrigible. D'un geste sec, il posa son verre sur le buffet et se détourna de ses interlocuteurs, bien décidé à partir de cet endroit. Et à partir de la vie de Maxwell. Mais bordel ce que cette pensée lui faisait un mal de chien.




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Maxwell Snyder
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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Mer 30 Nov - 22:51


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Lorenzo — Maxwell -


« I MAY DON'T WANT TO FORGET YOU »

Comme souvent, tout un tas d’émotion contraires envahissaient l’esprit de Maxwell. Et, comme à chaque fois, il avait du mal à la définir et à les traiter. Mais, lorsqu’il vit le regard froid de son ancien amant, il comprit que les choses allaient tourner mal. Il le connaissait ce maudit vampire impulsif mais, ne s’attendait pas à la réponse qui suivit.

– Inutile de faire cette tête et bienvenue dans une réalité où ton mec a eu une vie avant toi. Mais je regrette que ses goûts se soient détérioré avant le temps...

Maxwell haussa un sourcil, ne comprenant pas un tel élan d’agressivité. Bien sûr qu’il avait pu y assister à l’époque où ils étaient ensemble mais, le contexte était bien différent maintenant. Il n’avait plus de raison d’être jaloux puisqu’il l’avait quitté. La complexité émotionnelle d’Enzo le dépassait encore une fois de plus. Jack allait répliquer mais le vampire balaya ses paroles d’un geste de la main avec une autorité certaine, visiblement décider à mener cette conversation comme il l’entendait.

– Non tu sais quoi, ferme là. Visiblement tu es en bonne compagnie Max même si « bonne » est une énorme exagération pour parler de ça. Je me casse.

Ses mots furent rapidement mis en pratique puisqu’il s’éloigna, déclenchant une colère au moins aussi forte chez Jack. Maxwell n’écouta que d’une oreille, toute son attention focalisé sur la sortie théâtrale de son vampire préféré. De nombreuses questions trottaient dans sa tête et, il n’avait pas encore de réponse. La colère faisait partie des émotions qui lui faisaient tourner la tête. Il n’était pas amoureux de Jack mais, qu’Enzo vienne le provoquer aussi ouvertement et risquer de ruiner son couple ne le mettait pas d’excellente humeur. Il rassura son actuel petit ami quelques minutes mais, les questions devinrent vite trop nombreuses et il craqua. Non, il ne courut pas derrière Enzo dans toute l’université mais se contenta de lui envoyer discrètement un message lui demandant de le retrouver au parking d’ici un quart d’heure.

Dix minutes plus tard, il quitta sa famille prétextant avoir envie de fumer une cigarette et de prendre l’air. On ne l’empêcha pas, Maxwell était connu pour ne pas apprécier ces situations remplies de gens. En chemin, il continua à se poser des questions sans vraiment trouver de réponse appropriée. Enzo avait toujours été bien plus complexe et mature émotionnellement que lui et avait cet avantage dans leur relation assez chaotique. Une idée folle lui vint à l’esprit, une idée qui le fit sourire quelques instants. Et si le vampire était venu pour s’excuser et lui demander de tout recommencer ? Bien que plaisante, elle n’était que peu probable. D’autres idées vinrent tour à tour hanter son esprit sinueux jusqu’à ce qu’il arrive sur le parking.

Il referma son manteau, le vent froid était difficilement supportable et l’endroit était tout sauf accueillant. Plongé dans l’ombre de la nuit, entièrement désert sauf une silhouette qui se tenait debout un peu plus loin. Maxwell s’avança d’un pas décidé jusqu’à arriver à sa hauteur.

« Qu’est-ce qui t’as pris de parler comme ça à Jack hein ? »

C’était sans doute la question centrale. Son ton était au moins aussi agressif que celui d’Enzo lorsqu’il s’était adressé à Jack tout à l’heure. Maxwell donnait ainsi tout à fait l’impression d’être venu défendre son petit ami alors que le seul qui l’intéressait c’était Enzo.

« Ca ne t’as pas suffi de me quitter il faut aussi que tu viennes ruiner ma soirée ? »

Ainsi, Maxwell en revenait au véritable problème, leur rupture. Dans le fond, il ne l’avait ni comprise ni digérée. C’était assez compréhensible vu qu’il n’en n’avait jamais parlé, ils n’avaient eu qu’une dispute où Enzo était parti sans prendre le temps d’expliquer à Maxwell la gravité de ses actes. Résultat celui-ci entretenait sa rancœur.

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Lorenzo Melanoti
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"Call all my friends
Tell 'them I never coming back
'cause this is the end
Pretend that you want it
Don't react"



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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Dim 4 Déc - 0:08

Can't help thinking of you

ft. Lorenzo & Maxwell


« I may don't want to forget you »
Maintenant qu'il avait eu droit à la parade nuptiale de Maxwell et de son actuel petit ami, Lorenzo ne décolérait pas. Le regard dédaigneux de cet abruti lui restait profondément ancré et les paroles de Maxwell tournait en boucle. « Mon...ex ». Cette hésitation digne d'une période qu'on regrette d'avoir vécu, qu'on aimerait effacer le mettait dans une rage folle. Sans doute que Maxwell n'avait pas vu ça comme ça mais plus les minutes passaient plus Enzo psychotait. Les paroles, d'abord « désagréables » était devenues insupportables dans son esprit troublé. De plus il se sentait stupide. Il était la base de leur rupture, il l'avait choisi, il était parti, ne supportant plus le poids de ces épisodes douloureux. Il avait été lâche, une fois de plus, et avait contourné le problème, s'éloignant au maximum de Maxwell, de Tennessee, de toute cette histoire. En bref, c'était sa décision et Lorenzo se souvenait encore de l'air hébété de Maxwell quand il était monté faire sa valise, rouge de rage. Ce soir là avait été une belle soirée pour les deux amants, ils avaient profité d'un bon repas et Enzo avait travaillé une chanson tandis que Maxwell avait passé la soirée dans son bureau, sur ses travaux pour le doctorat. Aucun d'entre eux ne s'attendaient à ce qu'il allait arriver et sûrement pas Enzo qui, au moment où son copain lui annonça qu'il avait « besoin de lui parler », envisageait tout sauf ça.

La bombe avait été lancé et si au début, le vampire tentait de rester calme, la colère grimpa sans qu'il puisse la contrôler. Il n'avait pas prévu de serrer les poings aussi fort, d'avoir les crocs sortis et de se retenir à ce point pour ne pas envoyer toute la maison voler. La douleur de la trahison lui brûlait le cœur, ne voyant plus que sa propre colère devant lui. Tout le côté positif, tout l'amour qu'il pouvait porter à Maxwell semblait disparu face à une telle colère et le médecin avait reculé, sûrement effrayé de voir un vampire de 142 ans aussi énervé. Il ne l'avait jamais vu comme ça et ce n'était pas si beau à voir. Et Enzo était monté faire sa valise dans l'instant, contrôlant encore ses nerfs autant qu'il le pouvait. Quelques minutes après il était sur le pas de la porte et se retournait pour voir Maxwell, qui ne disait rien. Ce soir là, il ne l'avait pas touché. Sa colère n'était pas assez forte pour contrecarer la peur qu'il avait de lui faire du mal. Et il était parti.

Aujourd'hui, la colère de ce soir là était largement retombée. Seul l'oeil hébété de Maxwell demeurait. Et Lorenzo tournait en rond, sentant la colère l'habiter encore mais pas la même. Il s'en voulait à lui même d'être parti, laissant le champ libre à ce nouveau « copain ». Urgh il le détestait, c'en était violent. Aussi, au bout de quelques minutes, le vampire décida de rentrer chez lui. Il en avait largement assez vu et n'était pas disposé à en voir plus. Il alla chercher sa veste au vestiaire mais au moment où il allait donner son ticket, son portable vibra, affichant un message de son petit ami, lui demandant de le retrouver au parking dans un petit quart d'heure. Le Britannique se sentit con un instant, que lui voulait-il ? Et rapidement, la décision fut prise d'aller le voir. Après tout, il pourrait encore rentrer chez lui après ça. Une toute petite dizaine de minute plus tard, il était sur le parking, adossé à sa voiture, attendant son ancien amant. Et il stressait, le vieux vampire. Que voulait-il lui dire ? Allait-il continuer sur la lancée d'une période qu'il n'aurait jamais voulu vivre ? Cette seule idée lui serrait le cœur. Tout à ses réflexions, il sursauta en entendant les bruits de pas et la respiration accélérée par le froid de Maxwell qui approchait. Il n'entendit que sa douce voix...Just kidding.

« Qu’est-ce qui t’as pris de parler comme ça à Jack hein ? »

Surpris de se faire reprendre, Enzo leva un sourcil. Lui s'était trouvé plutôt poli et pacifique par rapport au petit film qui se faisait dans sa tête qui le montrait, lui, arrachant la tête de cet abruti avec ses crocs. Abruti du petit nom de Jack, visiblement. La colère monta dans l'esprit d'Enzo surtout quand son ex petit ami lui reprocha de lui gâcher la soirée. Lui qui était venu pour lui, brisant sa nouvelle règle de s'en éloigner et mettant de côté son égo, le voilà bien. La colère monta très rapidement dans l'esprit du vampire, déjà irascible en général. En tant que créature sanglante de la nuit (ouais, vampire quoi), il ressentait tout intensément et à ce moment précis, il ressentait la rage l'habiter. La rage contre lui-même, contre Jack, contre Max qui lui gueulait dessus, peu importe, ça le rongeait de l'intérieur. Et forcément, comme à chaque fois que quelque chose ronge Enzo de l'intérieur, ça finit par exploser...Pour une fois, ça ne mit pas très longtemps.

Lorenzo – Tu te fous de moi ?! Je me suis contrôlé pour toi pour pas mettre mon poing dans la gueule de cet énorme abruti ! Et puis qu'est-ce que tu fous avec ça sérieux ?!

Un silence religieux se fit, juste un instant où Maxwell sembla troublé.

« Ce que je ne peux plus faire avec toi. »

Et une fois encore, Lorenzo ne sut pas quoi dire. Un milliers de pensées passèrent dans sa tête. Ce qu'il ne pouvait plus faire avec lui ? L'embrasser ? Et plus si affinités ? Un long frisson lui parcouru l'échine tant cette vision s'imposait dans son crâne, avec une violence inouïe. Bon sang ce qu'il pouvait être jaloux de ce mec..Et ce qu'il pouvait regretter d'être parti.

Lorenzo – Tu crois que ça me manque pas à moi ?! Tu crois que je me lève pas tous les matins en regrettant que tu sois pas là parce que j'ai fait l'erreur immense de quitter le mec dont je suis dingue ?! Tu crois que je ne me déteste pas pour être parti et que je ne me bat pas tous les jours pour arrêter de penser aux putains de sentiments que j'ai pour toi ?! Mais j'peux pas ! Je peux pas t'oublier dans les bras d'un autre comme toi tu le fais parce que je retrouverais jamais quelqu'un comme toi et je ne...

Le vampire n'eut pas le temps de finir sa phrase que le médecin l'avait attrapé par la nuque et avait posé ses lèvres sur les siennes avec une autorité telle qu'Enzo beugua littéralement. Il mit quelques secondes à réaliser ce qu'il se passait, se perdant complètement entre les battements de son cœur affolé et ceux de Maxwell qui n'allaient pas mieux. Mais une fois la situation totalement intégré, le vampire se sentit revivre et prit son médecin dans ses bras, comme avant. Après deux mois à couler sous le poids du manque, Lorenzo prenait ce baiser comme une pure bouffée d'oxygène. C'était comme s'il retrouvait enfin le goût de vivre, comme si ces lèvres lui étaient essentielles et comme si retrouver Max était la seule chose dont il n'avait jamais eu besoin. Jamais une sensation ne lui avait manqué à ce point. Et là, accroché à Maxwell comme si sa vie en dépendait, Lorenzo se fit la promesse de le retrouver. Ils avaient perdu trop de temps l'un séparés de l'autre et Jack ou pas, il avait besoin de lui comme jamais il n'avait eu besoin de quelqu'un.

Leur baiser dura si longtemps mais aucun des deux ne voulaient se séparer...Jusqu'à qu'un craquement les fasse retomber sur terre et que Maxwell s'écarte rapidement, regardant rapidement d'où venait le bruit. Un mec qui venait fumer dehors, inconnu. Ce n'était pas si grave en soit mais il avait cassé la magie de l'instant. Le médecin s'excusa, un peu gêné, expliquant qu'il devait retourner à l'intérieur, que sa famille allait l'attendre. Et il leva ses beaux yeux vers Enzo qui retombait lui aussi sur terre, sa promesse gravée en lui. Doucement, il vérifia que l'homme en question ne les regardait pas pour passer sa main sous le menton du médecin et l'embrasser très doucement.

Lorenzo – J'ai besoin de toi Max. Et je n'abandonnerait pas.

Tout en disant ces mots, Lorenzo lâcha Maxwell qui s'éloigna, visiblement à regret. Les deux hommes laissaient en suspens une situation que le vampire comptait rapidement réglé. Il prit ses clés, décidé à s'en aller une fois que le médecin était complètement parti mais prit son portable pour vérifier ses messages, histoire de répondre avant de partir. Mais le coup violent qu'il prit ne lui en laissa pas le temps et Enzo s'effondra...Une fois de plus...



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Maxwell Snyder
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J'ai : 32 ans et je suis : en couple (plus ou moins) . Mon avatar est : Jack Falahee . :

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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Mar 6 Déc - 19:49


 Can't help thinking of you

Lorenzo — Maxwell -


« I MAY DON'T WANT TO FORGET YOU »

Souvent, quelques chansons, livres ou dessins savaient mieux que son observateur ce qu’il ressentait. Visiblement, l’homme n’était pas fait pour accéder à ce monde des idées et ne pouvait que tenter d’en attraper quelques volutes qui immédiatement s’évanouissaient. Maxwell faisait partie de ceux qui avaient abandonné l’idée de capturer ces fumées éphémères pour élucider les mystères du monde de pierres et de sang qui l’entourait. Dans cette quête inatteignable de l’infiniment complexe, il était plutôt bon. Au final, l’existence autour de lui l’intéressait plus son existence propre jugée infime. Alors, dans certains moments, son inconscient tentait d’attirer son attention, déclenchant un torrent d’émotions incontrôlées qu’il n’arrivait absolument pas à maîtriser ni même interpréter, le laissant gisant dans une humeur grise, comme délavée, sur laquelle il ne savait bien sûr pas mettre de mot pour trouver un peu d’aide quelque part. Cette humeur déteinte venait le hanter par plusieurs périodes depuis qu’il était en âge de s’en rendre compte et sans doute même avant lorsqu’il n’était qu’un petit garçon aux grands yeux noisette qui ne savait pas quoi dire pour aller jouer avec les autres et finissait par s’occuper dans son coin avec quelques jouets plus avancés que ceux pour son âge. Elle était toujours là quand il rentrait chez lui de l’école primaire avec des notes souvent parfaites alors que son jumeau rentrait avec des camarades de son âge. Au collège, il avait abandonné l’idée de faire aussi bien que son frère, d’avoir autant d’amis sur internet, d’être aussi bon au sport ou d’avoir autant de candidats pour un travail de groupe. D’ailleurs, Maxwell demandait toujours à les faire seul. Toujours plus avancé que les autres, il ne comprenait pas tous les rites adolescents et finissait par s’attirer les foudres de ses pairs qui avaient sans doute quelque chose à se prouver. Ses efforts n’étaient jamais couronnés de succès. Le tout dernier, il le fit à dix-huit ans lorsqu’il demanda à une des plus belles filles de son lycée de l’accompagner au bal si important pour les autres. La joie d’une réponse positive fut rapidement remplacée par un mélange fameux de tristesse et de honte lorsque la jolie demoiselle se rendit compte qu’il n’était pas son jumeau et déclina son invitation avec un moment de gêne. Dans sa chambre pendant que son frère partait pour l’évènement de l’année, il décida que c’était sa dernière tentative de s’intégrer parmi ces gens, préférant tourner ses efforts vers quelque chose de moins complexe, à savoir la résolution des mystères du corps humain comme si un scalpel était plus facile à manier que des paroles. S’il s’était vite rendu compte à travers les années qu’il était la source du problème, ne sachant jamais quoi dire, ne comprenant pas les tourments qui agitaient les gens autour de lui, cette vision du monde s’était transformée en une plus réconfortante qui consistait à considérer les autres trop stupides et peu dignes d’intérêts. Bien sûr, cette vision de la vie ne faisait que creuser encore un peu plus le fossé entre lui et les autres. Le fossé se transforma rapidement en un abysse traversé d’un très vieux pont de corde que ni lui ni personne n’avait envie de traverser.

Sa mère avec sa sensibilité exacerbée pour la beauté de la vie lui avait prédit qu’un jour il trouverait quelqu’un qui serait fait pour lui face à un Maxwell particulièrement dubitatif. Au final, la prédiction de la sorcière se réalisa bien qu’il ne s’en rendit pas compte. Lorenzo était là dans son quotidien comme personne ne l’avait jamais été. Les répliques déplacées ou piquantes de Maxwell ne semblait pas le déranger. Sa passion pour son travail et la connaissance en général ne l’effrayait pas, il l’encourageait même à continuer et à l’initier. Plus les jours se succédaient, plus Maxwell se sentait bien comme si le vampire voyait ce qu’il  ne savait pas dire ou exprimait maladroitement, comme s’il avait traversé le vieux pont de corde. Résultat, son cœur battait de plus en plus fort sans qu’il ne le comprenne ou plutôt sans qu’il ne veuille le comprendre. Assumer que Lorenzo était là dans sa vie pour le rendre heureux, c’était accepter le risque qu’un jour les choses en soient autrement. Ce dilemme, le médecin n’était absolument pas habilité à le résoudre. Il préférait donc dire et se dire que ce n’était rien d’important même si au final ses mots et ses gestes le trahissaient. Ils devinrent un de ces couples qui ne se disaient pas je t’aime mais, qui se le montraient.

Le souci était que puisqu’il voyait Enzo comme sorti de cette population « peu digne d’intérêt », il perdait toute cette confiance en lui basée uniquement sur le fait que la grande majorité autour de lui était stupide.  Il ne se sentait caractérisé que par son intelligence, hors ce n’était pas forcément ça que son vampire aimait chez lui. Comment pouvait-il donc le garder ? Surtout qu’il n’était que l’amant. Cette position le mettait mal à l’aise et, comme il n’arrivait pas à trouver les mots, il choisit de passer à l’acte et d’inverser la situation. Résultat, il l’avait perdu, encore une fois parce qu’il était incapable de s’exprimer. Les choses n’avaient pas tant changé dans le fond …

Face à lui il ne savait de nouveau pas lui dire à quel point il était désolé, ni qu’il l’aimait ni combien il lui manquait. Donc il lui parlait de Jack ce qui, pour changer, n’était pas la bonne chose à faire. Son vampire semblait dans une colère noire difficilement contenue que Maxwell ne savait pas interpréter. En fait, il avait des pistes qui n’étaient pas si absurdes que ça. Comme quoi il avait fait des progrès. L’idée de manquer à Enzo prenait de plus en plus de force et n’allait pas tarder à devenir vérité.

– Tu te fous de moi ?! Je me suis contrôlé pour toi pour pas mettre mon poing dans la gueule de cet énorme abruti ! Et puis qu'est-ce que tu fous avec ça sérieux ?!

Tout d’un coup Maxwell fut pris d’un doute énorme. Et si en réalité, Enzo, telle une héroïne d’un film d’amour, l’avait quitté sur un excès de colère vite regretté et était resté dans l’attente que le médecin vienne le rechercher. Cette fulgurance était la preuve définitive que Maxwell avait progressé dans sa compréhension des relations interpersonnelles, ou du moins en ce qui concernait son ancien amant. Ne sachant toujours pas quoi dire et, n’étant pas sûr de la réponse attendue, il se contenta de répondre quelque chose d’assez logique dans le fond.

« Ce que je ne peux plus faire avec toi. »

Encore une fois, ce n’était visiblement pas la réponse attendue puisque le vampire s’emballa dans une débâcle émotionnelle à une vitesse que même Maxwell n’arrivait pas à suivre. Pourtant, de ce qu’il en comprenait, son hypothèse était correcte, il manquait au vampire au moins aussi fort que le vampire lui manquait. Cette idée le fit sourire légèrement ce dont son interlocuteur ne se rendit pas compte tant il était parti dans un énervement labile.

– Tu crois que ça me manque pas à moi ?! Tu crois que je me lève pas tous les matins en regrettant que tu sois pas là parce que j'ai fait l'erreur immense de quitter le mec dont je suis dingue ?! Tu crois que je ne me déteste pas pour être parti et que je ne me bat pas tous les jours pour arrêter de penser aux putains de sentiments que j'ai pour toi ?! Mais j'peux pas ! Je peux pas t'oublier dans les bras d'un autre comme toi tu le fais parce que je retrouverais jamais quelqu'un comme toi et je ne...

Maxwell décida de couper court en attrapant Lorenzo par la nuque pour l’embrasser aussi passionnément qu’il pouvait. Immédiatement, il se sentit bien et ne pensa plus à rien. Cette sensation de bien-être s’amplifia lorsque leur étreinte se resserra et que le vampire lui rendit chacun de ses gestes aussi intensément. Il sentit dans son dos les doigts du vampire agripper sa veste comme pour s’assurer qu’il n’allait pas partir. Sans s’en rendre compte, il se pressa un peu plus contre lui comme s’il était possible de rattraper deux mois d’absence et de manque en quelques instants. Etrangement, le manque ne fit qu’augmenter. En sentant son parfum, la chaleur de son corps, la force de son étreinte et l’intensité de son baiser, il sut que le manque ne serait qu’encore plus difficile à supporter s’ils s’arrêtaient là.

En entendant un bruit, il sursauta et se recula gardant néanmoins sa main sur le bras d’Enzo. Un type était venu fumer dehors et était la source de ce bruit si dérangeant. Le regard des deux hommes avait profondément changé. Il n’y avait plus la moindre trace de colère ou de haine, juste une tendresse non dissimulée. Leurs traits montraient eux un profond soulagement. Maxwell finit par annoncer qu’il devait rejoindre sa famille. Ils étaient tous là pour lui, ce ne serait pas correct de les faire attendre inutilement. Enzo choisit de l’embrasser encore doucement visiblement confiant sur la suite des évènements.

– J'ai besoin de toi Max. Et je n'abandonnerai pas.

Ces mots prononcés si doucement arrachèrent un sourire tendre au médecin. Il prit ces phrases comme la promesse d’une vie meilleure qui ne pouvait, malheureusement, pas commencer ce soir. Le doctorant s’éloigna à regret, se demandant vraiment si ce n’était pas mieux de rester ici avec le vampire. Ils avaient autant besoin l’un que l’autre du passer du temps ensemble. En chemin, il se retourna mais continua avant de retourner dans la salle où sa famille et Jack l’attendait. Tiens, il l’avait oublié celui-là. Les discussions continuèrent comme si de rien était malgré le fait que le héros de la soirée semblait un peu absent, plongé dans des pensées assez agréables. Les heures se succédèrent et le petit groupe finit par aller manger au restaurant. Maxwell restait d’une humeur trop joyeuse pour ne pas être suspecte. Malgré le fait d’être face à sa mère souffrant de la chorée de Huntington, le renvoyant à sa propre fatalité, il gardait un petit sourire et un regard brillant. Sans vraiment réfléchir, il accepta de passer la nuit chez Jack et redescendit sur Terre dès qu’ils furent en privé. La claque violente qu’il se prit le laissa complètement sans voix. Visiblement, son petit ami actuel n’était vraiment pas satisfait qu’il lui ait caché sa précédente relation et que cette dite-relation soit venue à la soirée. Visiblement, il ignorait tout du moment passé dans le parking. Enfin, ça, c’était ce que Max bien naïvement croyait.

Les jours suivants, il attendait avec impatience un message ou un coup de fil de Lorenzo. Malheureusement, il n’en reçut aucun ce qui provoqua une certaine déception. Il choisit donc de l’appeler mais n’eut aucune réponse. Son téléphone semblait même éteint vu qu’il n’y avait pas de sonneries. Des questions et hypothèses diverses et variées commencèrent à le travailler. Lorsqu’il ne le vit pas dans l’auditoire alors qu’il n’avait jamais raté aucun cours, ces questions se multiplièrent encore. Malheureusement, il n’avait pas le moindre élément de réponse. Jack n’aidait pas à sa réflexion, se faisant plus possessif que jamais. Maxwell n’aimait pas ce qu’il découvrait. Une petite voix dans sa tête lui murmurait avec un petit rire narquois de le laisser tomber que de toute façon, il allait retourner avec Enzo et que tout se passerait au mieux. Une autre petite voix, sans doute un peu plus sage, lui disait d’attendre avant de prendre une décision trop grave, que les choses pouvaient changer.

Plus les semaines avançaient, plus Maxwell perdait l’espoir d’avoir des nouvelles d’Enzo. L’idée la plus probable à ses yeux était que le vampire était tout simplement parti refaire sa vie ailleurs comme ça lui arrivait de temps en temps dans son existence. Cette hypothèse le replongeait dans cette humeur grise qui ne le quitta pas jusqu’à la réunion de famille pré-noël. Les Snyder avaient l’habitude de réunir toute la famille proche géographiquement au début du mois de décembre pour discuter un peu et décider chez qui les fêtes auraient lieu. C’était l’occasion pour le doctorant de revoir son cher frère qu’il arrivait habilement à éviter tout le reste de l’année. Chaque réunion était une occasion pour le jumeau le moins maléfique de faire l’étalage de ses dernières réussites. La dernière en date, sa petite fille aînée, si belle, si merveilleuse venait d’entrer dans une école bilingue. Maxwell en retrait les bras croisés sur sa chaise écoutait sagement avec toujours l’air de subir chaque seconde de sa vie. Sans s’en rendre compte il entra en compétition avec son jumeau en lâchant d’un coup qu’il allait avoir des enfants, des jumeaux même. Tous les regards, très étonnées, se tournèrent vers lui. Sa cousine un peu plus vieille que lui lâcha même :

« Mais t’es pas gay toi ? »

Maxwell abandonna et se renfrogna sur sa chaise. Malheureusement, les questions fusèrent de toute part et il regretta soudainement d’avoir voulu attirer l’attention, devant expliquer qu’il avait mis une inconnue enceinte. La famille semblait rassurée. L’idée que Maxwell puisse avoir conçu des enfants avec une femme dans une relation équilibrée et épanouie était visiblement un bug dans l’espace-temps. Pendant que les plus jeunes jouaient dans le jardin, les adultes s’étaient répartis en petit groupe pour discuter. Le doctorant se retrouva seul avec son grand-père paternel Henry Snyder. Les deux hommes se ressemblaient assez physiquement, la différence d’âge mise de côté, et le plus âgé n’avait pas caché l’idée de faire de son descendant l’hériter de son entreprise, l’augustine. Maxwell fut d’ailleurs choqué d’apprendre qu’elle était remise sur pieds, dans un tout autre endroit même si son grand-père était maintenant trop vieux pour travailler. Une angoisse le prit. Et si Lorenzo, ancien pensionnaire, s’était de nouveau retrouvé là-bas ? Il questionna un peu son grand-père et, au fil des réponses, sa crainte s’agrandit. Même si la chance qu’il soit juste paranoïaque était loin d’être nulle, il devait avoir le cœur net. Convaincre son grand-père de le laisser accéder à ces nouveaux bâtiments ne fut pas bien difficile, le vieil homme nourrissant toujours l’idée que le plus scientifique des jumeaux prenne sa place. L’affaire fut conclue, d’ici une semaine,  Maxwell serait un médecin dans cette nouvelle Augustine.

Bien évidemment, il ne pouvait se confier à Jack et prétexta un nouveau travail de recherche très prenant pour avoir du temps libre à passer à l’Augustine. L’angoisse et l’anxiété semblaient décidées à ne pas le lâcher. C’était tout à fait compréhensible quand on savait tout ce que Lorenzo avait enduré et à quel point il était important pour Maxwell. Une semaine plus tard, il était devant ce nouveau bâtiment très à l’écart de la ville qui nécessitait plus de deux heures de route pour y accéder. L’endroit était assez surveillé et le jeune homme se demandait bien comment il allait sortir son vampire préféré de là s’il y était. L’intérieur était assez moderne et la partie accessible laissait l’impression d’un simple laboratoire de recherche comme il y en avait des milliers d’autres à travers les Etats-Unis. Lorsqu’on était autorisé à aller plus loin et surtout, plus bas, on trouvait un tout autre secret. Bien qu’il était habitué aux labos de recherche et même aux labos de dissection, cet endroit ne le mettait pas à l’aise, ressemblant beaucoup trop au laboratoire d’un médecin légiste glauque tout droit sorti d’un film d’horreur. Il s’entretient presque une heure avec une jeune dame responsable des expériences qui se produisaient dans cette partie-ci des infrastructures. Visiblement, c’était une toute nouvelle génération qui avait repris l’affaire. Il apprit que l’ensemble avait été un peu modernisé pour le confort des chercheurs bien sûr. Maxwell se doutait que concernait les expérimentations proprement dite, rien n’avait changé. La réponse de son interlocutrice lui glaça le sang. Cette dernière expliquait qu’ils pratiquaient sur les vampires ce qu’ils faisaient sur les animaux ou même, ce qu’ils n’avaient pas le droit de faire sur les animaux. Plus la conversation avançait, plus Maxwell priait pour que Lorenzo ne soit pas ici. Au final, sa charmante collègue s’excusa expliquant qu’elle avait à faire et qu’elle laisserait son cobaye du jour à disposition du nouveau venu s’il voulait se familiariser avec le « matériel ».

Pendant une heure, il angoissa, persuadé de perdre ses cheveux à cause du stress si l’attente se prolongeait. Il attendait dans un petit bureau qui visiblement allait être le sien. Il sursauta presque quand la dame immaculée vint le voir avec un sourire aux lèvres, lui expliquant que c’était son tour mais, le priant de nettoyer après. Maxwell se retrouva ainsi seul dans une pièce pas si lugubre que ça. Visiblement, Augustine avait fait des efforts. Par contre, la forte odeur de sang lui vint au nez directement. Attentionné, il avait en bandoulière un sac contenant ce qu’il avait fait passé pour son repas mais qui était en réalité le plat favori de Lorenzo ainsi qu’un flacon de Bourbon. En avançant doucement, il priait encore pour s’être trompé. Dans le fond de la salle, une table d’auscultation disposait d’un corps visiblement attaché par des sangles très serrées. Maxwell s’approcha et les larmes coulèrent dès qu’il se rendit compte que, comme toujours, il ne s’était pas trompé.

Lorenzo était bel et bien là, attaché sur une table dans simplement vêtu d’un pantalon de cobaye couverts de sang. Sur son avant-bras droit, un tatouage composé de plusieurs numéros. Visiblement, Augustine avait trouvé le moyen de marquer ses cibles. Son amant était inconscient, la tête légèrement penchée, la bouche ouverte. Oh il n’était pas mort, il était trop précieux. Sans doute que la douleur et la perte de sang avaient eu raison de sa conscience. Maxwell se pencha et entendit sa respiration très lente qui n’arriva pas à la rassurer. L’expérience qui avait eu lieu était digne d’une expérience animale interdite et la blonde pourtant immaculée qui avait fait le travail n’avait pas pris le peine de refermer, jugeant que d’ici un jour où deux le vampire aura entièrement cicatrisé.

Le médecin endossa son rôle et se débarrassa de son sac et de son manteau avant d’enfiler une paire de gants et de jeter un coup d’œil expert à ce qu’il avait à sa disposition, pas mécontent d’avoir fait un peu de chirurgie en plus de ses années de neurologie. Lorsqu’il s’approcha Enzo sembla doucement se réveiller et le médecin eu un sourire tendre.

« Ne t’inquiètes pas, je suis là. Tout va s’arranger »

Il n’était même pas sûr qu’il l’ai entendu puisqu’il replongea rapidement dans le comas. Maxwell pris toutes les précautions du monde, commençant par anesthésié les zones ouvertes pour être sûr qu’Enzo ne souffre pas en cas d’un réveil brutal. Il s’occupa de tout recoudre, cautériser et refermer proprement. Ce n’était pas nécessaire dans le fond mais, il ne pouvait laisser un Enzo ouvert comme un animal dans une cage pendant toute une nuit sous prétexte qu’il aura cicatrisé demain. Il s’occupa de placer plusieurs pansements et bandages pour être sûr qu’il n’y ait aucun souci. Il dû fouiller pendant une dizaine de minutes mais finit par trouver des antidouleurs, visiblement jamais utilisé. Il injecta une bonne dose à  son patient pour être certain que son réveil ne soit pas plus atroce que son endormissement. Maxwell s’attela ensuite à nettoyer toute le sang et de passer une serviette mouillée sur tout son corps pour être certain qu’il ne restait pas une trace. Grâce à son travail, le cobaye ressemblait au final à un type tout à fait normal avec une blessure sur le haut du corps qui avait été bien prise en charge. Il prit le risque de le détacher pour lui passer son propre pull, Maxwell restant en chemise. Il le rallongea et le laissa détaché et s’occupa simplement de mettre quelques serviettes en boule derrière sa nuque en guise d’oreiller. Le médecin s’assit et attendit le cœur en morceau que son amant se réveille. Malgré la tristesse, il avait été terriblement efficace et réfléchissait déjà à un moyen de le sortir de cet enfer.

Lorsqu’il le vit gigoter il s’approcha. Lorsque son amant ouvrit doucement les yeux, il caressa tendrement son visage avant de se pencher pour l’embrasser un court instant. Ce n’était sans doute pas le moment idéal mais, il le fit. Pris d’un élan de romantisme, le caractère dramatique de la situation aidant, il trouva enfin les mots et lui souffla un je t’aime encore proche de ses lèvres. Une fois redressée, sa main chaude toujours sur sa joue froide, il demanda :

« Comment tu te sens ? Est-ce que tu as encore mal quelque part ? Je suis tellement désolé de ce qu'elle t'a fait subir. Tu veux boire un peu d'eau ? »

Maxwell, au petit soin pour son vampire ne se doutait absolument pas de ce qui allait suivre, ni que son vampire n'était plus tout à fait son vampire.


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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Ven 9 Déc - 22:32

Can't help thinking of you

ft. Lorenzo & Maxwell


« I may don't want to forget you »
C'est quand même drôle la vie hein ? On croit son passé loin de nous, les menaces disparues et le mal laissé derrière avant que la réalité nous relance tout ça en pleine gueule. Parfois on est juste là, on croit le pire derrière nous, on croit avoir affronté le plus dur et bien mérité un peu de répit et la vie vient nous baffer avec ce qu'on aurait préféré oublier. Mais vous savez le plus drôle dans tout ça ? C'est que cette baffe que la vie nous inflige revenait inlassablement dans la vie d'Enzo, le replongeant sans cesse dans un cauchemar qu'il avait déjà trop connu. Et pourquoi un tel acharnement ? N'avait-il pas déjà souffert assez ? La vie n'avait-elle pas déjà été trop dure avec un garçon qui n'avait que du bien au fond du cœur ? Visiblement le destin se moquait de lui, sans pitié.


Assis au fond de sa cellule, Lorenzo laissait ses yeux se perdre dans le décor, encore une fois. Encore. Toujours. Il ne regardait rien ou plutôt regardait le vide. Aucune émotion ne transparaissait de son regard fatigué, aucun sourire, aucune énergie. Il était de ceux qui se laissent vivre, sans imaginer un jour qu'il pourrait en sortir. Il était le genre de vampire à passer sa journée allongé, les yeux vers le plafond, attendant son tour, attendant la vie. L'ennui lui-même ne faisait plus parti de son vocabulaire tant la vie semblait s'effiler. Il n'avait plus conscience du temps qui passe et ne se souvenait absolument pas de la première fois qu'il avait compté les heures, les secondes, le lever ou le coucher du soleil. Il ne savait plus compter ce genre de choses de toute façon. Qu'est-ce que le temps pour un immortel enfermé de toute façon ? Qu'est-ce que les années quand on ne vieillit plus et que son « anniversaire » n'est qu'un mot abstrait, qu'on a déjà entendu mais dont on ignore la signification ? Malgré lui, Lorenzo était devenu une victime de son propre vampirisme. Cette malédiction portait décidément bien son titre, si les 30 premières années, le Britannique avait caressé l'espoir de retrouver l'air pur, il y a bien longtemps que cette option s'était évaporé, le laissant seul avec ses pensées qui ne ressemblaient plus à rien. On devient fou quand on a personne à qui parler, personne à regarder, quand on est seul avec soi-même. Combinez cette solitude avec la torture quotidienne que subissait le pauvre homme dans les mains des médecins et vous obtiendrez un fameux mélange de la bouillie qu'était devenu le cerveau du vampire.

Du monde, il en croisait. 1 heure par jour, pas beaucoup plus, le temps de se faire charcuter le corps et de revenir dans la noirceur et la solitude de sa cage. Mais qu'est-ce qu'une heure de contact humain face à 23 heures de solitude ? De plus, on ne peut pas dire que ce soit le meilleur contact humain imaginable. Alors évidemment, il y avait le début, où Lorenzo se sentait seul. Il tuait le temps quand il pouvait mais après tant d'année, c'est le temps qui l'avait tué. Il ne sentait plus la solitude, c'était devenu son lot quotidien. Il fixait le vide, n'imaginait plus d'histoires, plus de chanson..Plus rien n'avait de sens à ses yeux. Sa propre vie n'était qu'un vide sans fond, la mort elle-même n'était qu'une notion abstraite. Il était déjà mort de toute façon. Mort à l'intérier. La mort c'est quand on s'arrête de vivre non ? Enzo avait arrêté de vivre il y a longtemps. Il n'était qu'un corps qui souffrait, les sensations physiques étant la seule chose qui lui restait. La seule chose qui lui prouvait qu'il était encore là, qu'il restait une infime notion de vie dans cette masse.

Mais vous vous demandez sûrement ce qu'il s'est passé n'est-ce pas ? Comment peut-on passer d'un Lorenzo plutôt heureux, à la soirée des doctorants, embrassant son ex petit ami à un Augustine épuisé et mort à l'intérieur ? N'était-ce qu'un souvenir ? Un cauchemar ? Oh le pauvre homme aurait préféré mais il n'en était rien. Après le départ de son médecin, Lorenzo avait été attaqué et si les mots n'ont pas vraiment de sens pour vous, attendez d'en savoir les conséquences. Un sort puissant, une amnésie et un retour aux sources. Alors quoi ? Qu'en est-il d'Enzo aujourd'hui ? Un Augustine. La personne qui s'était occupé d'Enzo a tout simplement effacé les souvenirs de sa vie, le renvoyant plus de 10 ans en arrière, à sa condition de prisonnier torturé. Lorenzo ne s'en était pas rendu compte. Les changements physiques ou encore le changement de décor n'avait pas atteint son esprit troublé, vidé d'années de torture. Il se sentait comme avant, ni plus, ni moins. Une masse vide de toute émotions, se contentant de laisser le temps passer. Mais contrairement à sa position 10 ans auparavant, Enzo avait un entourage cette fois ci. Un entourage qui s'inquiétait mais dont il ne se doutait absolument pas.

Ce jour là était un jour totalement basique, comme il y en a des milliers. Il n'avait pas dormi tant la douleur au niveau de sa gorge ne lui laissait aucun répit. La veille, les médecins s'étaient amusé avec ses cordes vocales. Quoi de plus drôle que de voir s'il pouvait encore parler hein ? Bref, inutile de rentrer dans les détails mais après ce joyeux carnage, Enzo avait été laissé à l'abandon dans sa cellule comme un animal, attendant que son métabolisme vampirique fasse le travail, non sans douleur. Les joues creusées par le manque de nourriture (depuis quelques semaines bien qu'il l'ignore) et la fatigue, Lorenzo avait laissé la vie passer, une fois encore, jusqu'à ce que l'infirmière en charge de son cas ne vienne le chercher. Elle avait tout d'une innocente infimière à qui on donnerait le bon dieu sans concession mais ce qu'elle lui fit subir une fois de plus n'avait rien d'innocent. La douleur fut telle que le vampire tomba dans l'inconscience la plus profond...C'était le meilleur échappatoire à cette douleur insupportable mais quand il ouvrit les yeux, le visage devant lui avait changé. Il s'agissait d'un homme, plutôt jeune, avec des traits qu'il connaissait. Il n'eut pas le temps d'en observer plus que l'homme en question se pencha pour l'embrasser et lui souffler un « je t'aime » près des lèvres.

Ce fut le point d'interrogation le plus énorme possible dans le cerveau du pauvre vampire. Lui qui avait abandonné toute pensées particulière se retrouvait pour la première fois depuis des décennies face à quelque chose. De l'incompréhension. C'était tout nouveau pour lui et le jeune homme s'écarta pour le laisser respirer, gardant sa main sur sa joue et lui demandant s'il voulait boire quelque chose, visiblement désolé de ce que l'infirmière lui avait fait. Le vampire cligna des yeux, ne comprenant toujours pas le brusque chagement dans son quotidien. Il sentit distinctement le fait que quelqu'un l'avait détaché, ce qui n'arrivait jamais et l'état de son corps. Jamais n'avait-il été aussi propre en 60 ans. Etonné, il descendit les yeux sur son torse et vit des points de suture, le genre de chose qu'il n'avait vu que de loin et ne sentait aucune douleur. C'était vraiment extrêmement inhabituel et il n'était pas vraiment en état de réfléchir correctement. Il leva ses yeux vers l'homme qui était visiblement à l'origine de tout ça.

Lorenzo – Je veux bien...De l'eau...

Ces quelques mots furent extrêmement durs à prononcer tant sa gorge était dans un état de sécheresse permanente. De plus, les expériences de la veille n'aidaient en rien sa voix et il ne put sortir qu'un son cassé, sursautant presque, étonné d'entendre le son de sa voix, bien que très cassée. L'homme qui était avec lui acquiesca très rapidement et sortit une bouteille d'eau de son sac que Lorenzo prit presque comme un cadeau du ciel. Il but si vite qu'il cru s'étouffer mais peu importe, c'était une délivrance. Et le « médecin » alla lui remplir la bouteille une deuxième fois ce qui calma enfin la soif du vampire. Du moins la soif en eau. Il prit enfin le temps de se concentrer sur l'homme à ses côtés et reconnu enfin ses traits. Il ressemblait trait pour trait au docteur Snyder, l'un des premiers hommes à s'être occupé de lui, dans les années 40. L'homme était vieux à présent, il lui avait rendu visite (et quelle visite..) il n'y a pas si longtemps mais celui-là devait sûrement être de sa famille. Prudent, le vampire prit le parti de ne pas attaquer. Piège ou pas, il était le seul à l'avoir bien traité depuis des décennies même s'il ne comprenait pas pourquoi. Le jeune brun le regardait avec des yeux brillants et Lorenzo leva un sourcil, intrigué.

Lorenzo – ...Excusez moi mais je vous connais ?

A l'instant précis où il prononça ces mots, il vit le regard du brun se ternir, oscillant entre l'incompréhension et la tristesse. Et immédiatement le vampire se sentit un peu mal, sans comprendre pourquoi. Il ne connaissait pas ce garçon mais son cœur se serra en le voyant passer d'un espoir intense et à une tristesse profonde. Il se sentait vraiment désolé mais que pouvait-il y faire ? Son cerveau était une intense gelée, il avait beau chercher, il ne voyait vraiment pas d'où il le connaissait.

« C'est pas drôle Enzo... »

Cette réponse le suprit encore plus. Ce n'était pas seulement le son de sa voix, d'une déception immense, c'était le nom par lequel il l'avait appelé. Personne ne l'avait appelé Enzo depuis plus de 60 ans. Ici, il était 12 144 et c'était tout. Jamais un médecin ne l'avait appelé Lorenzo alors Enzo...L'incompréhension était encore plus forte.

Lorenzo – Vous ressemblez à Henry Snyder...

Maxwell (dont Enzo ne se rappelait pas du nom) approcha du vampire, le fixant dans les yeux, essayant sûrement de savoir s'il disait la vérité ou pas. Et plus il le fixait, plus ses yeux prenaient cette teinte de tristesse que le vampire pouvait sentir.

« Dis moi que tu te moques de moi...Que c'est juste une de tes blagues débiles.. »

Le pauvre Lorenzo se sentait vraiment mal à l'aise. Le jeune homme devant lui semblait vraiment triste et lui ne pouvait rien faire. Il se sentait coupable. Le pauvre homme s'était occupé de lui, lui avait donné à boire...Il n'avait absolument pas l'intention d'être cruel envers lui. De toute façon, son cerveau avait bien trop de mal à capter la réalité dans laquelle il se trouvait et dans laquelle, ce médecin ne pourrait être qu'un autre de ses bourreaux. Là, dans cette salle qu'il connaissait si bien, il se sentait comme dans une bulle étrange, une sorte de rêve dont il ne comprenait rien.

Lorenzo – J'aimerais vous aider mais j'ai pas connu grand monde depuis que je suis ici...Vous êtes trop jeune pour m'avoir connu avant...Désolé je ne sais vraiment pas...

Mais chacune de ses réponses semblaient creuser un peu plus le fossé dans le cœur de Maxwell sans qu'il ne le veuille.



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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Lun 12 Déc - 23:02


 Can't help thinking of you

Lorenzo — Maxwell -


« I MAY DON'T WANT TO FORGET YOU »

Le regard de Maxwell montrait toute l’attention du monde, son cœur battait à une vitesse folle et c’était le bazar dans sa tête. Voir son vampire dans un tel état était presque un traumatisme et il dégoûtait toute sa lignée d’un coup, son grand-père encore plus. La haine le prit avec force. Sans doute qu’avant, n’ayant jamais mis les pieds à l’Augustine, il n’avait pas vraiment réalisé toute l’ampleur et la gravité de cette sombre histoire de famille. Maintenant, il s’en voulait presque de porter le nom Snyder.

Lorsque Lorenzo lui dit qu’il voulait bien à boire, il se hâta de lui apporter une bouteille qui ne fit pas long feu et fut bientôt remplie et vidée à nouveau. Le médecin avait vraiment l’air inquiet mais était au garde-à-vous, prêt à réaliser le moindre souhait de Lorenzo. D’ailleurs, il était sur le point de se diriger vers son sac pour en sortir le repas spécialement préparé pour lui (et en pensant à lui) lorsque le principal intéressé intervint, lui demandant avec une mine curieuse s’ils se connaissent. Malheureusement, Maxwell n’était vraiment pas porté sur l’humour, surtout dans cette situation. Sauf que le ton d’Enzo et ses mots n’étaient pas vraiment dans l’optique de l’humour ou même de l’ironie. Le regard du médecin se transforma étant de plus en plus inquiet. Il s’approcha commençant à envisager effectivement qu’une partie de la mémoire du vampire soit endommagée. Pour une fois, il ne s’attarda pas sur les raisons de ce phénomène mais sur tout ce qu’il impliquait, Lorenzo ne se souvenait pas de lui, il ne le connaissait pas.

– J'aimerais vous aider mais j'ai pas connu grand monde depuis que je suis ici...Vous êtes trop jeune pour m'avoir connu avant...Désolé je ne sais vraiment pas...

L’euphorie de l’autre nuit sur le parking était définitivement envolée. Le visage du scientifique montrait autant de tristesse et de désarrois que lorsque, quelques années auparavant, il avait eu les résultats du test génétique, résultats lui confirmant qu’il était atteint de la chorée de Huntington. Une larme coula même le long de sa joue, preuve matérielle de l’ampleur de sa tristesse. Le regard du vampire était trop difficile à soutenir et il se détourna pour aller vers son sac. Doucement, il en sortit le Tupperware qui était encore assez tiède. En revenant vers la table d’auscultation, il se répéta mentalement que ce n’était pas grave, sans doute temporaire et que ce qui comptait c’était l’état physique de son patient. Il lui tendit le plat, des lasagnes préparées suivant la recette de sa mère et dont le vampire raffolait.

« Je t’ai apporté de quoi manger »

Il lui rendit également des couverts et s’assit à côté de lui, n’arrivant pas à le lâcher des yeux. Dans sa tête, c’était un véritable carnage. Il n’arrivait absolument pas à traiter la situation et à y réagir correctement. Malheureusement, tout ceci n’était pas un mauvais rêve mais bien une réalité qu’il devait gérer.

« Bon appétit … », lui souhaita-t-il en voyant qu’il avait entamé le plat.

C’était sans aucun doute son premier depuis son retour et, s’il se croyait ici depuis plus de soixante ans, ce devait être un petit miracle dans son monde. Quant au médecin, il avait beau essayer de relativiser, il n’y arrivait pas. Lorenzo lui manquait et, maintenant qu’il le retrouvait, c’était sans souvenir de son existence ou de son histoire. C’était ce genre de moment qui prouvait au grand sceptique de service à quel point il avait son ancien amant dans la peau. L’horloge qui sonna eut le mérite de le ramener à la réalité. L’heure était venue pour le cobaye de retourner dans sa cellule et ce fut à Maxwell de l’y amener. Son cœur se déchira un peu plus en voyant l’endroit lugubre et froid. Abandonner Lorenzo ici était difficile à vivre mais, il n’avait pas d’autre choix pour le moment. Il lui fallait en apprendre plus sur le fonctionnement de cette maison des horreurs pour pouvoir espérer en libérer son célèbre prisonnier. Néanmoins, il pouvait encore faire quelque chose pour lui. Le médecin se dévêtit de son manteau long et épais et lui confia. En plus de son pull, il devrait passer une nuit moins froide que les autres.

Même si tout son esprit était tourné vers cette étrange amnésie et le confort matériel du buveur de sang, il ne put s’empêcher de remarquer son assertivité et sa docilité. Lui qui était si fort semblait comme un chiot apeuré qui faisait tout ce qu’on lui disait pour éviter le pire. Malgré ce fait, il le trouvait toujours aussi beau et il ressentait ce besoin très fort de le prendre dans ses bras. Si un génie sortait d’une lampe à ce moment précis, les deux hommes finiraient enlacés dans leur lit bien chaud loin de tous les problèmes du monde. Mais, les génies n’existaient pas et ils étaient dans un sous-sol lugubre où il devait abandonner celui qu’il aimait. Néanmoins, il choisit d’écouter ses envies et de l’embrasser ne serait-ce qu’un instant, glissant sa main sur son visage en une caresse tendre. C’était évident que le Lorenzo face à lui n’était pas du tout le même que celui qu’il avait connu et ne devait pas apprécier ces marques d’affection mais, Maxwell en avait besoin. Avant de lui poser une dernière question, il reprit ses distances, bien à contre coeur, pour ne pas le gêner.

« Je reviendrai demain avec d’autres affaires, tes vêtements et des couvertures. Tu veux quelque chose en particulier ? », demanda-t-il aux abords de la cellule aux allures de cage.


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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Jeu 12 Jan - 22:36

Can't help thinking of you

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« I may don't want to forget you »
Impuissant, Lorenzo assista en direct à la tristesse profonde qui envahit Maxwell. Il ne le connaissait pas, du moins il ne se souvenait pas de l'avoir rencontré mais, de façon incompréhensible, il ressentait sa douleur comme si c'était la sienne. Il sentait le froid qui envahissait chaque partie de son âme, détruisant en petits morceaux l'espoir auquel il s'était accroché. Ses yeux brillants des premiers instants étaient à présents embués et Enzo sentit son cœur se serrer encore plus quand une larme coula silencieusement sur la joue du médecin. Pourtant pas du genre compatissant en général, surtout pas envers les médecins de cette organisation qui représentait réellement son pire cauchemar, Lorenzo se sentait tellement proche de celui-ci, comme s'il était la personne qui le connaissait le mieux au monde. Incompréhensible, il ne le connaissait pas. Cette distinction plutôt étrange transformait le cerveau du vampire en une masse informe pleine de points d'interrogation et lui qui avait déjà du mal à réfléchir avec les mauvais traitements qu'on lui infligeait était complètement perdu. De façon incompréhensible, il se sentait comme dans une bulle, un moment suspendu dans son quotidien torturé. C'était vraiment le chaos dans sa tête et alors qu'il essayait de remettre ses pensées en ordre, le médecin se détourna de lui, allant chercher quelque chose dans son sac. Quand il revint, il lui tendit un plat et des couverts.

Alors là, en plus d'être complètement perdu, Lorenzo sentit la faim prendre le dessus. Il n'avait pas vraiment mangé depuis des décennies et comprenait à présent d'où la bonne odeur venait, celle qu'il avait senti depuis son réveil, pensant que son odorat s'était encore détraqué. Ça lui arrivait parfois mais cette fois ci il ne s'était pas trompé et ses beaux yeux sombres brillaient, entendant à peine Maxwell lui souhaiter bon appétit, trop concentré sur sa première bouchée depuis si longtemps. Ce plat dont il ne se souvenait pas raviva ses papilles avec tellement d'intensité qu'il aurait pu en pleurer. Un sourire niais était planté sur son visage tandis qu'il continuait à manger, ayant l'impression de revivre littéralement. Il avait perdu l'habitude de mâcher depuis si longtemps que ce simple mouvement était dingue. Et le goût...Mon dieu c'était dingue. Il redécouvrait tout ça et c'était dingue. Le plat entier fut incroyable et il ne savait pas comment remercier le médecin suffisamment pour ça. Au final, il n'en eut pas le temps, le petit « ding » de l'horloge le fit sursauter, indiquant l'heure de retourner dans la cellule. C'était le signal pour les médecins, le vampire le connaissait par cœur. Il indiquait sa libération, la plupart du temps et c'était donc un signal salvateur mais cette fois ci il aurait tout donné pour ne jamais entendre ce son..Il devait retourner dans sa cellule.

Le chemin se fit dans le silence le plus total. Lorenzo s'était complètement renfermé sur lui-même, sachant parfaitement ce qui l'attendait ensuite. Le froid. La solitude. La douleur des prochaines expériences. Sa bulle de bien-être, sa petite parenthèse dans une éternité de souffrance s'était refermé et il se protégeait à présent. Avoir une carapace c'est ce qui l'avait toujours protégé ici, ceux qui se permettaient de ressentir des émotions et de craquer ne savaient pas s'arrêter. Il était plus fort que ça. Néanmoins, malgré la force du vampire, il n'était plus que l'ombre de lui-même. Docile, marchant droit, ne faisant pas un faux pas, Lorenzo savait parfaitement ce qui l'attendait s'il se permettait la moindre incartade. Alors il rejoignit sa cellule, sans broncher, se retournant vers le médecin une fois entré. Médecin qui enlevait son manteau et lui tendit, sûrement pour la nuit qui était glaciale par ici. Le vampire leva un sourcil, étonné. C'était la première fois que quelqu'un lui donnait quelque chose et un manteau, ici, c'était le summum du luxe. Ses yeux exprimait toute la gratitude du monde, bien qu'il tentait de rester le plus fermé possible. Mais alors qu'il s'attendait à voir Maxwell partir, comme les autres, sans un regard en arrière, le médecin s'approcha de lui, posa sa main sur sa joue et l'embrassa tendrement. Alors il ne s'était pas trompé tout à l'heure, ce n'était pas l'effet des médicaments, le médecin l'avait bien embrassé. Aussi étrange et inédit que ce soit (il ne se souvenait pas avoir déjà embrassé un homme dans sa vie), ce contact lui fit du bien. Il manquait de contact humain par ici et n'avait pas vraiment la force ni l'envie de refuser. L'espace d'un instant, Lorenzo se sentit moins seul dans cet enfer.

« Je reviendrai demain avec d’autres affaires, tes vêtements et des couvertures. Tu veux quelque chose en particulier ? »

Encore une fois, décidément, le vampire fut très étonné de cette demande. Personne ici ne lui avait demandé ce qu'il voulait, jamais. D'ailleurs, comment pouvait-il avoir ses vêtements ? Il n'avait plus de vêtements depuis soixante ans. Enfin visiblement, il lui manquait pas mal de bouts de mémoire, ce médecin semblait le connaître très bien. Et une idée folle traversa l'esprit du vampire...S'il avait ses affaires, peut être avait-il son bien le plus précieux, avec lui. C'était saugrenue, complètement fou mais la situation l'était alors après tout, pourquoi pas. Timidement, Enzo osa.

Lorenzo – Je...Peut être ma guitare...Si elle est encore là...'fin on peut avoir ce qu'on veut ici mais personne ne nous amène jamais rien alors on a rien..

Triste réalité. La semaine dernière, une jeune fille vint rendre visite à son voisin et lui amena toute une pile de jeu, des cartes, des échecs....Mais elle fut la seule visite dont Enzo se souvenait. Personne ne savait qu'ils étaient là et ceux qui le savaient ne venaient pas les voir. Ils étaient isolés. Abandonnés à leur sort, littéralement. Maxwell eut un petit sourire et déclara doucement qu'il le lui amenerait. Alors sa guitare était encore là ? Ou peut être une nouvelle ? Oh peu importe du moment qu'il puisse enfin jouer. Son échappatoire lui manquait cruellement. Mais alors que le médecin partait, Lorenzo le rappela à lui.

Lorenzo – Je peux te demander une dernière chose ?

« Bien sûr »

Lorenzo – Tu t’appellerait pas Maxwell par hasard ? … Je sais que c'est bizarre mais j'ai ce prénom dans la tête depuis que je t'ai vu et je me suis dit que peut être...

L'idée était saugrenue. C'est un peu comme cette personne dans la rue que vous croisez et dont vous êtes sûr qu'il s'appelle Arthur. Vous ne l'avez jamais rencontré mais ça lui irait quand même vachement bien. Donc voilà, sans comprendre pourquoi, il le voyait bien s'appeler Maxwell. Et le médecin eut un petit sourire, visiblement content.

« Si, je m'appelle Maxwell. Bonne nuit Enzo. »

Et cette fois ci, le médecin s'en alla, non sans un dernier regard pour le vampire qui avait vraiment de plus en plus l'impression de le connaître mais sans savoir d'où. C'était assez perturbant. Son manteau à la main, Lorenzo sentait encore son parfum et sans savoir pourquoi, ça l'apaisait. Et c'est roulé dans le manteau en question qu'il s'endormit, sentant les choses changer par ici. Sa solitude n'était plus exactement la même.

Les jours passèrent sur un rythme nouveau. Évidemment, Lorenzo ne pouvait pas toujours échapper aux expériences mais il voyait Maxwell tous les jours quasiment et cette présence lui rendait la vie plus agréable. C'était une pause non négligeable dans cet enfer et au bout de quelques jours, le médecin décida de se concentrer sur son amnésie. Alors c'était ça, il était amnésique. Sans savoir pourquoi, il décida de le croire, il lui faisait confiance. Un soir dans la semaine, alors qu'il était enroulé dans le manteau de son médecin, Maxwell vint toquer à la cellule de Lorenzo, une guitare à la main. Il repartit aussi vite, ne voulant pas être accusé de traitement de faveur et ne put entendre qu'un léger souffle du vampire, qui lui disait merci. Il aurait tellement voulu le remercier mieux que ça...Ce qu'il faisait pour lui était incroyable et enfin, le vampire pouvait jouer. Retrouver cette sensation était tellement agréable que Lorenzo décida, alors que les premières notes résonnèrent dans le couloir, de faire confiance à Maxwell. Peut être se trompait-il mais qu'avait il à perdre ?
Quelques jours plus tard, Lorenzo récupérait doucement d'une nouvelle expérience sur ses poumons quand Maxwell entra dans sa cage, se précipitant sur lui. Allongé sur le sol, il regardait le plafond, tentant de respirer correctement et tourna sa tête vers son médecin qui semblait affolé.

Lorenzo – T'en fais pas c'est rien. sans pouvoir se contrôler, il toussa un peu de sang Ca va se remettre.

« Écoute j'ai une bonne nouvelle.

Lorenzo – Monica a enfin décidé de se faire refaire les dents ? La torture c'est une chose mais avoir ça devant les yeux trois heures..

Vous voyez le changement dingue qui a eu lieu ? Depuis l'arrivée de Maxwell, Enzo reprenait des forces et de l'humour. Jamais n'aurait-il cru ça possible, le médecin avait une excellente influence sur lui. Bon il n'était pas un roi de l'humour mais il avait un pouvoir sur le vampire.

« Laisse moi te présenter le médecin en charge du patient Lorenzo Melanoti. Entièrement. Plus aucune expérience ne sera faite sur toi sans mon consentement, qu'ils n'auront pas.  »

Sous l'effet de la surprise, le vampire voulu se redresser et eut un gémissement de douleur avant de se recoucher, bien obligé. Un grand sourire ornait son visage et il observait Maxwell, les yeux brillants.

Lorenzo – Sérieusement ?!

« Sérieusement.  »

Mon dieu. Si le vampire avait pu sautiller dans sa cellule, il l'aurait fait tant il se sentait euphorique. Alors c'était fini...C'était vraiment fini. Il ne se ferait plus découper en morceaux pour savoir si des pupilles de vampire se reconstruisent aussi bien que des pupilles humaines. Et dans l'euphorie de l'instant, Lorenzo attrapa Maxwell par la nuque pour l'amener à lui et l'embrasser tellement passionnément que le médecin perdit l'équilibre et tomba sur le vampire qui ne le lâcha pas pour autant. C'était comme un second souffle et quand Lorenzo le relâcha, très doucement, leurs lèvres restèrent à quelques centimètres...Avant que le vampire ne refondent sur ses lèvres, levant un peu la tête pour l'atteindre. Ce baiser était dingue, à l'image de sa vie depuis l'arrivée du médecin. Un bruit venant du couloir les firent se lâcher et le médecin se releva, histoire d'être présentable mais son regard était concentré sur Enzo qui ne pouvait pas s'empêcher de le regarder non plus. Jamais de sa vie son cœur n'avait battu aussi fort après un baiser (du moins, il ne s'en souvenait pas). Maxwell avait changé sa vie.


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et j'ai posté : 365 messages depuis que j'ai rejoint le forum le : 11/09/2016 Je n'oublie pas de remercier : electric soul, dailyjackfalahee pour mon profil et j'ai : 1014 points. Dernier petit détail, je joue également : Tennessee & Rika Inventaire : : Renard à neuf queues
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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Jeu 2 Fév - 1:47


 Can't help thinking of you

Lorenzo — Maxwell -


« I MAY DON'T WANT TO FORGET YOU »

Do you really want me dead,
Or alive to live a lie?

Dans les yeux de Maxwell, l’éclat d’arrogance s’était éteint. Certains y voyaient une bonne nouvelle, une leçon apprise par un enfant un peu trop turbulent. D’autres y voyaient le signe d’une fracture profonde. Mais, dans le fond, personne ne le connaissait assez pour prendre la véritable mesure de son changement de comportement. Son frère se doutait que quelque chose n’allait pas mais, ne prononçait pas ses inquiétudes, craignant, à tort, de penser à mal. Les nuits du médecin étaient courtes et les rares heures de sommeil qu’il arrivait à voler n’étaient pas réparatrices mais plutôt la source d’horribles cauchemars. Résultat de cette privation mortifère, la première chose qu’il ingurgitait au matin était une poignée de pilules. Comme toujours, il cherchait une réponse médicale à un problème émotionnel. Anxiolytiques, antidépresseurs, anti anesthésiques, tout était bon pour le faire tenir debout et aller remplir des obligations qui n’avaient plus de sens à ses yeux. Depuis qu’il savait Enzo de retour à l’Augustine il se sentait mourir. Il ne pensait qu’à lui et la culpabilité de ne pas être à ses côtés le dévorait, le faisant pleurer à des moments inappropriés comme au travail. Le projet sur lequel il travaillait ne l’intéressait plus et, il se contenait à un rôle quasi décoratif pour ne pas interférer. Autour de lui, personne ne disait rien, particulièrement étonné de voir celui réputés avoir de la glace dans les veines être dans un tel état.

Chaque soir, il allait le voir et restait aussi longtemps que possible avec lui, le soignant, essayant tant bien que mal de le distraire comme un clown triste. Comme promis, le lendemain, il lui avait apporté ses vêtements et des couvertures. Les vêtements étaient ceux que le vampire avait laissé chez lui après être parti et n’était pas venu rechercher. Chaque jour, il essayait de discuter avec lui autant qu’il le pouvait, de lui apporter à manger et même sa guitare. Le voir sourire était son seul moment de repos. Une après-midi, il décida de récupérer toutes les chansons d’Enzo qui était resté sur son ordinateur, de les transférer sur un ipod et y ajouter les quelques photos qu’ils avaient tous les deux. Peut-être que le vampire retrouverait quelques brides de mémoires grâce à ça. A peine le transfert finit qu’on sonna à la porte. Maxwell ne se déplaça pas et se contenta simplement de ranger ses affaires et d’éteindre son ordi. Une dizaine de sonneries plus tard, il vint ouvrir la porte, furax. Jack était de l’autre côté et il ne décoléra pas :

« Qu’est-ce que tu veux ? »

« Je t’ai appelé six fois, qu’est-ce qui se passe ? »

« Rien. Salut », répondit-il en essayant de fermer la porte.

Sa tentative fut un échec puisque son petit ami se faufila à l’intérieur demandant encore une fois ce qui se passait. Maxwell soupira d’énervement. Depuis qu’il s’occupait de Lorenzo, il n’avait plus aucune pensée pour le sorcier et se demandait même ce qu’il faisait avec. Lorsque ce dernier vint essayer de le prendre dans ses bras, le médecin s’écarta lui demandant encore une fois de s’en aller. Demande encore une fois rejetée.

« Est-ce que tu vas finir par m’expliquer ce qui se passe ? », demanda-t-il en haussant le ton « Tu ne réponds plus aux appels, c’est à peine si tu vas au travail, t’as l’air de ne rien avoir mangé depuis des jours et tu carbure aux médicaments ! »

« Ce qu’il y a c’est que toi et moi c’est fini. Je ne veux plus te voir ou t’entendre. On n’a rien à foutre ensemble … »

Il ne termina pas sa phrase, le coup de point de Jack l’en empêcha. Il était si fort que Maxwell se retrouva au sol, choqué, sentant immédiatement une grande douleur au-dessus de son œil gauche. Jack était terrifiant car d’un calme olympien.

« C’est ça que tu veux ? », demanda-t-il sans attendre de réponse. « C’est comme ça que je dois faire avec toi ? Pour qui tu te prends pour me quitter ? Tu penses que je vais te laisser faire des conneries sans réagir ? »

Maxwell ne répondit pas, sentant une goutte de sang couler le long de son visage. Jack l’aida à se relever et le pris dans ses bras pour lui dire beaucoup plus doucement :

« Je suis désolé, je n’aurais pas dû te blesser mais, tu as été trop loin. Tu sais que je t’aime, tu ne peux pas me dire des choses pareilles, ça me fait mal »

Le médecin hocha la tête et resta bien docile quand celui qui restait son petit ami l’emmena dans la salle de bain pour nettoyer sa blessure avec toute la douceur du monde. Maxwell ne comprenait pas ce changement d’attitude. Il ne comprenait pas comme Jack pouvait passer d’un petit ami prévenant à un homme violent et revenir tout aussi calme. Il ne savait pas non plus comment réagir ni ce qu’il devait dire. Il se contenta donc d’approuver ce que Jack disait et de s’excuser.

« Tu te rends compte que tu as besoin de moi hein ? Que tu ne trouveras jamais mieux. Tu le sais ça Maxwell »

« Oui je le sais »

Il évitait toujours son regard et resta docile quand Jack le ramena au salon pour lui préparer à manger. Maxwell avait le regard vide, pas encore tout à fait sûr de ce qui venait de se passer. Un regard à un miroir sur son arcade sourcilière gonflée et saignante recouverte d’un pansement lui suffit à savoir qu’elle était cassée. Jack parlait et le médecin répondait à peine commençant à redouter la suite des évènements.  Une dizaine de minutes plus tard, il était à table, mangeant pour la première fois depuis deux jours. Pour se débarrasser des questions ennuyantes, il expliqua que sa mère était malade et qu’il s’inquiétait beaucoup pour elle. Au final, ce n’était pas vraiment un mensonge et Jack semblait y croire. Max se surprit à en parler plus que ce qu’il aurait cru, trouvant chez son petit ami qu’il n’arrivait pas à quitter, une oreille attentive. Il prit bien soin de ne pas expliquer qu’il était lui aussi malade et termina par vider son sac dans les bras de Jack sur le canapé avant de s’endormir.

Les deux amants se quittèrent au soir devant le garage. Le médecin prétexta un truc à faire au travail et Jack devait aller dîner avec ses parents. Le beau sorcier lui fit promettre de manger avec lui demain avant de s’en aller. En route Maxwell mit de la musique et essaya de penser à autre chose que ce qui s’était passé. Arrivé à l’Augustine, il discuta longuement avec la doctoresse qu’il avait rencontrée lors de son arrivé. Il avait comme objectif de libérer le vampire de toute cette souffrance. En faisant miroiter que son grand-père était tout à fait d’accord, il réussit à obtenir le droit d’être le seul à s’occuper de Lorenzo. Alors qu’il se rendait vers les cages, même la doctoresse lui fit remarquer qu’il avait l’air fatiguée et lui déconseilla de rentrer dans un endroit avec une telle population avec une blessure ouverte. La réflexion n’était pas stupide et le médecin s’occupa lui-même de suturer la plaie et de la cacher derrière un pansement plus étanche.

Dans la cellule d’Enzo, son cœur se déchira un peu plus enfin, ce qu’il en restait. Cette vision allait encore hanter ses cauchemars un bon nombre de nuit. Il se précipita vers lui pour voir l’étendu des dégâts. Visiblement, le vampire avait déjà cicatrisé même s’il restait très faible. D’ailleurs, ce dernier souriait juste de voir Maxwell. Il lui annonça que désormais, plus personne ne lui ferait le moindre mal, que désormais il serait le seul à s’occuper de plus et que, bien sûr, la vivisection n’était pas dans ses projets. Quand Lorenzo l’attrapa par la nuque pour l’attirer à lui, le médecin se vit vidé de son sang. Mais, ce n’était pas tout à fait ce qui se passa. Le vampire s’était contenté de l’embrasser. Oh, il n’allait pas s’en plaindre mais, sous l’effet de la surprise, il ne répondit pas. Lorsqu’il le lâcha son regard était très doux. La séparation ne dura pas très longtemps et ils replongèrent rapidement. Pour Maxwell, c’était une libération, ça lui avait tant manqué. Il était certain d’une chose, jamais aucun des baisers de Jack ne lui ferait ressentir des émotions aussi intenses. Quand un bruit le fit revenir à la réalité, il se releva pour être présentable. C’était simplement la doctoresse venue vérifiée que son collègue ne s’était pas fait dévoré à cause de sa blessure. Puisqu’il était entier et debout sur ses pieds, elle ne traîna pas. Dès qu’elle disparut, Maxwell revint près de son vampire et l’aida à se lever.

« Aller mon amour, un peu de courage, je t’emmène quelque part. C’est une surprise. »

Ce qui était une surprise c’était le surnom qu’il lui donna. C’était bien la première fois et il ne s’en rendit pas tout de suite compte.  Il soutint Lorenzo pour sortir de la cellule et monter quelques escaliers avant d’arriver dans une nouvelle pièce. C’était une petite salle de bain, pas très grande mais disposant d’une baignoire. Il embrassa son vampire et lui sourit :

« Je suis certain qu’un bon bain te fera le plus grand bien »

N’accordant aucun crédit à une éventuelle pudeur du vampire, il resta avec lui et s’assit à côté de la baignoire en profitant pour l’embrasser encore et discuter un peu. En voyant son ancien petit ami avec un grand sourire et l’air d’un enfant il avait oublié son actuel. Enfin, jusqu’à ce que le vampire lui pose la question sur sa blessure. Maxwell mentit en lui disant qu’il s’était blessé par maladresse et changea de sujet. Il ne se sentait pas la force de raconter ce qui s’était passé ni à quel point il se sentait faible face à Jack. Quand l’eau devint froide, il l’aida à se rincer et sortir de là. Dans cette salle de bain, ils avaient l’air de deux ados amoureux qui pouvaient enfin passer un moment ensemble. Une fois vêtu de ses propres vêtements, Maxwell se mordit la lèvre en l’admirant, le trouvant diablement beau et attirant. Il le prit par la main, encore une autre chose à laquelle le médecin n’était pas habitué, et l’emmena encore dans les étages, dans un bureau assez agréable et avec un canapé, l’ancien propriétaire dormait ici. Il y avait une fenêtre qui donnait sur le parking, légèrement entrouverte, laissant passer un petit courant d’air.

« On peut passer la nuit ici il n’y a pas de problèmes »

Installés sur le canapé, Maxwell confia à Lorenzo l’ipod qu’il avait spécialement préparé pour lui, contenant sa propre musique ainsi qu’un plat qu’il lui avait préparé. Il essaya un peu de lui raconter ce qu’il avait oublié et principalement leur histoire puisque c’était la partie de la vie du vampire qu’il connaissait le mieux. Repenser à leurs débuts le fit sourire et il s’aida des quelques photos qu’il avait pour continuer son histoire. A un moment, il en vint même à lui dire :

« Ca ne veut sans doute rien dire pour toi mais, je regrette de ne pas avoir pris plus de photos avec toi, de ne pas être allé dans tous ces endroits où tu m’invitais, de ne pas t’avoir répondu quand tu m’as dit que tu m’aimais et, en fait, de ne pas avoir été un meilleur copain. J’ai été beaucoup trop égoïste et je ne me suis pas rendu compte que t’étais ce qui m’était arrivé de meilleur »

Encore une fois, cette déclaration n’était pas dans ses habitudes. Maxwell avait d’énormes difficultés à parler de ce qu’il ressentait et même à savoir ce qu’il ressentait. Arriver à un tel constat sur lui-même lui avait demandé beaucoup de réflexion et une certaine remise en question. C’était dommage que le vampire ne pouvait pas en comprendre toute la portée. Ils continuèrent à discuter et Maxwell comprit assez tardivement qu’Enzo n’était pas vraiment à l’aise avec ses marques d’affections. C’était un comble, ils venaient d’échanger leurs rôles. Il choisit donc de le laisser tranquille et annonça qu’il allait faire un tour, voir les autres vampires. Se faisant, il se trouvait stupide. Si le prisonnier ne se souvenait de rien sur une durée de dix ans, il ne devait même pas imaginer une relation avec un homme possible. Il déprima en se demandant ce qui allait se passer si le vampire ne retrouvait pas la mémoire. Sans doute qu’une fois sorti d’ici, il s’en irait tout simplement. Loin de l’Augustine, loin et la ville et, loin de lui.

Il broya du noir tout en apportant les doses de sang des autres vampires. Ce n’était pas la première fois qu’il le faisait et les prisonniers l’aimaient bien puisqu’il était très généreux sur les portions. L’une d’eux l’apostropha :

« Alors, où est-ce que t’as emmené ton chouchou ? »

« Ça ne te regarde pas »

« Oh tu sais, moi je dis ça pour toi mais, les vieux vampires ne restent jamais avec les humains. Ils aiment les faire tomber amoureux, c’est bien pour leur égo. Puis ils se cassent se trouver d’autres jouets »

« Je ne t’ai pas demandé ton avis », répliqua-t-il avant de s’en aller.

Cette rouquine avait fini de lui saper le moral. Entre Jack qui l’avait frappé, Enzo qui ne le reconnaissait pas et refusait qu’il le touche alors qu’il lui manquait atrocement et la mise en garde de cette vampire, Maxwell se sentait complètement démoralisé et déprimé. Il se sentait aussi stupide d’avoir apporté quelques photos. Enzo devait s’en ficher totalement. Une petite voix mesquine dans sa tête lui dit que ça aurait été sans doute plus efficace d’amener des photos de Tennessee. Après tout, c’était en apprenant ce que Max lui avait fait qu’il l’avait quitté, il comptait beaucoup plus. Voilà, Max était officiellement au fond du trou mais ne se doutait pas que les choses allaient être encore bien pires. En retournant dans le bureau, il vit que son vampire s’était endormi paisiblement. Le pauvre, il avait vraiment l’air d’être éreinté. Il choisit de le laisser tranquille et alla s’occuper ailleurs. Un peu après minuit, il vint réveiller Enzo pour lui dire qu’il partait et que du coup, il ne pouvait pas rester là. Il le ramena dans sa cellule sans le toucher et lui dit simplement au revoir avant de sortir.

Une fois dehors il se dirigea vers sa voiture, la tête basse, perdu dans ses pensées. Ce fut une voix qui l’en sortit et le terrifia immédiatement.

« Ton petit ami t’as déçu ? Oh crois-moi je sais ce que c’est »

Jack était là. Devant sa voiture, les bras croisés l’air furieux. Visiblement, ça faisait des heures qu’il l’attendait là. Juste en croisant son regard il comprit que le pire était pour bientôt. La claque qu’il prit confirma son appréhension. Le sorcier aux yeux émeraudes lui cracha de monter dans la voiture et il obéit sans un mot. Jack s’installa place conducteur et commença à rouler pour quitter l’endroit, sans un mot. Maxwell ne rompit pas le silence et n’osa pas le regarder, certain que tout ce qu’il pourrait dire se retournerait contre lui. Le conducteur roulait vite, très vite, n’hésitant pas à doubler à droite et à prendre des virages bien trop secs. Le médecin en vint à considérer le crash de la voiture comme un soulagement. Il comprit par le trajet qu’ils n’allaient pas chez lui mais bien chez Jack. Arrivés devant l’immeuble, il lui ordonna sèchement de sortir, ce qu’il fit. Maxwell prit le chemin de l’appartement de son petit ami et, s’arrêta dans le couloir se tournant vers celui qui marchait dans son dos.

« Je suis désolé »

Il ne reçut comme seule réponse qu’un « avance » sec. Il continua sa route jusque dans l’appartement qu’il connaissait bien maintenant. Il fixait le sol, le cœur au bord des lèvres, conscient de la fureur qui allait lui tomber dessus.

« Qu’est-ce que tu faisais là-bas ? »

« Rien »

Visiblement, la réponse n’était pas satisfaisante, le sorcier se servit de sa magie pour l’envoyer voler de l’autre côté du salon. Maxwell heurta le mur puis le sol et sentit ses côtes se casser. Il ne put retenir ses larmes, le souffle court, l’impression de suffoquer. Jack reposa la question et le médecin répondit la vérité, en pleurs. Il reprit des coups plusieurs fois, passé à tabac, et Jack hurlait sa rage. Il avait beau répéter qu’il était désolé, son petit ami ne semblait pas du même avis et passa toute sa colère sur lui jusqu’à finir par se calmer, ou essayant de se calmer, faisant les cents pas. Maxwell avait le visage à sang et de grandes difficultés à respirer, complètement paniqué. La douleur était lancinante et une toux forte le pris jusqu’à ce qu’il crache du sang. La toux ne faisait qu’amplifier la douleur dans sa poitrine devant vraiment insupportable. Jack était toujours beaucoup trop énervé pour se rendre compte de l’état dans lequel il avait mis Maxwell qui eut toutes les difficultés du monde à aller s’asseoir sur une chaise.

« Oh arrête ton cinéma ce n’est rien du tout. Je te jure que la prochaine fois je te tue »

Maxwell ne répondit pas mais se rendait compte qu’il n’exagérait pas du tout. La douleur était atroce, il n’avait jamais connu ça de sa vie. Pendant près d’une heure, ils restèrent chacun dans leur coin dans un silence de plomb. Les larmes et le sang sur le visage du médecin étaient secs et il n’osait pas bouger de sa place essayant de se concentrer sur sa respiration et la douleur dans sa poitrine, certain de ne pas pouvoir passer la nuit sans soins appropriés. A un moment, Jack s’approcha et le prit par la taille pour l’aider à se relever.

« Je t’emmène à l’hôpital »

Il était redevenu calme et Maxwell avait du mal à marcher et toujours autant de mal à respirer mais était soulagé. Arrivés aux urgences, il passa devant les patients à cause de son état mais, aussi parce qu’il faisait partie du personnel de cet hôpital et qu’il connaissait le médecin de garde qui avait l’air vraiment surpris de le voir dans cet état. Après des soins rapides et des examens, le verdict tomba. Maxwell avait trois côtes cassées, deux fissurées et son poumon droit était perforé. Il était encore assez conscient pour choisir la suite des évènements et donc une opération pour poser une plaque de métal sur les os brisés plutôt qu’un traitement plus lourd. Quand le médecin demanda ce qui s’était passé, c’est Jack qui répondit :

« Il s’est battu avec des mecs et je suis venu le chercher »

Maxwell n’eut d’autre choix que confirmer même s’il aurait tout donné pour être seul en ce moment. Il passa le reste de la nuit ainsi que la journée du lendemain à l’hôpital et son petit ami resta avec lui, répétant qu’il était désolé et qu’il allait prendre soin de lui. Le médecin n’osait pas le contredire ou, dire quoique ce soit sur ce qui s’était passé même s’il savait qu’il ne l’oublierait jamais. D’ailleurs il resta silencieux quand Jack tenta d’expliquer son comportement, lui disant qu’il s’inquiétait pour lui, de l’imaginer dans un tel endroit. Les discussions continuèrent une fois de retour chez Maxwell qui aurait tout donné pour rester seul. Il ne supportait plus ni de voir, ni d’entendre son petit ami mais ne disait rien. Ayant gagné deux semaines de congés et une bonne dose d’antalgiques, il récupéra un peu de sommeil et d’appétit. Jack avait pris congé aussi pour s’occuper de lui et lui sortir tout un tas de discours et de remarques tellement bien formulées qu’elles finirent par entrer dans la tête du malade comme une vérité.

« Enzo m’aimait, il me l’a dit »

« Comment tu peux croire ça ? Il t’a quitté dès qu’il a appris pour son ex parce que c’était lui qu’il aimait. Si tu n’avais pas fait ce que tu as fait, vous seriez toujours dans la même situation. Tu l’as hébergé et il est parti sans la moindre explication. On ne fait pas ça quand on aime quelqu’un. Quand tu as voulu me quitter je ne t’ai pas laissé faire »

Son visage se décomposa complètement lorsque Jack lui annonça qu’il était au courant qu’il partageait la même maladie que sa mère.

« La question n’est pas comment je sais. Ce qui compte c’est que je suis là. Et tu sais bien que je suis le seul à rester avec toi en sachant la vérité. Personne d’autre ne voudrait de toi et tu le sais bien. Si tu es resté seul si longtemps c’est parce que dans le fond tu savais que personne ne voudrait de quelqu’un comme toi. Tu es condamné. Qui voudrait de ça ?  »

Encore une fois, il réussit à faire pleurer Maxwell. Et, encore une fois, il était là pour sécher ses larmes. Il ne savait plus quoi penser et se sentait complètement dépassé par la situation, comme prisonnier des mots très durs de Jack.

« Tu crois qu’Enzo resterait avec toi lui ? Il a trompé celui qu’il aimait, il a sans doute fait pareil avec toi. Il est revenu te voir à la soirée juste parce qu’il voulait coucher avec toi. Et dans cette cage, c’est uniquement pour que tu le sorte de là. Tu ne peux pas faire confiance à un vampire. Tu ne peux faire qu’à moi, tu sais que je t’aime »

Les deux semaines passèrent au même rythme. Le médecin cicatrisait même si son visage portait encore plusieurs marques et que sans médicaments, la douleur dans sa poitrine était lancinante. A force de discussion, il avait réussi d’obtenir de Jack de retourner voir Enzo. Avec toute ses paroles perfides, il ne savait plus quoi penser mais, il ne pouvait pas le laisser là-dedans. Son copain accepta à la condition de venir avec lui. C’est donc tous les deux qu’ils arrivèrent dans la nouvelle prison pour vampires. Dans le sac du malade, il y avait à manger, comme toujours. En passant dans les bureaux, il s’arrêta devant la réserve. Les anciennes affaires d’Enzo étaient là. En fouillant un peu dans le tas, il trouva le bracelet en argent qu’il lui avait offert à l’époque où ils étaient ensemble. Ça ne serait pas un luxe de lui rendre. Sauf que, Jack le prit entre ses doigts pour l’observer de près.

« C’est un très beau bracelet. Tu as vraiment de très bons goûts »

Max sourit.

« Mais, tu penses vraiment qu’il mérite un tel cadeau ? »

Max perdit son sourire et bafouilla.

« Je … j’imagine que non … »

« Je pense aussi ».

Jack passa donc le bracelet à son propre poignet sous le regard impuissant de Maxwell. Il n’y avait rien d’autre d’intéressant dans le tas d’affaires et ils se rendirent dans les étages inférieurs, là où les vampires étaient emprisonnés. Maxwell arriva le premier, suivit de son petit ami qui le collait comme son ombre. Lorenzo était assis dans le fond de sa cage et son médecin préféré s’approcha des barreaux pour le regarder. Rien que de le voir après tous ces évènements le bouleversait et, il avait juste envie de se réfugier dans ses bras. Sauf que, ce n’était pas possible. Le vampire l’avait complètement oublié et, sans doute que Jack et la rouquine avaient raison sur le fait que, même en pleine possession de tous ses souvenirs, il n’en voudrait pas.

Son compagnon actuel l’attrapa par le menton pour l’embrasser, sans doute histoire de bien marquer son territoire. Ensuite, avec un regard doux, regard qui contrastait complètement avec la violence et la cruauté dont il était capable, il lui dit :

« Ecoute, je te laisse avec lui. Je sais que tu en as besoin. Je resterai en haut et tu n’auras qu’à me rejoindre dans disons … une vingtaine de minutes. Ça te va ça ? »

« Oui oui »

Sans doute que Jack essayait de transformer son image auprès de Maxwell mais, au moins, il lui laissait un petit temps de répit.

« Je t’aime », prononcé tendrement comme une autre façon de marquer son territoire.

« Je t’aime aussi  … », répondit Maxwell la tête basse, à demi voix, honteux de dire à Jack devant Enzo ce qu’il n’avait jamais su lui dire.

Une fois le sorcier disparu, il soupira profondément avant de grimacer, sentant la douleur dans ses côtes revenir. Il ouvrit la porte et vint s’asseoir à côté de Lorenzo, qu’il n’était plus vraiment sûr de pouvoir appeler « son vampire ». Il sortit de son sac un plat, comme il lui en apportait tous les jours avant cette disparition de deux semaines bien contre sa volonté.

« Tiens, j’imagine que tu dois avoir faim. »

Il ne savait pas quoi dire d’autre. Sans doute que le vampire devait lui en vouloir pour sa longue absence mais, il n’avait pas la force de lui expliquer. Surtout qu’il avait la désagréable sensation que Jack l’espionnait. Ce type était complètement rentré dans sa tête pour y foutre le bordel et n’était pas près de le laisser en paix.


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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Dim 5 Mar - 17:51

Can't help thinking of you

ft. Lorenzo & Maxwell


« I may don't want to forget you »
Tout avait changé depuis que Maxwell était arrivé dans la vie du vampire. Son quotidien, évidemment, s’était transformé mais quelque chose de plus fort était arrivé. Cette connexion qui les liait avait donné à Enzo l’envie et la force de se battre pour sortir d’ici. Oh il ne savait toujours comment faire mais c’était différent à présent, il ne se contentait pas de regarder le plafond en attendant la prochaine expérience, il combattait. Ses blessures se refermaient toujours aussi lentement mais il vivait. Quand les médecins passaient, il prenait sur lui pour se lever et leur faire face, digne. Voilà tellement longtemps qu’il avait perdu toute dignité..Maxwell le lui avait redonné. Et ce jour là, quand son médecin préféré lui annonça qu’il était en charge de son traitement, Enzo sentit une onde de bonheur se déverser en lui, comme il n’avait plus ressenti depuis si longtemps. Il était soulagé. Cette information lui donnait raison, Maxwell valait largement la peine de se battre car lui-même se battait pour lui. Il ne pouvait pas le laisser tomber. Depuis leur « première rencontre » (du moins pour le vampire) ils ne s’étaient plus embrassés, le médecin ayant compris qu’il ne fallait pas bousculer son patient favori.

Mais cette fois ci, c’était plus fort que le vampire. C’était un réflexe, une bouffée d’oxygène et contrairement aux autres fois, il sentit quelque chose d’extrêmement puissant s’imposer dans sa tête. Un souvenir...Une bride de quelque chose, un extrait perdu dans un méandre. Il voyait un bar, il voyait des boissons...Et il voyait Maxwell en chemise devant lui. Cette sensation qu’il ressentait faisait écho, il avait déjà ressenti ça, dans ce souvenir précis. Le flash lui amenait Maxwell, plus près, toujours en chemise, contre ses lèvres. C’était une fulgurance, une vague qui le perturba au plus haut point. Si le médecin avait raison et qu’il était amnésique, peut être était-ce un souvenir? Un souvenir d’eux ? Personne n’avait jamais su ce qui avait provoqué son amnésie mais peut être se dissipait-elle...En tous les cas, quand Maxwell se recula brusquement en ayant entendu un bruit, le vampire resta con, perdu dans ce qu’il venait de vivre. Le brun revint l’aider à se lever et Enzo prit le parti de ne rien dire, pour l’instant. Mieux valait ne pas lui donner de faux espoirs, après tout il ne savait pas exactement ce qu’il se passait dans sa tête. Si c’était vraiment un souvenir, d’autres feraient leur apparition. Ce fut sa décision et quand Maxwell l’appela « mon amour », il sentit comme une décharge électrique dans sa mémoire. Ce n’était pas assez fort pour lui rappeler quelque chose de précis mais il l’avait déjà entendu, avant de se « rencontrer ». C’était trop de coincidence...Mais puisque le médecin l’emmena, il ne voulu toujours pas l’inquiéter, il avait l’air si content...Ca pouvait sûrement attendre.

Et vu ce qui l’attendait, Lorenzo fut convaincu d’avoir eu raison de ne rien dire...Il y avait une grande baignoire, remplie d’eau chaude. Un bain. Aussi dingue que cela puisse paraître dans son univers, son médecin lui avait préparé un bain. Et le moment qui suivit était de loin l’un des plus agréables de sa vie. Ils discutaient, de tout et de rien, comme ils en avaient prit l’habitude maintenant que Maxwell venait régulièrement et s’embrassaient, comme des adolescents. Et Lorenzo ne s’en lassait pas. Alors qu’il ne se considérait pas homosexuel dans ces conditions (même si nous, on sait que oui!) il ne se lassait pas des lèvres de son médecin et le trouvait vraiment beau. Il y avait une attirance évidente entre eux, quelque chose contre laquelle il ne pouvait pas lutter. Mais alors qu’il le regardait, quelque chose lui fit froncer les sourcils. Maxwell était blessé et cette vision réveilla encore plus l’instinct d’Enzo. Comme un besoin intense de le protéger. Il ne crut d’ailleurs pas des masses à cette histoire d’accident bête mais ne voulant pas gâcher l’ambiance, il garda ses soupçons pour lui, gardant l’information en tête. Peut être qu’au détour de la conversation, Maxwell lâcherait quelques indices sur ce qui lui était arrivé. Après le bain, Maxwell l’emmena dans un petit bureau très confortable où il y avait un canapé et il lui annonça qu’ils pouvaient dormir ici. Oh ben ni une ni deux, le vampire alla s’installer sur le canapé, comme un enfant à qui on autorise de passer la nuit chez un copain. La soirée avança ainsi, un petit courant d’air passant par la fenêtre entrouverte. Il n’y avait évidemment pas moyen de sortir par là mais ça lui faisait du bien.

Maxwell avait tout prévu, ayant apporté un Ipod (même si Enzo passa deux minutes à demander ce que c’était), à manger et quelques photos. Des photos d’eux deux. Très attentif, Enzo écouta chaque chanson avec intérêt, essayant de se rappeler. Il reconnaissait sa voix et avait des brides de souvenirs de lui en train de chanter mais rien de concret. Puis vint le tour des photos. En toute objectivité, ils formaient un couple très accordé et le médecin lui expliqua leur histoire. Tumultueuse, compliquée et parfois dramatique, il ne se sentait pour une fois pas étranger à ce récit.  Il avait cette sensation de l’avoir vécu sans pouvoir mettre des images et des souvenirs sur les dires du médecin et se concentrait, aussi fort qu’il le pouvait.

« Ca ne veut sans doute rien dire pour toi mais, je regrette de ne pas avoir pris plus de photos avec toi, de ne pas être allé dans tous ces endroits où tu m’invitais, de ne pas t’avoir répondu quand tu m’as dit que tu m’aimais et, en fait, de ne pas avoir été un meilleur copain. J’ai été beaucoup trop égoïste et je ne me suis pas rendu compte que t’étais ce qui m’était arrivé de meilleur »

Enzo releva doucement la tête des photos et eut un faible sourire. Il savait à présent tout ce que Maxwell avait fait de mal et se sentait désolé. Il aurait tellement voulu s’en souvenir et le retrouver, avec ses sentiments originels. Il aurait sincèrement pu lui dire qu’il ne lui en voulait pas et le libérer de cette culpabilité. Le sort ne leur était définitivement pas favorable. Mais il essayait, de toutes ses forces. Il devait bien y avoir un moyen de sortir d’ici, de cette situation, de ce monde dans lequel ils étaient bloqués. A un moment, Maxwell se leva, expliquant qu’il ne devait pas être très à l’aise et qu’il allait nourrir les vampires. Ce n’était pas tout à fait vrai, Lorenzo se sentait bien avec lui, il s’en voulait juste. C’est vrai qu’il n’avait pas voulu cette amnésie mais le résultat était là, ils étaient bloqués par sa faute. Si seulement il pouvait se rappeler…Mais depuis leur baiser, rien de concret n’était revenu.

Maxwell partit, Enzo enfila les oreillettes et ferma les yeux, écoutant ses chansons en essayant de se concentrer. Il tenait vraiment à Maxwell et le voir se battre dans le vide lui faisait mal au coeur. Il devait y avoir un moyen de lui rendre la pareille pour ce qu’il avait fait pour lui. Et ça passait par sa mémoire, il le savait. Il ne savait pas comment faire mais il le savait. Les photos dans les mains, la musique dans les oreilles, le sommeil finit par arriver, alors qu’il tentait une fois encore de récupérer ce qui lui manquait. C’est le médecin qui vint le réveiller, indiquant qu’il partait et que par conséquent, il ne pouvait pas rester ici. Le vampire ne comprit pas vraiment pourquoi il était aussi froid et pourquoi il rangeait ses affaires avec autant de précipitation. Il n’eut même pas le temps de lui demander s’il pouvait garder les photos et pourtant, dieu sait qu’il le voulait. Il se laissa raccompagner sans un mot et au moment où Enzo ouvrit la bouche pour lui demander si tout allait bien, Maxwell déclara qu’on y était et lui souhaita bonne nuit. Enzo entra dans la cellule et voulu l’embrasser mais Maxwell s’était détourné et était parti. Qu’est-ce qui s’était passé pendant qu’il dormait ? Une petite voix le fit sursauter.

« Ton charme n’agit plus ?  »

Enzo se retourna pour voir son interlocuteur ou plutôt interlocutrice. Hannah, une rouquine d’une petite centaine d’année qui était arrivée ici il n’y a pas si longtemps. Elle et Enzo s’entendaient plutôt bien en général mais le petit sourire mauvais qu’elle arborait n’était pas de bonne augure. Il tourna la tête pour voir que Maxwell était parti et se reconcentra sur elle, s’approchant un peu.

Enzo – Qu’est-ce que tu veux dire ?

« Ben ton médecin a visiblement comprit qu’on était une race de manipulateur menteur et qu’on ferait tout pour sortir de là.  »

Enzo – T’as parlé à Maxwell ?

« Evidemment. Il me faisait de la peine à se plier en quatre pour toi. »

Enzo – Je ne le manipulais pas.

« Oh pitié Enzo, garde ton discours pour lui. Entre nous, il était à ça de te faire sortir hein ?  »

Enzo – Je ne le manipule pas Hannah ! Je rattraperais tes conneries, ne te mêle pas de mes affaires.

« Le grand Enzo sort les crocs? »

Définitivement fâché, le « grand » Enzo retourna près de sa guitare et joua un peu, ce qu’Hannah détestait la nuit. Il l’empêchait de dormir mais c’était bien fait pour elle. Elle l’avait énervé mais ce n’était pas si grave. Maxwell passait le voir souvent, il aurait donc de nombreuses occasions de lui en parler la prochaine fois. Finalement, il posa sa guitare et s’endormit dans le manteau que son médecin lui avait laissé, le premier soir. Demain serait un autre jour. Et ce jour en question arriva vite, Enzo était levé aux aurores, sa blessure complètement cicatrisée. Il avait réfléchi toute la nuit à un moyen de sortir d’ici et avait quelques idées à proposer à Maxwell. Il n’était pas censé recevoir d’expérience maintenant que son médecin était en charge et jouait donc plutôt joyeusement avec son voisin de cellule (qui n’était pas Hannah) comme un gosse. Il tuait le temps, au lieu de le regarder passer et quand l’heure arriva, celle où Maxwell arrivait, d’habitude, il trépignait presque d’impatience de le recevoir. Il avait hâte de l’embrasser, de le prendre dans ses bras et de lui dire qu’Hannah avait tort et qu’il avait vraiment des sentiments pour lui. Les photos et musiques qu’il avait eu la veille l’avaient conforté. Leur histoire ne s’arrêtait pas à son « accident », quel qu’il soit.  

Mais les minutes passaient et Maxwell ne se montrait pas. Finalement le soir arriva et l’infirmière passa en déclarant que Lorenzo avait de la chance que son médecin ne soit pas là, il échappait aux expériences « pour ce soir ». Mais cette « bonne nouvelle » ne le rassurait pas, où était Maxwell ? Il n’aurait jamais loupé ça. Hannah l’avait-elle vraiment convaincu ? Il se pensait manipulé et ne voulait plus le voir ? C’était trop extrême. Il l’aimait, il n’allait pas lui tourner le dos à cause d’une vampirette hein ? Mais les heures défilèrent, donnant raison à ses peurs. Ce soir là encore, il s’endormit dans le manteau de Maxwell, plus inquiet que la veille. L’enthousiasme était définitivement retombé, il stressait. Il n’avait pourtant pas fait d’erreur...Ces questions tournèrent dans sa tête jusqu’au sommeil et le lendemain arriva bien plus vite que prévu. Et Maxwell n’était pas là. Et l’infirmière, un sourire jusqu’aux oreilles, désigna Enzo pour la prochaine expérience. Maxwell avait beau avoir toute autorité sur lui, il n’était pas là aujourd’hui. Et l’enfer fit son apparition, à nouveau...Et Enzo plongea, la tête la première. Sa solitude le rongeait à présent alors qu’avant, elle faisait parti de son quotidien et la douleur qu’on lui infligeait semblait plus intense que d’habitude. Il était tellement soulagé d’en être libéré..Cet espoir, cette vague de bonheur qu’il avait ressenti semblait bien loin à présent. Il rechutait, sans personne pour l’empêcher de tomber.

Deux semaines passèrent sans qu’Enzo ne compte les jours. C’était fini, il n’avait plus rien. La veille, l’infirmière avait donné l’ordre de détruire sa guitare et de confisquer tout ce que Maxwell lui avait apporté et malgré les protestations du vampire, tout avait eu lieu. Comme un précipice, une fois encore. Il n’avait plus la moindre illusion sur le fait de revoir Maxwell et prenait cette « rencontre » comme une pause dans son enfer. Un extrait de bonheur dont il avait profité mais qui était terminé à présent.
Ce jour là, il était au fond de sa cellule, assis dans l’ombre. Le sang séché sur sa tempe datait du matin même mais tant pis. Il ne pensait qu’à Maxwell. Encore et toujours. C’était ses seules pensées positives, cette interlude de bonheur. Mais aussi joyeux que furent ces moments, il ne comprenait toujours pas comment tout avait pu s’arrêter, brusquement. Etait-ce la faute d’Hannah ? Il ne pouvait pas y croire. Et ces mêmes questions tournaient, sans interruption, blessant un peu plus son coeur déjà meurtri. Il n’y avait plus rien dans sa cellule. Rien pour lui rappeler son médecin ou lui apporter un peu de réconfort. Hannah était morte, deux jours auparavant. Les mauvais traitements avaient atteint son coeur, percé. Elle était partie et malgré ce qu’elle avait peut être fait, Enzo se sentait seul. Son voisin avait été transféré, il était isolé et encore une fois, la solitude qui était auparavant son quotidien le rongeait.

Ce jour là, quand la porte claqua, il ne releva pas la tête. Mais un parfum qu’il connaissait parfaitement le fit réagir et il leva les yeux pour voir Maxwell. Il voulu se lever d’un bond mais un homme l’accompagnait et sans comprendre pourquoi, Lorenzo ne le sentait pas. Plus il s’approchait et plus le vampire s’en méfiait, son instinct se trompait rarement. Arrivé devant la cage, l’homme en question embrassa Maxwell ce qui évidemment ne fut pas au goût du vampire qui sentit une rage folle se déverser en lui avant de voir un petit bracelet gris, au poignet de l’homme. Un flash puissant arriva une fois encore..Il n’en était pas certain mais il voyait Maxwell...Et une petite boîte dans laquelle reposait le bracelet. Etait-ce un souvenir ? Le bracelet était-il un cadeau ? Ce souvenir était bien plus précis que les autres...Sa mémoire était vive en présence de cet homme qui ne lui inspirait rien de bon. Et ses craintes se confirmèrent quand il déclara à Maxwell qu’il l’aimait et que le médecin lui répondit extrêmement timidement. Ce n’était pas un je t’aime d’une personne amoureuse. La tête baissée, il semblait plutôt avoir peur. Cet homme était-il la raison de son absence ? C’était trop peu d’informations pour le dire. Enfin, il partit et Maxwell entra dans la cage, s’asseyant à côté du vampire et sortant un plat de son sac, comme il en avait l’habitude. Mais au moment de s’asseoir, il grimaça, ce qu’Enzo remarqua immédiatement. Quelque chose n’allait pas.  Quelque chose de sombre et d’anormal.

« Tiens, j’imagine que tu dois avoir faim. »

Lorenzo tourna la tête vers lui et vit que ses yeux, eux aussi, n’étaient pas normaux. Habituellement, ils avaient cette lueur de vie et de douceur qu’Enzo adorait mais cette fois, il évitait son regard. L’ambiance était extrêmement tendue, ce qui ne leur arrivait jamais habituellement. Le vampire prit bien soin d’attendre que le chaperon de Maxwell soit loin pour le regarder et passer une main très douce sous son menton pour qu’il le regarde. Mais le médecin sursauta. Et les craintes du vampire se confirmaient, Maxwell était terrifié et visiblement pas par lui. Et le vampire avait sa petite idée. Il ne savait pas comment lui en parler, il y avait des caméras partout et cet abruti devait sûrement les écouter. Lorenzo prenait cette menace sur le jeune médecin très au sérieux. La grimace de douleur venait certainement de ses côtes vu où Maxwell avait posé sa main. Cet homme l’avait-il frappé ? La violence domestique, il connaissait. Pendant trois ans, pendant son enfance, il avait été confié à une famille d’accueil, bien sous tout rapport. Sa « mère » adoptive était d’une douceur extrême et prenait bien soin de lui mais quelque chose semblait brisé chez elle. Il ne l’avait pas embêté et ne lui avait rien demandé mais un soir, le petit Lorenzo se leva pour aller chercher des gâteaux, trop gourmand. Et ce qu’il vit l’avait petrifié. Le père, ayant bu, envoya une droite à pleine vitesse dans la mâchoire de sa femme qui avait déplacé une couverture un peu trop à droite. Lorenzo avait foncé dans sa chambre, tentant d’oublier ses images mais désormais, il savait.

Cette pauvre femme vivait dans la peur et il retrouvait tous ses signes chez Maxwell. La douceur apparente de l’homme, la panique chez Maxwell, la douleur, la cassure...S’il ne pouvait pas clairement le prouver, il le ressentait. Et si cet homme excercait une peur aussi panique c’est qu’il était sérieusement dangeureux pour Maxwell. Sa mère adoptive en était morte...Il ne comptait pas laisser la même chose arriver. Il l’observa, longtemps, avant de lui murmurer, pour éviter aux caméras de l’entendre.

Enzo – J’ai cru que je ne te reverrais jamais…

Le médecin baissa la tête, visiblement honteux. Et quand Enzo voulu lui prendre la main pour le rassurer, il eut un mouvement de recul. Très bien, ce n’était vraiment pas normal. Ses peurs étaient de plus en plus claires, il était face à un cas de violence domestique. Il en était persuadé à présent.

Enzo – C’est lui hein ? Il te frappe…

Ces mots, il les avait prononcé à voix basse, seulement pour Maxwell. Il était persuadé que personne d’autre ne pouvait les entendre mais le médecin eut une grimace de panique.

« Non...Non...Et c’est pas tes affaires...Et..Non.. »

Il tremblait et son rythme cardiaque avait sérieusement accéléré, il paniquait et essayait de reculer mais Enzo posa doucement sa main sur son visage.

Enzo – Calme toi...Il n’est pas là, tout va bien, c’est moi.

Mais cette information ne semblait pas le calmer des masses ce qui n’était qu’un aveu de plus. Enzo se sentait impuissant. Imaginer cet abruti faire du mal à Maxwell était insupportable et lui était coincé dans une cage sans possibilité de l’aider. C’était anxiogène.

Enzo – Il faut absolument que je sorte de là. Je vais t’aider Max...

« M’aider ?! Tu ne m’aimes même pas...Tu m’as quitté tu m’aimes pas. »

Que pouvait-il bien répondre ? Effectivement, d’après ce que le médecin lui avait raconté, Lorenzo l’avait quitté quand il avait appris ses manigances avec son ex petit ami. Mais, et encore d’après lui, ils s’étaient revus quand Enzo lui-même avait prit la décision de venir à sa remise de diplôme. Ils s’étaient embrassé et visiblement, Maxwell lui avait manqué. Toutes ses informations additionnées à ses sentiments actuels...Si, il l’aimait. Il ne savait pas à quel point, comment, pourquoi mais il l’avait dans la peau. Mais cet homme avait dû lui raconter pas mal de choses..Peu importe, il devait l’aider à s’en débarasser.

Enzo – Je peux te protéger Max. Te protéger de lui !

Et alors qu’il prononçait ces mots, la porte d’entrée claqua et Jack (oui même si Enzo ne sait pas son nom) débarqua à toute vitesse.

Jack – Bon ça suffit. J’avais dit 20 minutes mais vous avez plus rien à vous dire.

Il était parti loin, l’homme tendre et doux juste avant. La violence de ses mouvements étaient révélateurs et Maxwell, pétrifié, eu un mouvement vers Enzo, comme pour se cacher dans ses bras, ne plus bouger, rester là, ne pas aller avec lui. Cet homme le terrifiait, clairement.

Jack – Ca suffit Max, lève toi.

Il le prit brusquement par le bras et alors que Maxwell avait obéir, Lorenzo brisa le contact et se leva face à Jack.


Enzo – Lâche le.

L’abruti devant lui eut un petit rire mesquin.

Jack – Retourne dans le fond de ta cage, à ta place.

Il voulu répliquer mais Maxwell se releva finalement.

« Arrêtez...Je viens…  »

Jack l’empoigna par le bras mais Maxwell, dans un dernier sursaut, eut un mouvement envers le vampire ce qui déclencha la colère de son « homme » qui le poussa violemment contre le mur de la cage. Cette simple action avait déclenché la colère de Lorenzo également qui sentit une vague violente s’emparer de lui. Il voulu se lancer vers Jack mais le sorcier n’eut qu’à faire un mouvement...Et craqua magiquement la nuque du vampire qui s’écroula. Et à son réveil...C’est comme s’il ne s’était rien passé. Jack et Maxwell avaient disparu, sûrement loins depuis de longues heures...Et Lorenzo ne pouvait rien faire. Cette simple pensée le rongeait de l’intérieur et le fit s’écrouler dans la noirceur...Une fois de plus.

Et alors qu’il se laissait simplement glisser dans la noirceur de sa vie actuelle, un groupe de personnes, visiblement haut placé, entra dans le couloir. A leur tête, Henry Snyder, le grand-père de son médecin préféré, responsable de l’organisation. Il était le pire de tous, la tête pensante, le « gourou ». Sans exagération au vu de l’admiration qu’il générait. Et il se déplaçait rarement devant les cages. Cette fois ci il était bien là, accompagné de quelques responsables, d’un médecin et de garde. Cette équipe faisait frémir Enzo, elle était trop importante pour être normale. Et elle s’arrêta devant sa cage, justement.

Henry – Emmenez le.

Maxwell n’était plus là mais Enzo eut un sursaut de vie. Là où normalement il se serait laissé faire, comme une loque sans la force de se battre, il se redressa sur ses pieds, faisant face à l’équipe. Il sortit les crocs, décidé à se battre mais le patron de l’organisation soupira et fit un geste à l’homme posé derrière lui. Le seul sans signe distinctif.

Henry – Rendez-lui ses souvenirs, ça nous évitera des problèmes inutiles.

Et cet homme inconnu tendit la main vers le vampire et le pauvre Enzo se retrouva décollé du sol avant que le noir complet ne s’installe, brusquement. La violence du choc du contre-sort qu’il venait de subir venait de l’assomer. Il ne sentit pas les gardes l’attraper et le sortir de l’organisation, l’assomant encore plus à la verveine pour éviter tout risque de réveil inopiné.

[Ellipse de quelques heures]

? - ...Enzo ? Hé Enzo, tu m’entends ?

Le dit Enzo ouvrit doucement les yeux, clignant des paupières et se retrouvant face à ….Son voisin de palier.

(Non ne cherchez pas, si j’avais l’adresse de cet immeuble j’y serais déjà)

Enzo – ...Daniel ?

Le pauvre vampire cligna des yeux à plusieurs reprises, ne revenant pas de ce qu’il voyait devant ses yeux. Daniel était son voisin de palier depuis son départ de la maison de Maxwell, après leur rupture. Les deux hommes s’étaient tout de suite bien entendus et ils avaient de quoi, vu leur nombre de points communs. Premièrement, Daniel, lui aussi était un vampire. Et on a beau dire, une nature surnaturelle commune ça vous rapproche deux personnes. Et pour couronner le tout, Daniel avait fait parti de la même organisation que le Britannique, en Europe. Ils s’étaient bien trouvé on va dire. Mais tout ça, Enzo l’avait complètement oublié, enfermé, amnésique et ne se souvenant absolument pas de sa vie. C’est exactement le cheminement de pensée que le vampire eut, surpris de se souvenir de l’homme devant lui, de leur rencontre, son appartement...Tout lui revenait. Et son voisin lui tendit la main pour l’aider à se relever.

Daniel – Mais t’étais passé où ? Je t’ai appelé, ça fait deux mois ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ? ...Et c’est quoi CA ?

Surpris de l’entendre poser autant de question et de le voir hausser le ton sur la fin de sa phrase, Enzo suivit le regard de son voisin qui, une fois le vampire debout, fixait son avant-bras. Le tshirt d’Enzo était évidemment complètement déchiré et sur son bras, son numéro de prisonnier, qu’ils avaient enfin réussi à lui tatouer...Non sans douleur, vous vous en doutez. Totalement perdu, Lorenzo releva ses yeux vers Daniel qui le fixait, toujours aussi surpris et visiblement horrifié de ce qu’il comprenait.

Daniel – T’étais là bas ? Oh putain ils t’ont récupéré ?! Mais sérieux t’étais là bas encore ?!

Toujours aussi ahuris, Enzo avait les yeux grands ouverts. Il avait l’impression de se réveiller d’un très long sommeil (ou d’une énorme cuite) et tout ce qu’il avait vécu, il pensait l’avoir rêvé. Mais un rapide regard à ses vêtements, à son torse et à son corps tout entier, amaigri par les mauvais traitements qu’il avait subit, suffisait à lui indiquer que non, clairement il n’avait pas rêvé. Au vu du regard pressant de Daniel, il acquiesca, interloqué par tout ce qu’il venait de se passer.

Daniel – ...Tu dois crever de faim. Viens !

Et avec le double des clés qu’Enzo lui avait confié en cas de problème dans ce genre, Daniel ouvrit la porte de l’appartement du Britannique et l’aida à accéder à l’intérieur. C’est aussi lui qui lui sortit ses réserves de sang vu l’air perdu d’Enzo. En bref, Daniel resta avec Lorenzo pour l’aider à reprendre ses esprits et l’écouter raconter ses brides d’histoires qui n’allaient pas vraiment ensemble. Tout se mélangeait dans la tête d’Enzo, il ne comprenait pas comment il était arrivé là ni comment il en était brutalement sorti. Dans ces derniers souvenirs, il se levait pour faire face à Henry Snyder et l’instant d’après il était devant son voisin. C’était assez incompréhensible il faut avouer. Mais à présent il se souvenait de tout avant ça. De toute son histoire avec Maxwell, leur rupture, la remise des diplôme, l’enfermement, les visites...Il se souvenait même de l’Ipod qu’il lui avait amené, du bain et surtout de la déclaration de Maxwell..Il l’aimait. Il le lui avait dit. Il lui avait dit regretter de ne pas avoir été un meilleur petit ami et l’avait appelé « mon amour ». Pour le Enzo amnésique ce n’était pas grand-chose mais pour le Enzo qui avait récupéré ses souvenirs, c’était l’épisode le plus dingue qu’il avait vécu de sa longue vie. Tandis qu’il récupérait sa mémoire, il racontait ce qui lui venait à l’esprit, déballant finalement toute sa vie à Daniel qui essayait de comprendre sans vraiment suivre.

Et une fois son voisin parti, sa douche prise, Lorenzo prit la décision d’aller voir Maxwell. Sans attendre une seconde, en prenant la peine de s’habiller correctement (la vision du prisonnier, ce n’était pas forcément sexy). Il enfila une de ses chemises, une veste correcte, un pantalon plutôt classe et s’observa un instant dans le miroir. Il avait certes perdu beaucoup de poids, ses cernes étaient marquées sous ses yeux mais sa tenue cachait un peu les dégats. Ses cheveux étaient plus longs, lui donnant un petit côté sauvage mais il n’allait vraiment pas prendre le temps de les couper. Même sa peau semblait un peu plus terne..Mais peu importe. Il était présentable et c’est tout ce qui comptait. Par réflexe, il chercha son bracelet dans le tiroir de sa chambre...Et se souvint en le cherchant de Jack. Cette enflure...Il sentit son sang bouillonner mais à présent il était là. Il pouvait sortir Maxwell de chez lui, le récupérer. Et il n’allait pas tarder.

[Ellipse de quelques jours]

La tête posée sur le bar, devant un verre de bourbon à moitié vide, Enzo ne voyait plus les heures passer. Il ne rentrait que très peu chez lui, se contentait de boire à sa solitude, essayant d’oublier le revers qu’il avait mangé il y a deux jours.
Oh il était bel et bien aller chez Maxwell à sa sortie. Il avait rarement été si heureux, il n’avait qu’une hâte, le revoir, le serrer dans ses bras et lui dire qu’il l’aimait aussi, honnêtement et sincèrement. Mais ce n’est vraiment pas ce qu’il s’était passé. Maxwell était resté figé, ne l’approchant pas et lui avait dit, en quelques mots, qu’il restait avec Jack, qu’il l’aimait et qu’il ne voulait plus le voir avant de lui claquer la porte au nez. Enzo avait bien essayé de frapper encore et encore, il ne pouvait pas entrer, son abruti de copain sorcier avait mit une barrière à partir de la porte d’entrée et pour tout le tour de la maison. Alors il l’appela. Une fois, deux fois, dix fois...En vain. Le pauvre vampire ne comprenait rien. Que s’était-il passé pendant leurs deux semaines éloignés ? Jack était-il vraiment violent ? Max semblait sûr de lui et il n’avait rien qu’il puisse faire. En deux jours il avait réfléchi à toutes les manières possibles pour tuer cet abruti de sorcier mais rien n’avait été assez efficace pour devenir un véritable plan.

Alors il était là. Désespéré, ayant bu mais n’étant même pas bourré. Il paya ses consommations, n’ayant même pas le coeur à contraindre qui que ce soit de lui payer ses verres et partit du bar où il était assis depuis quelques heures. Le soir était tombé, ou était revenu peu importe, Lorenzo ne voyait plus le temps passer. Il cherchait une solution mais l’alcool ne l’aidait vraiment pas. Et après quelques pas plutôt hésitant, il arriva enfin devant son immeuble.



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Maxwell Snyder
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J'ai : 32 ans et je suis : en couple (plus ou moins) . Mon avatar est : Jack Falahee . :

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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Ven 7 Avr - 23:08


 Can't help thinking of you

Lorenzo — Maxwell -


« I MAY DON'T WANT TO FORGET YOU »


Why are you looking for him, after he left you? With a smile?
I've never known myself as well as I know myself when I'm with him.


Un vieux disque vinyle chantait sa musique sur son instrument dans un coin. Le décor tout de bois donnait l’impression d’avoir fait un bon dans le temps, tranchant radicalement avec la modernité de la ville. Sur un des murs, une tête de cerf posait son regard hautain sur la clientèle  et semblait être le garant de l’endroit. Des odeurs délicieuses s’échappaient des grandes portes derrière lesquelles se cachait la cuisine. Sur chaque table se trouvaient des bougies dont le parfum ne gênait pas les fleurs voisines. Les menus étaient calligraphiés et les serveurs avaient cet air pincé des maîtres d’hôtels.  Une musique d’ambiance portait ses notes dans toute la salle sans déranger les conversations. Maxwell était seul dans cet environnement avec sa veste en satin. Ce n’était pas inhabituel mais, au lieu d’être absorbé par son ordinateur ou sa tablette comme il en avait l’habitude, il semblait avoir fait lui aussi un bon dans le passé. Dans ses doigts, un stylo. Sur sa table du papier. Dans son regard, de l’incompréhension. Sur ses feuilles, des ratures. Un verre de vin rougeâtre était son seul compagnon, témoin de sa perdition. Oui, le médecin était excellent dans beaucoup de domaines, intelligent comme peu pouvaient s’en vanter, d’une logique impressionnante, spécialiste de la répartie mesquine. Mais là, il était comme un adolescent un peu attardé qui devait rendre un devoir pour le lendemain.

Il avait passé la journée au bureau sans arriver à se concentrer comme ça lui arrivait souvent ces derniers temps. Le professeur Snyder était de retour à l’université et à l’hôpital après deux semaines de congé de paternité. Toutes les questions sur ses enfants l’emmerdaient profondément et son expression belliqueuse avait découragé les plus téméraires. Sur son bureau reposait dans un petit coffret le bracelet qu’il avait offert à Enzo à l’époque où ils étaient ensemble. Jack s’en était emparé un mois auparavant sous le regard de son propriétaire original sans un mot du médecin. Quand le vampire était revenu, Maxwell lui avait tourné le dos avec une violence qu’il regrettait maintenant. Devant son écran, il réfléchissait à sa situation actuelle, triste et coupable. Tout un tas d’émotions lui retournaient la tête et il ne savait plus quoi penser. Depuis plusieurs jours maintenant il savait que Jack voyait une fille. Sa réaction quand il lui en avait parlé n’avait pas été inhabituelle et Maxwell avait encore une marque rouge sur sa pommette droite.

L’après-midi, il était passé chez sa mère. Peu de gens le savaient mais, Maxwell était un véritable fils à maman et là, il avait juste envie de lui raconter ses malheurs. Pendant une heure, il lui raconta toute l’histoire, parlant de Lorenzo pour la première, se rendant compte au fil de ses mots que le vampire augustine lui manquait énormément jusqu’à ce qu’il finisse par pleurer. Ca pouvait paraître puéril ou futile mais, ça lui fit du bien de vider son sac chez sa mère comme un petit garçon.

« Le pardon est trop grand et trop difficile pour une personne. Il en faut deux. Un traitre et un trahis. Lequel es-tu ?»

« Je ne sais pas, un peu des deux à la fois j’imagine »

« La trahison et le pardon doivent être compris comme quelque chose de très semblable au fait de tomber amoureux »

« Maman laisse tomber je comprends rien à tout ça tu sais bien »

« Tu lui en veux, tu en veux à Jack, tu t’en veux à toi. Et si tu lui disais tout ce que tu m’as dit ? »

Le soir, il avait hésité longtemps avant de décider de s’habiller convenablement, tailler sa barbe au poil près comme il en avait l’habitude avant. Sa mère avait raison, ses cheveux étaient dans tous les sens, sa visite mensuelle chez le coiffeur ça faisait 4 fois qu’il l’avait oubliée. Il choisit donc de passer en vitesse chez son coiffeur en profitant pour se demander ce qu’il était en train de faire. Une chose était certaine, quand il se regarda dans le miroir avant de définitivement quitter sa maison, bracelet dans la poche, le jeune homme ressemblait beaucoup au Maxwell que Lorenzo avait rencontré un an plus tôt. En chemin, il hésita longtemps avant de décider d’acheter un bouquet de fleurs.


Sans doute aurait-il dû appeler avant de passer, ça lui aurait évité que quelqu’un d’autre qu’Enzo n’ouvre la porte. Dommage que Jack ne l’ait forcé à supprimer. Le type qui ouvrit n’était son vampire mais un type qui n’avait pas du tout l’air de comprendre pourquoi un gars avec un bouquet de fleurs venait sonner à la porte de son ami. Maxwell comprit bien rapidement que celui qu’il était venu voir était sorti mais se posait toute une série de question sur le type face à lui.

« T’es venu voir Enzo … avec des fleurs ? »

Comme à son habitude, le médecin ne savait pas trop comment interpréter le ton de la voix de son interlocuteur anonyme et se demandait s’il n’était pas tout simplement tombé sur son remplaçant. Dépité, il ne tarda pas à s’en aller et c’est comme ça qu’il échoua dans ce restaurant de quartier. Le papier, c’était simplement pour laisser un mot à Lorenzo. Maxwell avait décidé de suivre les conseils de sa mère et de dire tout ce qu’il avait sur le cœur. Malheureusement, il n’était pas doué avec les mots et enviait le talent de son vampire d’écrire une chanson dès que le moindre petit effluve sentimental. Résultat, il passa plus de trois heures sur cette table à écrire, barrer et recommencer. Frustré de son incapacité à trouver les bons mots, il finit par ranger son matériel et sortir du restaurant.

De nouveau devant la porte du vampire, il hésita un moment avant de déposer deux feuilles de papiers et le bracelet en argent. Le message était sans doute maladroit mais, terriblement sincère et authentique. Il avait pris le peine de parler de tout, depuis leur première rencontre jusqu’aux derniers moments dans le restaurant. Il n’avait pas oublié de lui dire à quel point il était désolé de l’avoir rejeté, abandonné alors qu’ils avaient besoin l’un de l’autre. Au final, le médecin décida de laisser le bouquet de fleurs, tant pis si l’autre imbécile n’était pas content. Déçu de cette soirée, il appuya sur le bouton de l’ascenseur et attendit, n’ayant pas la motivation de redescendre toutes les marches.

Lorsque les portes de métal s’ouvrirent, il se figea. C’était Enzo qui rentrait chez lui. Il ouvrit la bouche, sans savoir parler. Ca, il ne s’y attendait pas même si c’était assez  prévisible. Après tout, le vampire était chez lui. Maxwell le détailla et son regard s’illumina un peu, Lorenzo était toujours aussi beau. Le cœur du médecin battait tellement fort qu’il se sentit ridicule. Au final, il se ressaisit sinon il allait rester là comme un con pendant des heures.

« Joyeux anniversaire », commença-t-il. En effet, c’était l’anniversaire du vampire qui ajoutait un an à son éternité.

« Je … j’étais venu pour … te dire ça »

D’un coup, il se sentit ridicule d’avoir laissé la lettre, le bracelet et les fleurs sur le pas de la porte.

« Voilà … », termina-t-il en soupirant, visiblement mal à l’aise.

Il se rappela alors l'autre crétin qui squattait l'appartement du vampire. Maxwell ne savait toujours pas ce qu'il était censé penser de lui et se sentait déjà menacé (et il n'avait pas encore vu le voisin ...). Il en profita pour poser la question, histoire de repartir moins con qu'il n'était arrivé.

« C'est ton nouveau petit ami j'imagine », il désigna la porte dans son dos histoire de bien indiquer qu'il était au courant de la présence du beau brun dans l'appartement. Ça l'énervait, il n'était pas censé s'énerver mais, la colère montait doucement à l'idée d'être remplacé. C'était plutôt hypocrite de sa part sachant que Jack le croyait chez son père.

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Lorenzo Melanoti
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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Mer 26 Avr - 16:25

Can't help thinking of you

ft. Lorenzo & Maxwell


« I may don't want to forget you »
Les yeux vers le trottoir, le vampire marchait comme un robot un peu cassé. Il n’avait pas bu assez pour être bourré mais assez pour en sentir les effets. Sa consommation d’alcool était à l’image de sa vie, cassée. Oh en 142 ans il en avait connu des problèmes et des douleurs.  Il avait été abandonné tant de fois qu’il ne pouvait plus les compter et à force, Lorenzo s’entraînait tout seul dans ce genre de galère. Un jour il s’était attaché à une fille, qui l’aimait sincèrement mais il était parti. Il n’avait pas voulu risquer qu’on l’abandonne et avait abandonné avant. Mais jamais ne s’était-il laissé allé comme il se laissait aller avec Maxwell. Il avait confiance en lui et après avoir rompu, après tout ce qu’ils avaient vécu, cette lueur d’espoir avait été brisé bien trop fortement. Le vampire n’avait plus rien et se sentait piégé dans une boucle infini. A chaque fois c’était la même chose, il était seul, il était triste, quelque soit la raison, sa responsabilité ou non, ça finissait toujours de la même façon.

Tapant dans un caillou, Lorenzo marchait sans but. Il n’avait pas envie d’aller chasser, pas envie de rentrer, pas envie d’aller en cours...Il n’avait envie de rien en particulier, tout lui semblait inutile. Ses pas le menèrent finalement jusqu’à son propre immeuble où il allait sûrement s’affaler dans son canapé, devant la télé avec une pizza, jusqu’au jour suivant et ainsi de suite. Il laissait simplement les jours passer. Arrivé dans le hall, le vampire n’eut pas la foi de prendre l’escalier et appuya sur le bouton de l’ascenseur. Rentrer chez lui, c’est encore tout ce qui lui restait. Un chez-lui. Un appartement plutôt canon en plus, dans un quartier aisé pas très loin du centre ville et de la fac. Quand le Ding de l’ascenseur résonna, il s’apprêta à marmonner un « b’soir » à l’un de ses voisins, sans grande conviction mais quand les portes s’ouvrirent finalement, il resta figé.


Maxwell était devant lui, bien habillé, bien coiffé, magnifique en d’autres termes. Le vampire entendit le coeur de son humain accélérer furieusement alors qu’il sortait de la cage d’ascenseur et l’un comme l’autre restèrent là, sans savoir quoi dire. C’était la première fois qu’ils se voyaient d’aussi près depuis que Maxwell avait claqué la porte au nez du vampire. Ils se voyaient en cours, de loin, mais Lorenzo prenait bien soin de partir le premier de l’amphithéâtre. Le voir aussi longtemps sans pouvoir l’approcher ou faire quoi que ce soit après avoir été recalé lui était insupportable, encore pire qu’au début de l’année lorsqu’ils avaient rompu. Et après un long silence, le médecin prit enfin la parole.

« Joyeux anniversaire »

Etonné, le vampire leva un sourcil. Sérieusement ? Son anniversaire ? Il ne l’avait même pas capté. Personne ne lui avait souhaité (il faut dire que peu de gens connaissaient la date) et il n’avait pas regardé les jours depuis bien trop longtemps. Alors comme ça on était le 12 Mars ? Et il avait 144 ans ? Le temps passe vite quand on s’amuse (et surtout quand on en passe la moitié dans une cage). Il s’apprêtait à le remercier, sans grande effusion quand il le vit se mordre un peu la lèvre, comme si quelque chose l’embêtait.

« C'est ton nouveau petit ami j'imagine »

Kezako ? Lorenzo ne comprit pas tout de suite, même quand Maxwell lui montra la porte derrière lui. De qui parlait-il ? Mais brusquement, la présence de son meilleur ami lui revint en mémoire. La dernière fois qu’ils s’étaient eut au téléphone, Damon avait vite repéré que quelque chose n’allait pas et avait décidé de s’incruster pour une semaine ou deux. Ce n’était pas si mal, de ne pas vivre seul. Enzo avait quelqu’un avec qui boire et partager ses pizzas. Quand le vampire vivait en Virginie, ils se voyaient souvent, pour se raconter leurs vies, parler de tout et de rien autour d’un verre ou sauver le monde d’une possible invasion de sirènes. Bref, la vie était différente ici et Enzo était plutôt content qu’il soit là. Sa vie était un peu moins vide. Bon visiblement, Maxwell l’avait rencontré, sûrement en frappant à la porte de son appartement puisque cette feignasse de vampire n’avait pas suivi Enzo ce soir. Dans la voix de Maxwell, on pouvait sentir une pointe de jalousie mais le vampire ne la releva pas, persuadé qu’il se trompait puisque le médecin ne voulait pas de lui. Il avait été très clair.

Lorenzo – Non. répondit-il, d’une voix grave, plus grave qu’à son habitude. C’est Damon. Mon meilleur ami. De Virginie.

Ce nom était déjà passé dans leurs discussions, Maxwell savait donc parfaitement qui était Damon et leur histoire. Il prononça seulement un « Oh. » et un nouveau silence s’imposa dans le hall. C’était gênant et aucun ne savait vraiment quoi dire.

Lorenzo – Et merci..Pour mon anniversaire.

En quelques secondes, le vampire comprit que Maxwell était monté, qu’il avait frappé et qu’il était tombé nez à nez avec Damon. Alors il tenta, pas très sûr de lui.

Lorenzo – Tu veux monter un peu ?..

Il s’attendait à se manger un nouveau vent mais au lieu de ça, heureusement pour lui, Maxwell accepta. Les deux hommes montèrent alors dans l’ascenseur et les deux étages furent le moment le plus gênant possible. Aucun n’osait parler ou même se regarder et le Ding indiquant l’arrivée fut leur libération. Sur le pas de la porte, un bouquet de fleurs, un petit coffret et deux feuilles. Etonné, Enzo se retourna vers Maxwell qui prit précipitamment le tout dans ses mains avant de lui tendre.

« Oh hum...C’est pour toi. »

Lorenzo – ..Vraiment ?

Le médecin acquiesça et le vampire récupéra le tout, regardant les feuilles qui semblaient être une lettre et ouvrant le coffret contenant...Son bracelet. Le gris. Celui que Jack lui avait prit alors qu’il était en cage et amnésique (ce qui n’est pas pratique pour se défendre). Surpris et touché, le vampire leva les yeux vers le médecin.

Lorenzo – ...Merci...Je...

Il n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit d’autres que sa porte d’entrée s’ouvrit brutalement.


Damon – Je savais bien que j’avais entendu des voix. Restez pas dehors toi et...Casanova.

Il eut un petit sourire moqueur envers Maxwell, le bouquet qui trônait maintenant dans les bras d’Enzo et Enzo lui même. Entrant donc dans l’appartement, Lorenzo posa ses cadeaux pour pouvoir y revenir tranquillement plus tard et prit la parole avant que la situation ne devienne trop gênante. (en tous les cas, plus que ça ne l’était déjà).

Lorenzo – Maxwell, voici Damon. Et Damon, Maxwell, mon ex.

Bien évidemment le vampire aurait largement préféré le présenter comme son actuel petit ami mais on ne peut pas tout avoir.

Damon -…On a tous besoin d’une bière je crois !

Et pendant que le plus vieux vampire alla chercher trois bières, Enzo invita Maxwell à s’asseoir dans le salon. De loin, Damon lança un :

Damon – Et tu fais quoi dans la vie Maxwell ? , histoire de détendre l’atmosphère.

Dommage que l’humain soit le prof d’Enzo à l’université, un médecin Augustine et le petit-fils de l’ancien bourreau de Damon. Ça, c’est quelque chose qui n’allait pas vraiment détendre l’atmosphère.



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Maxwell Snyder
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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Mar 2 Mai - 23:37


 Can't help thinking of you

Lorenzo — Maxwell -


Why are you looking for him, after he left you? With a smile?
I've never known myself as well as I know myself when I'm with him.


« If the left brain is the interpreter of the reality, and the one who tells us who we are, the what is your story ? »

L’esprit humain était d’une telle complexité qu’il était le gagne-pain de nombreux charlatans qui abusaient des faiblesses des plus idiots pour se fantasmer un quelconque pouvoir. Personne ne pouvait échapper à cette complexité exponentielle. Chaque insignifiant détail était lu et interprété, chaque instant de la réalité était réécrit dans des mémoires d’une complexité métaphysique. Chacun de ces infimes souvenirs venait colorer une émotion jusqu’à son explosion à la conscience. Personne n’y échappait. D’ailleurs, puisque la providence avait teint le genre humain de nuances d’ironie, c’était souvent ceux dont le cœur semblait fait de glace qui disposaient d’énigmes mentales encore plus complexes. C’était derrière des yeux marmoréens que l’âme se tordait le plus dans une danse enflammée au rythme des échos des autres trop proches. L’inconnu et la peur gangrénaient leur cœur en leur susurrant que rien de tout ça n’avait d’importance. Mais, le défaut est l’ancre de l’être humain. Aucun regard insensible ne pouvait le rester pour l’éternité. Ainsi, il suffit d’un seul instant, d’un seul mot, d’un seul décor pour que le marbre se fissure, mettant à nue une âme meurtrie. A nue devant les autres mais, encore plus devant soi même.

Ainsi, depuis plusieurs mois maintenant, Maxwell était à nu. Cette soudaine prise de conscience de son existence émotionnelle englobant un simple câblage de nerfs avaient fait des ravages. Mais, dans ces terres désolées, il avançait, titubant, trébuchant à travers la fumée, comme un aveugle qui cherche le soleil. Avec Jack, il avait pris un chemin doré qui l’avait propulsé dans un précipice. Le simple acte de sa présence devant Enzo et cette lettre sur son pallier montraient qu’il avait compris qu’il y avait mieux que l’abysse.

D’ailleurs, son vampire semblait vide de toute énergie. Ses yeux étaient éteints et il avait perdu de sa superbe. Maxwell s’en sentait responsable mais, cette constatation ne venait pas nourrir son anxiété, loin de là. Si Lorenzo était dans cet état à cause de lui, c’était bien que les mots de Jack n’avaient été que des mensonges.

– Non. C’est Damon. Mon meilleur ami. De Virginie.

Maxwell hocha la tête. Ce nom lui était familier tant le vampire lui en avait parlé. Ainsi c’était lui le fameux meilleur ami. C’était un soulagement qui le fit esquisser un petit sourire. C’était égoïste mais, tant pis.

– Et merci … Pour mon anniversaire.

Maxwell sourit en simple réponse. Même s’il était heureux d’être là face à lui, même le jeune médecin n’était pas assez nul en émotions pour ne pas se rendre compte qu’il y avait une tension entre eux. C’était normal. Ils n’étaient plus ensemble, ne s’étaient pas parlé depuis un long moments et Maxwell lui avait carrément dit d’aller se faire foutre. Malgré tout ça, Enzo l’invita :

– Tu veux monter un peu ?..

Le sorcier sourit et rigola même un peu avant de se rendre compte que le vampire parlait des étages et pas de lui. Raté. Bien évidemment, il accepta. Après tout, c’était bien la raison de sa présence. Dans l’ascenseur, des images de leur première rencontre s’imposèrent à son esprit. C’était presque là même chose, tous les deux ivres se rendant vers l’appartement du vampire. Du coup, la distance entre eux n’en était que plus lourde et difficile.

Devant l’appartement, Lorenzo bugga sur les présents que son ex lui avait laissés. Maxwell s’empressa de les récupérer pour lui tendre en mains propres. Voir le regard de son ancien amant s’illuminer lui réchauffait le cœur. Tous les problèmes imaginables avec Jack valaient ce seul instant.

– ...Merci...Je...

Maxwell sourit et s’approcha pour l’embrasser. Enfin, ça c’est ce qui se passa dans sa tête. Dans la réalité, la porte s’était ouverte et il n’avait même pas fait un pas. Mon Dieu, cette soirée allait mal finir.

– Je savais bien que j’avais entendu des voix. Restez pas dehors toi et...Casanova

C’était toujours le même type, celui qui avait ouvert la porte à Maxwell quelques heures plus tôt. Son regard moqueur ne le dérangeait pas. De toute façon, il ne pensait qu’à Enzo. Ils entrèrent tous et l’anglais déposa ses cadeaux pendant que son invité observait l’appartement. Même s’il était bien différent de son ancien, quelques intemporel restaient là, sa guitare, une verrière pleine de bourbon, des armoires remplies de bouffe et un peu de désordre.

– Maxwell, voici Damon. Et Damon, Maxwell, mon ex.

Maxwell tiqua sur ce terme, presque blessé. Ce n’était que la vérité mais, à cet instant précis, il comprit qu’il ne voulait pas de cette réalité. Pendant plusieurs secondes, il resta les yeux dans le vide, l’air perturbé et effrayé. Tout était clair dans sa tête désormais. Il ne voulait pas être l’ex de Lorenzo et le copain de Jack mais, le copain de Lorenzo et l’ex de Jack. Alors qu’il reprenait le contact à la réalité, il se rendit compte que Damon lui posait une question.

– Et tu fais quoi dans la vie Maxwell ?

Alors qu’il allait poliment lui répondre d’aller se faire foutre et de le laisser réfléchir en paix au bordel son nom qu’était sa vie, il se rappela que cet abruti de squatteur était sans doute une des personnes les plus importantes de la vie de Lorenzo. Ainsi, il allait devoir se comporter comme une personne sociable, voir sympathique. Quelle horreur.

« Je suis médecin, diagnosticien et neurologue », répondit-il, se doutant que c’était pas une bonne idée d’évoquer son côté augustine.

Il eut en réponse un sourire en coin et un air moqueur

- Ah ouais je vois, le soin, l’amour de son prochain tout ça tout ça

« Nan j’aime juste disséquer des gens »

Voilà, il avait tenu cinq secondes. Face au regard circonspect de Damon et amusé de Lorenzo, il se sentit obligé d’ajouter :

« Des gens morts hein … Les vivants on les met juste dans des IRM »

Au moins, ça avait détendu l’atmosphère. Résultats, ils continuèrent à discuter tous les trois et Maxwell faisait son maximum pour ne pas paraitre désagréable alors que, tout ce qu’il voulait, c’était parler seul à seul avec Lorenzo. Mais, plus les heures avançaient, plus les verres étaient engloutis, plus il avait envie d’autre chose. L’occasion se présenta quand tout le monde décida d’aller dormir et que Lorenzo décida que son ex n’était pas en état de rentrer tout seul. Alors qu’il aurait pu le laisser s’endormir sur le canapé, ils finirent dans la chambre principale. Evidemment, dans le lit, le médecin ne se gêna pas pour se rapprocher, oubliant qu’avec ses côtes cassées il était privé d’activités physiques. Au moment où il posa sa bouche sur celle du vampire, il fut définitivement certain que c’était ce qu’il voulait. Il lui offrit un baiser bouillant, gardant sa main dans sa nuque. Lorsqu’il se recula c’était avec son éternel sourire maléfique. Son regard brillait de désir et il ne put s’empêcher de penser à leur première fois et de lui rappeler :

« J’aime bien. J’aimerai toujours », ses yeux fixés dans les siens.

Il recommença à l’embrasser, décidant de rattraper le temps perdu, passant au-dessus de lui. Malheureusement une porte s’ouvrit, Damon avait visiblement une question.

- Est-ce que …

« Désolé, tout le sang de son corps est parti dans un autre endroit que son cerveau et il faut que je m’en occupe. Reviens dans une heure », répondit Max sans aucune considération pour l'intrus qui disparut tout aussi vite.

Il ne perdit pas une seconde de plus et recommença à l’embrasser avant de lui souhaiter encore un joyeux anniversaire et de disparaitre plus bas, sous la couette.

Son réveil fut aussi agréable que confus. Il sentit une série de baisers sur sa peau et pensa à Jack dans un premier temps. En ouvrant les yeux, son sourire s’agrandit. C’était bel et bien son vampire qui était là, dans toute sa splendeur.


En se calant contre lui, le médecin perdit son sourire, sentant une douleur lancinante sur son flanc droit.

- Quelque chose ne vas pas ?

La grimace du sorcier était une réponse toute trouvée. Il toucha difficilement ses côtes essayant de savoir si les os qui n’avaient pas encore cicatrisés s’étaient de nouveau brisé.

« J’ai des côtes cassées et je n’étais pas censé avoir d’activité physique. Je pense qu’elles se sont recassées mais, c’est moins grave que la première fois »

Effectivement, cette fois il n’était pas en sang et n’avait pas de réelle difficulté à respirer. De plus, les circonstances étaient complètement différentes. D’ailleurs, il évita de répondre toutes les fois où Enzo lui demanda comment il s’était cassé autant d’os d’un coup. Le vampire n’était pas un enfant de cœur et savait que ce n’était pas une mauvaise chute. Il continua à éviter la question même quand il était assis torse nu sur une table d’auscultation aux urgences de l’hôpital. Le service était d’ailleurs assez calme et les infirmières à côté de Maxwell étaient occupées à papoter :

- Je n’arrive pas à croire qu’elle l’a trompée, quelle salope. Jamais je ne pourrais faire ça moi ! »

Et, comme toujours, Maxwell ne put s’empêcher de se mêler de ce qui ne le regardait pas :

« Normal, pour ça il faudrait que deux personnes te trouvent attractive et en même temps en plus »

Résultat, il reçut un regard noir et une piqure d’antidouleurs tout à fait douloureuse. Maxwell râla et lorsque la doctoresse arriva, il ne put s’empêcher d’être désagréable de nouveau :

« C’est plus ce que c’était le service dans cet hôpital. Tu sais qu’en tant que membre du personnel je ne suis pas censé attendre une heure »

La jeune femme se pencha pour palper les côtes douloureuses et pris un malin plaisir à lui répondre.

- Oh oui, tout le monde te connait ici. D’ailleurs, on a joué à pile ou face qui avait le malheur de venir s’occuper de toi. C’est pour ça qu’on a pris un peu de temps … ça va je pense que c’est juste un peu traumatisé. Au moins la plaque n’a pas bougé et le poumon n’est perforé. Et tu as quoi à la joue ? C'est ouvert non ? Ton nez ça va mieux de l'autre fois ? On dirait qu'il a bien cicatrisé.



Il ne répondit pas à la question à propos de sa blessure à la joue ni à sa remarque sur son nez cassé. L'autre fois en question c'était lorsque Jack avait découvert qu'il allait voir Enzo en secret. Sa collègue s'occupait de regarder si l'ouverture de sa joue risquait de s'infecter, marmonnant qu'il lui faudrait sans doute un point de suture pour éviter une cicatrice par après. En plus de la joue, il avait un large hématome sur son bras gauche. Ca aussi, c'était de la part de Jack. Et, encore une fois, il n'avait pas envie de l'expliquer à Enzo. Il choisit de recentrer la conversation sur ses côtes.

« Ouais merci, ça je suis au courant. Six ans de médecine pour dire à un type qui respire normalement qu’il n’a pas le poumon perforé »

- Ça faisait un moment qu’on ne t’avait pas vu si déchaîné. Un évènement particulier qui te mette en joie du genre un enterrement, des enfants morts ? Peut-être une nouvelle forme de cancer ?

« J’ai renoué avec mon petit ami »

Elle se pencha pour voir Enzo, assis sur une chaise à côté du médecin le plus connu de l’hôpital.

- Oh … Je comprends mieux comment tu t’es fait ça …

C’était la première fois que Maxwell présentait Lorenzo comme son petit ami. En fait, ils n’avaient même pas parlé de cet aspect de leur relation. Le médecin n’avait même pas réfléchi pour donner sa réponse mais, un petit sourire tendre éclaira son visage quand il regarda son vampire assis à ses côtés.

- Quand Maxwell sourit, un chiot meurt … , déclara sa collègue ébahie par le spectacle sous ses yeux. Le célèbre Maxwell se retrouvait tout à fait attendri par son petit ami. Le petit ami officieux. En ce qui concernait l’officiel, ce n’était pas le même genre de ressentit.


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Lorenzo Melanoti
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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Jeu 11 Mai - 21:22

Can't help thinking of you

ft. Lorenzo & Maxwell


« I may don't want to forget you »
Depuis qu’ils étaient rentrés dans l’appartement, Enzo ne pouvait pas s’empêcher de jeter des regards à son ancien amant. Il ne savait pas vraiment ce qu’il faisait là surtout. Quelques semaines plus tôt, il lui avait claqué la porte au nez, en précisant bien qu’il ne voulait plus le revoir et le voilà, cadeaux à la main, beau costume, lui souhaitant un anniversaire que lui-même avait oublié. C’était totalement contradictoire avec l’idée qu’Enzo s’était faite ces derniers jours et clairement c’était contradictoire avec ce que Maxwell lui-même avait dit. Et maintenant qu’ils en étaient là, il regrettait la présence de Damon, il aurait largement préféré lui parler seul à seul et comprendre la situation. D’ailleurs, c’est son meilleur ami qui avait tenté de détendre l’atmosphère un peu pesante en lui demandant ce qu’il faisait dans la vie. Eh bien...Il n’était pas sorti de l’auberge comme on dit.


Le jeune médecin expliqua rapidement son poste et Damon, comme à son habitude, se moqua légèrement. Pour une fois, le vampire centenaire était plutôt calme et même assez agréable. Sans doute en avait-il marre de voir Lorenzo comme une loque passant de son canapé au bar. Le fait que quelqu’un vienne le voir en dehors de lui-même était une bonne nouvelle, en soit. Il n’avait peut être pas compris que Maxwell était le responsable de son état mais après tout, ce n’était pas si important….Et puis il n’avait pas envie que Max passe par la fenêtre.

« Nan j’aime juste disséquer des gens »

Damon manqua de s’étouffer avec sa boisson tandis que Enzo esquiva un petit sourire amusé. Il était habitué à ce genre de répliques avec Maxwell, ça ne le choquait même plus. Et Damon n’était pas franchement du genre choquable non plus mais il ne s’y attendait pas. Maxwell était de ce genre, imprévisible. Et socialement son intégration était difficile ce qui explique son manque d’entourage...Ou peut être que ça avait quelque chose à voir avec son mauvais caractère. Ou quelque chose comme ça. En tous les cas, le médecin se sentit obligé d’expliquer qu’il parlait de personnes mortes. Oui, quand on parle de dissection, ça aide que la personne soit morte effectivement. Finalement, la conversation s’engagea plutôt naturellement et les verres d’alcool passèrent également. Enzo, qui avait déjà pas mal bu avant commença assez rapidement à voir flou mais essaya de garder contenance quand Damon annonça qu’il allait se coucher et que Maxwell se leva pour récupérer sa veste.

Enzo – Tu es venu à pied ?

« Non j’ai ma voiture en bas. »

Enzo – Tu vas pas conduire dans cet état. Reste cette nuit, tu rentreras demain matin.

Bizarrement (hum), Maxwell ne mit pas longtemps à accepter de rester et Damon répliqua aussitôt que le canapé était à lui et qu’il n’y avait AUCUNE chance pour qu’il dorme avec Enzo. #SoDenzo. Les deux ex-amants échangèrent un regard et Enzo proposa, en toute innocence (mais oui bien sûr) de dormir ensemble. Après tout, ce n’est pas comme si c’était la première fois. Et une fois torse nu, Lorenzo se mit dans le lit, près de Maxwell. Au tout début, il regardait juste le plafond, sans vraiment savoir comment réagir. Evidemment qu’il était habitué à dormir avec le médecin et évidemment qu’en général, il savait quoi faire mais là...Ils n’étaient plus ensemble et Maxwell avait beaucoup bu. Lui aussi mais métabolisme vampirique oblige, il savait ce qu’il faisait. Les bras le long du corps, la respiration calme, il ne bougea pas jusqu’à sentir Maxwell se rapprocher tout doucement et leurs mains se frôler. Petit à petit, Lorenzo prit la main de son ex petit ami et tourna la tête vers lui, dans un même mouvement que son voisin de lit. Leurs regards se croisèrent, éclairés par la lune qui éclairait à travers la fenêtre dont le rideau n’avait pas été fermé. Et le médecin se redressa très légèrement, se rapprochant du visage de son ex et déposant doucement ses lèvres sur les siennes, passant une main dans sa nuque. Ce contact provoqua un long frisson dans le dos du vampire qui intensifia le baiser, certain que personne ne pourrait lui faire ressentir ce que Maxwell lui avait toujours fait ressentir. Il l’aimait...Oh oui il l’aimait. Rien ne pourrait changer ça. Il était retombé amoureux amnésique, il le referait, dans n’importe quelle situation, n’importe quel monde, n’importe quand. Son corps tout entier lui hurlait qu’il lui avait manqué et que ce baiser réveillait ses sens, à l’agonie depuis des semaines. Lui qui avait été sans vie depuis leur altercation se sentait revivre. Et quand le médecin se sépara, il resta pantois.

« J’aime bien. J’aimerai toujours »

Un sourire immense se dessina sur le visage du vampire qui se rappelait évidemment de leur première rencontre, dans ce bar, en Virginie. Enzo était seul (pour changer), Maxwell était là, à jouer aux échecs pour passer le temps. Leur connexion avait été évidente et l’alcool aidant, leur nuit ensemble aussi avait semblé évidente. Bon l’enchaînement d’emmerdes arrivées ensuite n’était pas forcément obligatoire mais les voilà, des mois après, dans le même lit, à se regarder avec plus d’amour qu’Enzo n’en avait jamais ressenti pour personne. Et fina lement ils s’embrassèrent, encore et encore, jusqu’à ce que Maxwell passe au dessus de lui et que les deux profitent totalement de se retrouver, célébrant à l’occasion l’un des plus beaux anniversaire du vampire, voir le plus beau. Retrouver Maxwell est tout ce dont il avait besoin.

Le lendemain matin...

Quand le vampire centenaire se réveilla, il entendit une respiration calme à côté de lui et tourna la tête pour apercevoir Maxwell, paisiblement endormi. Tendrement, il replaça une mèche de cheveux qui tombait sur son visage...Qu’est-ce qu’il pouvait être beau quand il dormait. Doucement, il s’approcha et déposa des baisers sur son front, son cou, son épaule et retourna s’allonger quand il le sentit s’éveiller, lui souriant tendrement. Heureusement pour lui, le médecin lui rendit son sourire, visiblement ravi de le voir à côté de lui. Leurs retrouvailles n’auraient pas pu être plus belle et malgré tout les problèmes qu’ils avaient...Ce moment était suspendu, au-delà du temps. Et Maxwell se déplaça très légèrement pour se caler contre lui, comme ils en avaient l’habitude quand ils étaient en couple mais le médecin grogna et grimaça de douleur. Alors ça par contre, ce n’était pas habituel et ce malgré leurs ébats d’hier soir (Enzo n’était pas si violent).

Enzo – Quelque chose ne va pas ?

Il vit Maxwell se redresser avec difficulté et toucher ses côtes, visiblement très douloureuses.

« J’ai des côtes cassées et je n’étais pas censé avoir d’activité physique. Je pense qu’elles se sont recassées mais, c’est moins grave que la première fois »

La première fois ? Quelle première fois ? Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Il lui posa la question pendant une bonne demi-heure et tout ce qu’il eut comme réponse c’est « une mauvaise chute ». Une mauvaise chute ? Il était tombé d’un immeuble ou quoi ? Le vampire avait l’habitude de casser des os (ouh que c’est creepy), ce n’était pas à lui qu’on allait faire croire qu’une simple chute pouvait casser autant de cotes. Mais il ne fit pas d’histoires et l’emmena (évidemment) l’hôpital, inquiet mais gardant ses interrogations pour lui. Peut être s’était-il fait renverser par une voiture ? Mais dans ce cas, pourquoi ne pas juste l’avouer ? Quelque chose n’allait pas. Et ce sentiment ne le quitta pas, tout le long de son auscultation (le médecin était d’ailleurs particulièrement en forme aujourd’hui). L’infirmière parla d’une plaque, de son nez, de sa joue ouverte...Une liste déjà bien trop longue pour le vampire. Il entendit Maxwell l’appeler « son petit ami » et lui adressa un sourire tendre, ne pouvant pourtant pas s’empêcher de s’interroger et surtout de s’inquiéter. Quand l’infirmière se leva, il s’approcha de Maxwell, laissant l’autre sortir avant de le regarder.

Enzo – Comment tu te sens ?

« Ça va. J’ai hâte de partir d’ici, dès qu’elle aura fini de remplir les paperasses administratives...Tout ça pour un diagnostic que j’aurais pu faire moi-même. »

Enzo eut un petit rire amusé et l’embrassa sur le front.

Enzo – Est-ce que ça te dérange si je vais me chercher à grignoter dans la salle d’attente ? On a pas déjeuner..

« J’avais oublié que tu passais ta vie à manger. »

Maxwell eut à son tour un sourire et l’attira doucement à lui pour l’embrasser. Tout était parfait...Comme s’ils étaient vraiment ensemble.

« Sois pas trop long hein ?  »

Enzo – Promis, je reviens tout de suite.

Et en l’embrassant légèrement une dernière fois, il disparut dans le couloir, une idée en tête. Non pas d’aller chercher à manger mais de chercher l’infirmière qui venait de s’occuper de Maxwell. Et elle ne fut pas longue à trouver, dans une autre aile de l’hôpital, quelques couloirs plus loin. Sans ménagement et sans se prendre la tête, il l’obligea à lui révéler l’emplacement des dossiers médicaux (l’hypnose hein, pas de panique). Une fois ceci fait, il s’y rendit, vitesse vampire et ne perdit pas de temps pour entrer et trouver celui qui l’intéressait. La sécurité de nos jours ce n’est plus ce que c’était. Il n’avait eu besoin que de contraindre un médecin de l’accompagner et d’oublier après et voilà le travail. Et une fois le dossier en main, il parcourut les lignes récentes aussi vite que possible et ouvrit la bouche au fur et à mesure qu’il lisait. La liste des blessures étaient impressionnante. Bassin déplacé, lèvre fendue, nez déboîté, épaule démise, poignet tordu..Et de nombreux traumatismes internes mineurs, des hématomes sur l’ensemble du corps. La liste était trop longue...Il avait eu raison de s’inquiéter, quelque chose se passait. Quelque chose de pas net. Aussi ferma-t-il le dossier avant de le ranger et de repartir aussi sec, bien décidé à avoir une petite explication avec le médecin. Mais une fois arrivé près de la chambre...Il croisa le regard de Maxwell et recula. Il avait l’air inquiet et devant lui, Jack, son « petit ami » officiel. Une infirmière était là aussi, expliquant.

- J’ai pensé qu’il était préférable d’appeler votre contact d’urgence, pour vous ramener.

Le « contact d’urgence » qui n’était autre que Jack remercia poliment l’infirmière.

Jack – Je t’attends dans la salle d’attente.

Et avec un sourire bien trop poli pour être honnête, le sorcier s’en alla, sans voir Enzo qui n’était pourtant pas loin. Profitant de l’occasion, Enzo s’engouffra dans la chambre de son médecin et ferma la porte derrière lui.

Enzo – Qu’est-ce qu’il fout là lui ?

« Officiellement c’est encore mon copain... »

Le vampire garda pour lui la colère qui lui montait au nez mais Maxwell la remarqua, évidemment, il remarquait toujours tout quand il s’agissait d’Enzo.

« Est-ce que tu peux m’attendre dans la voiture, dehors ?  »

Enzo – T’es sûr de pas vouloir rentrer avec ton mec ?

Bon, pour ce qu’il est de dissimuler sa jalousie, ce n’était vraiment pas ça. Mais c’était plus fort que lui, il ne pouvait pas concevoir que ce mec soit le copain de Maxwell et pas lui. Après tout ce qu’ils avaient traversé c’était injuste et ils venaient juste de se retrouver...Oui définitivement, ce n’était pas juste.

« Tu me fais confiance ?  »

Bien obligé de répondre oui, Lorenzo grommela un petit « ouais » et récupéra sa veste. Il n’avait pas oublié ce qu’il avait lu dans son dossier médical, tout ce qu’il lui cachait. Ils avaient beaucoup de choses à se dire mais pour l’instant, il décida de lui faire confiance et s’en alla par derrière sans croiser Jack évidemment, pour retourner dans sa voiture et attendre le médecin.

Quelques longues minutes plus tard, Enzo leva la tête et vit le sorcier sortir de l’hôpital, l’air énervé, les poings serrés. Le vampire ne bougea pas. Il avait promis à Maxwell qu’il lui faisait confiance et qu’il l’attendait, c’est ce qu’il allait faire. Et c’est ainsi qu’un peu plus tard, le médecin sortit lui aussi de l’établissement et le rejoignit à sa voiture. Il se pencha vers lui pour l’embrasser mais grimaça de ses côtes cassées.

Enzo – Tout va bien ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

« Je te raconterais, on peut rentrer ?  »

Enzo – Tu veux que je te ramène chez toi ?

« Non, chez toi.

Le vampire eut un sourire, heureux de pouvoir rester avec Maxwell encore quelques temps. Bon il ne pouvait pas se douter que son médecin vivait avec Jack surtout mais ce n’était peut être pas utile de le lui dire...Sur la route, Lorenzo ne put pas s’empêcher de lui poser des tonnes de questions sur ce qu’il s’était passé et c’est ainsi que Maxwell annonça sa « rupture » avec son officiel petit ami. Le vampire ne cacha pas sa joie, un grand sourire sur le visage. Ils parlèrent ainsi de la rupture pendant quelques minutes jusqu’à arriver finalement à l’appartement. Damon n’étant pas là, ils profitèrent d’être tous les deux pour s’embrasser et profiter de leur retrouvailles mais vu les côtes de Maxwell, Lorenzo resta tranquille. D’ailleurs, en parlant des côtes…

Enzo – Il faut qu’on parle Max.

« T’as toujours su gâcher les bons moments toi.  »

Au vu de la moue boudeuse de son vampire, il leva les yeux au ciel.

« C’est bon je plaisante, qu’est-ce qu’il y a ?  »

Enzo – Comment tu t’es fait ça ? Tes côtes.

Le médecin détourna les yeux, gêné. Alors Lorenzo enchaîna.

Enzo – Et ton nez ? Ta joue ?

Toujours aucune réponse.

Enzo - Max...

« C'est rien du tout.  »

Enzo soupira mais abandonna. Il venait de retrouver Maxwell et n'avait aucune envie de gâcher leurs retrouvailles -erm- alors il embrassa doucement le médecin sur la joue et lui souffla un "d'accord, comme tu veux". Maxwell était tendu, pas super content d'avoir eu autant de questions mais Lorenzo lui proposa de regarder un film, juste tous les deux. Et rapidement, les deux amants finirent l'un contre l'autre, main dans la main, profitant de ce moment de détente à deux, sans personne pour les déranger, Lorenzo caressant doucement du pouce la main de l'homme à côté de lui.



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Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell

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