Divine Comédie


 
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 Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell

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Maxwell Snyder
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Dr House


J'ai : 32 ans et je suis : en couple (plus ou moins) . Mon avatar est : Jack Falahee . :

et j'ai posté : 363 messages depuis que j'ai rejoint le forum le : 11/09/2016 Je n'oublie pas de remercier : dreamy., dailyjackfalahee pour mon profil et j'ai : 993 points. Dernier petit détail, je joue également : Tennessee & Rika Inventaire : : Renard à neuf queues
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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Sam 13 Mai - 0:05


 Can't help thinking of you

Lorenzo — Maxwell -


Why are you looking for him, after he left you? With a smile?
I've never known myself as well as I know myself when I'm with him.


« If the left brain is the interpreter of the reality, and the one who tells us who we are, the what is your story ? »

Maxwell était toujours là, assis sur la table d’auscultation, plus intéressé par Enzo que par l’infirmière qui s’attelait à entourer son torse d’un bandage. D’ailleurs, le vampire s’en alla, dans sa quête éternelle de nourriture, laissant le médecin sur son petit nuage. C’était quelque chose d’assez nouveau pour lui. Il ne ressentait pas ça avec Jack et, la situation y était pour beaucoup. La nuit et les retrouvailles laissaient l’esprit de Max ensoleillé d’endorphines délicieuses et un sourire sur ses lèvres. Evidemment, une silhouette vint obscurcir son horizon, étendant son ombre jusqu’à dans les nuances de son regard. Jack était là. Le cœur de Maxwell accéléra son rythme, pas comme quand il avait revu Enzo mais, plutôt en souvenir de la soirée qui avait brisé ses côtés. Son petit ami allait le tuer s’il savait que le médecin était venu ici avec le vampire et surtout, qu’il avait passé la nuit avec. Jack lui prit les mains, visiblement inquiet.

« Qu’est-ce qui s’est passé, pourquoi tu es là ? »

Il ne pouvait pas lui expliquer et, malgré son regard fuyant, il trouva les mots pour lui dire qu’il le rejoignait dans la salle d’attente d’ici quelques minutes. Jack se doutait de quelque chose mais, obéit après un baiser que Maxwell ne refusa pas. Le stress le prenait, coincé entre le vampire et le sorcier. Est-ce que le choix était difficile ? Non, du tout. Lorenzo était son premier choix, le seul qui faisait battre son cœur. Mais, Jack était le choix qui lui faisait peur, ses cicatrises étaient celles qui le brulait.

D’ailleurs à peine le sorcier avait-il à peine quitté la pièce qu’Enzo fit son retour, le regard sombre. Le sourire de Maxwell finit de se faner. Il n’aimait pas ce qu’il voyait, ce regard qui trahissait une colère certaine.

– Qu’est-ce qu’il fout là lui ?

Le médecin se mordit la lèvre, mal à l’aise et ne trouva rien de mieux à dire que de rappeler que Jack était encore son petit ami officiel. La colère d’Enzo augmenta encore un cran chez le vampire, sous les yeux de Max qui adopta la même technique et lui demanda de l’attendre dans la voiture.

– T’es sûr de pas vouloir rentrer avec ton mec ?

Maxwell n’aimait ni la réflexion, ni le ton employé, ni l’insinuation. Sans doute qu’avant il aurait adoré ce côté jaloux mais, avec ce qu’il vivait au quotidien avec Jack, ce n’était plus le cas, loin de là. Il dû insister, lui demandant de lui faire confiance. Le vampire pris sa veste et s’en alla sans un baiser ni un mot. Le médecin soupira et récupéra à son tour ses affaires. Maintenant, il devait rejoindre Jack dans la salle d’attente. Pourquoi cet endroit ? Tout simplement parce qu’il craignait sa colère et préférait un lieu public. Il n’était même pas sûr d’arriver à le quitter tant le stress lui retournait l’estomac. Dans la salle, sous le regard de certains patients impatients, il rejoignit son sorcier de petit ami. Décidé à régler la situation tant que les retrouvailles lui donnaient un peu de courage. Il parla directement, d’un trait, sans oser le regarder en face :

« C’est fini, je ne veux plus être avec toi. »

Le message avait l’avantage d’être direct, clair et précis. Jack voulu protester mais, le médecin ne le laissa pas en placer une, déterminé à ne pas se faire avoir et s’excuser comme à chaque fois. Au final, Jack finit par poser sa main sur sa joue et Max sursauta, sauf que c’était un geste doux et tendre.

« Je crois que tu as besoin de réfléchir ou d’une pause »

Max hocha la tête même s’il avait surtout envie d’une rupture, pas d’une pause. Son regard était fuyant et le malaise était sensible. Il ne répondit pas, ne précisa pas non plus son envie de couper définitivement les ponts. Tout ce qui l’important, c’était de pouvoir ressortir seul de cette salle. Lorsqu’il leva les yeux vers Jack, il fut complètement perturbé. Le sorcier avait l’air triste et perdu. Maxwell ne s’attendait pas à ça, il s’attendait à de la colère, de l’énervement, pas à ce calme malheureux. Après tout, la dernière fois qu’il avait voulu le quitter, il avait pris un coup. Cette fois, le geste de Jack était doux. Il eut droit à un je t’aime soufflé et un baiser qu’il ne put s’empêcher de lui rendre. Le sorcier quitta la salle et Maxwell resta coi, perturbé. Comme à son habitude, il ne savait pas trop ce qu’il ressentait et, en venait à douter de sa perception de la réalité. Jack avait-il laissé tomber si facilement après une relation aussi chaotique ?

Maxwell retourna près de la doctoresse qui s’était occupée de soigner ses côtes, il devait récupérer une ordonnance.

« Tout va bien ? », demanda-t-elle en voyant son visage perplexe et son regard qui se baladait dans le vide.

« Je pense que oui … Pour la première fois », il ponctua sa phrase d’un petit sourire qui ne lui était pas adressé, empoigna le morceau de papier et s’en alla sans plus d’explications.

Lorenzo l’attendait au parking, c’était lui d’ailleurs qui l’avait conduit à l’hôpital. Maxwell continua son chemin, sans vraiment savoir ce qu’il était censé ressentir. Il n’arrivait pas à se sentir heureux ou soulagé. Il était d’une nature très méfiante, quand il s’agissait de Jack, c’était encore pire. Sa gorge était nouée depuis qu’il était apparu dans cet hôpital.

Dans la voiture, il n’avait pas encore refermé la portière que le vampire lui demandait déjà ce qui s’était passé. Maxwell le regarda et se pencha pour l’embrasser avec une grimace à cause de ses côtes encore sensibles. Il lui répondit simplement qu’il voulait retourner à l’appartement qu’il avait quitté ce matin et cita juste sa rupture avec Jack. Il ne savait pas trop quoi répondre aux questions plus précises. Ce n’était sans doute pas une bonne idée de lui faire part de ses doutes ni de son hésitation face au regard de celui qui était désormais son ancien petit ami.

De retour à l’appartement, Maxwell soupira de soulagement. C’était inconscient et, peut-être un peu naïf mais, il se sentait tranquille dans cet endroit qu’il ne connaissait pourtant pas. C’était la propriété d’Enzo et, il était loin de Jack. Malgré tout, son influence restait beaucoup plus ancrée qu’il ne le croyait. D’ailleurs, le médecin voulait simplement passer un bon moment avec son vampire, désirant pour la première fois de sa vie ne pas vouloir s’écarter de lui. Quant à Lorenzo, il semblait beaucoup plus fixé sur ses blessures.

– Comment tu t’es fait ça ? Tes côtes.

Il avait déjà dû poser une vingtaine de fois la question depuis leur réveil douloureux. Avoir la réponse lui tenait à cœur mais, ce n’était pas dans les plans de Maxwell. Il refusa de le regarder en face, gardant son regard caramel sur l’écran en face d’eux sans pourtant accorder d’attention à ce qui s’y passait. La liste s’agrandit à cause de la doctoresse à la langue bien pendue. Le médecin se crispait de plus en plus, visiblement mal à l’aise. Il ne voulait pas y penser, encore moins en parler.

- Max...

« C'est rien du tout »

Cette fois, il répondit directement, d’un ton agressif, ne supportant pas bien la pression. Son insistance le stressait. Il n’aimait pas subir un interrogatoire. Encore une fois, Maxwell faisait le parallèle entre son petit ami et son ex-petit ami … ou l’inverse. Sauf que, Jack savait avoir des réponses à ses questions et que le bel anglais laissa tomber. Un baiser sur sa joue et un petit "d'accord, comme tu veux" clôturèrent le sujet. Le médecin sourit et l’embrassa, satisfait qu’il abandonne. Sans doute qu’il gagnerait à lui parler, lui raconter et vider son sac mais, il n’en n’avait pas envie. Evidemment, il se sentait honteux et craignait que le regard de Lorenzo change. Après tout, quand on connaissait le médecin et son caractère, c’était difficile de l’imaginer subir sans un mot.

Le regard doux du vampire réussit à le détendre et à le rassurer et, Maxwell arrêta de penser à la raison de ses blessures. Sur l’écran, un film passait mais, le médecin ne faisait même pas semblant de s’y intéresser, il n’avait d’yeux que pour le bel anglais pour lequel il avait eu plus de gestes affectueux en un quart d’heure qu’il n’en n’avait dans toute leur relation. D’ailleurs, il était déjà nostalgique de la nuit qu’il avait passée dans cet appartement. Ses gestes se firent plus intrusifs. Le vampire protestait à moitié, ne voulant pas abimer plus que ça son médecin mais, étant faible face à son regard caramel.

A un moment, Maxwell s’allongeant, il attira Lorenzo contre lui. Pendant de longues minutes, il crut que les antalgiques feraient suffisamment effet. Pour une fois, il se trompa. Il s’en rendit compte lorsqu’un faux mouvement du vampire imposa une forte pression sur ses os meurtri, lui arrachant un petit cri étouffé. La douleur fut comme la foudre dans son corps, sentant chacun de ses muscles se crisper. Sur l’instant, il souhaita plus que tout que Lorenzo s’éloigne. Son inconscient bien plus porté sur la sorcellerie que lui s’occupa d’exécuter ses volontés. D’un coup, le vampire fut projeté de l’autre côté de la pièce, sur le sol. Le médecin se redressa, une main qui pressait ses côtes endolories, fixant avec une grimace blasée le pauvre vampire. Il ne s’entendait pas avec son côté sorcier qui avait pris du pouvoir pendant les derniers mois avec Jack.

« Et merde … »

Maxwell se leva et vint aider Lorenzo à se relever. Le pauvre semblait sonné et perdu et, ce fut à ce moment que le sorcier se rappela qu’il n’avait jamais eu l’occasion de lui parler de ce don précieux. Il n’avait jamais jugé utile d’aborder le sujet, se limitant à la pratique de la magie une ou deux fois par an pour faire plaisir à sa mère. Depuis sa relation avec Jack, les choses avaient un peu changé. L’ex était doué, très doué. Max avait appris, beaucoup appris.

« Désolé mon amour, je ne voulais pas. C’est juste qu’avec Jack on a un peu travaillé sur ça et du coup ça a un peu changé »

Il prit sa main et l’embrassa pour s’excuser. En plus, ce n'était que la deuxième fois que Maxwell appelait Enzo « mon amour ». Le vampire semblait complètement perturbé. Soit par le qualificatif précieux du médecin, soit par ce choc. Il le ramena sur le canapé et lui raconta son histoire version sorcier, sa mère qui vivait comme dans un conte de fée, son jumeau qui était bien plus doué et, lui qui n’appréciait pas cet aspect de sa vie, beaucoup trop rationnel. Sur les derniers mois, il avait progressé. C’était sans doute la seule chose positive qu’il retirait de sa relation avec Jack.

Maxwell passa le reste de la journée et la nuit dans l’appartement. Il ne réussit pas à persuader Lorenzo de retenter la nuit précédente. Celle-ci fut donc très calme, trop quand on connaissait les deux amants. Ce n’était pas important, ils s’étaient retrouvés et c’était tout ce qui comptait. La nuit du sorcier fut très calme et, aucun mauvais rêve ne vint la perturber. Il n’avait plus repensé à Jack comme si les derniers mois n’avaient tout simplement pas existé.

Au matin, il lui fallait s’en aller. Maxwell devait bien aller travailler. Une douche était obligatoire juste avant de s’habiller. Evidemment, il la partagea avec le vampire sans vraiment réfléchir. Le médecin était tellement sur son petit nuage, qu’il n’en redescendit que lorsque sous l’eau chaude, il remarqua le regard inquiet de son vampire. Le sourire de Maxwell se fana lorsqu’il se rappela de toutes les traces, les contusions sur son corps qui étaient désormais exposées. L’eau chaude coulait sur sa peau blanche, faisant briller son flanc blessé, sinuant entre les bleus. Sans attendre il quitta la douche et commença à se sécher, voulant à tout prix éviter de regarder son petit ami qui se posait toutes ces questions. L’attitude fuyante du sorcier n’aidait pas à espérer une explication innocente.

Sa journée à l’université se passa plutôt bien. Comme à son habitude, il fut insupportable mais, avec une certaine joie qu’il n’arrivait pas à cacher. Pendant la pause de midi, il ne put s’empêcher de passer un coup de fil à sa mère pour lui raconter les dernières heures. Fils à maman un jour, fils à maman toujours. Mais, comme souvent, une ombre vint s’ajouter au tableau. Lorsque vers 18h il quitta son bureau, il tomba nez à nez avec Jack. Ce n’était pas vraiment au hasard. Immédiatement, il se figea, vraiment terrifié. Lentement, il referma la porte de son bureau dans son dos, se sentant pris au piège.

« Qu’est-ce que tu veux ? »

« Venir m’excuser pour tout ce que j’ai fait de travers »

Maxwell ne répondit pas. La liste était longue et, des excuses ne pouvait pas la diminuer aussi facilement. Jack insista pour continuer à parler avec lui sur tout le long du chemin entre le bureau du prof au sein de la faculté de médecine jusqu’au parking à l’extérieur du campus. Maxwell faisait son maximum pour ne pas l’écouter et se concentrer sur la sortie de cet enfer. Alors qu’ils étaient près de sa voiture, l’ex frustré l’attrapa par le bras pour lui dire en face :

« Tu crois que ce sera mieux avec lui ? Je te rappelle qu’il t’a déjà quitté. Et c’est un vampire, il est tout à fait capable de te tuer et tu le sais très bien. On verra bien si tu vas oser lui raconter notre entrevue et ça … »

Il attrapa Maxwell par la nuque et l’embrassa longuement, sans lui permettre de se reculer. Lorsqu’il le lâcha, le médecin se recula directement, choqué.

« On verra si tu vas oser lui raconter ça et le fait que t’as aimé »

Le médecin ne répondit pas et se contenta de monter dans sa voiture. Son regard montrait tout son désarrois et ses gestes trop brusques son énervement. Il quitta le parking et manqua d’avoir un accident parce qu’il ne regardait pas où il allait. Son énervement était indescriptible et, des larmes perlaient au bord de ses yeux. Qu’est-ce qu’il pouvait le détester sur le coup.

Même une heure après, il ne s’était pas calmé. Mais, il devait faire comme si. Lorenzo l’attendait dans son appartement. La montée des marches lui sembla une éternité car, Jack avait raison, il redoutait la rencontre avec son vampire. Enzo était tout aussi nerveux que le sorcier et le détestait tellement que Maxwell le soupçonnait d’avoir une cible à son effigie cachée quelque part. Au moment de sonner à la porte, il prit une inspiration, sachant qu’il ne pourrait pas mentir. Si habituellement, il avait de la glace dans les veines, ce n’était plus la même chose désormais. Ses émotions se voyaient sur son visage, dans son regard et dans ses gestes.

Il avait raison, il ne réussit pas à cacher son anxiété à son petit ami actuel. Les questions d’Enzo se multiplièrent au fil et à mesure que le regard de Maxwell était fuyant et brillant. Le vampire le fit craquer après un câlin tendre. Le médecin lui répondit la vérité sans toute fois oser le regarder en face, craignant les conséquences. Sa voix était tremblotante même s’il essayait de la contrôler. Dans le fond, il n’avait pas peur de Lorenzo mais, l’influence de Jack était beaucoup trop ancrée dans sa tête.

« Jack est passé à l’université juste quand j’en sortais … Il m’a embrassé. Je ne voulais pas, je te promets. C’était lui, pas moi … »

Jack avait fait exprès de le mettre dans cette position coupable. Maxwell se sentait exactement comme quand il devait avouer quelque chose au sorcier et qu'il allait subir sa colère. Par son angoisse, il montrait sans le vouloir tout ce qu'il avait vécu et que ces moments l'avaient profondément marqué. Physiquement et psychologiquement.

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I've seen what man can do when the devil lives inside you



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Lorenzo Melanoti
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J'ai : 142 ans et je suis : célibataire . Mon avatar est : Michael Malarkey . :

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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Mar 27 Juin - 22:52

Can't help thinking of you

ft. Lorenzo & Maxwell


« I may don't want to forget you »
Posés devant un film, Lorenzo et Maxwell profitaient pleinement de leurs retrouvailles. Damon n'étant pas là, ils avaient l'appartemment pour eux mais au vu des blessures du médecin, Enzo prit le parti de ne pas faire de folie et se contenta de le câliner doucement, l'embrassant plus de fois que le film ne comptait de minutes. Evidemment que la nuit dernière était parfaite mais ils n'étaient pas sereins, ni l'un ni l'autre, sachant que l'ombre de Jack planait sur eux et que Maxwell était théoriquement en couple. Cette fois ci, ils étaient tranquilles et pouvaient s'aimer librement, sans pression. Evidemment, Jack n'allait pas abandonner son petit médecin si facilement mais à cet instant précis, les deux amants ne pensaient à rien d'autres qu'eux même, calés l'un contre l'autre, profitant de cette intimité retrouvée.
Bientôt, les caresses de Maxwell se firent plus entreprenantes mais Lorenzo s'y refusa, ne voulant pas le blesser plus qu'il ne l'était déjà. Mais son regard bouillant et ses caresses eurent raison de la résistance du vampire qui se laissa prendre au jeu tout en faisant attention de ne pas trop s'appuyer sur lui. Malheureusement, ce qui devait arriver arriva et la main d'Enzo glissa sur le bord du canapé, le faisant légèrement tomber sur Maxwell, ce qui fut suffisant pour le faire souffrir...Mais le vampire n'eut même pas le temps de se confondre en excuse. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il se retrouva propulsé à l'autre bout de l'appartement, en plein dans le mur. A moitié assommé, le vampire entendit son amant se précipiter sur lui pour l'aider à se relever. Il ne comprenait absolument rien de ce qu'il venait de se passer.

« Désolé mon amour, je ne voulais pas. C’est juste qu’avec Jack on a un peu travaillé sur ça et du coup ça a un peu changé. »

Après avoir dit ces mots, il l'embrassa tendrement et Enzo ne chercha pas plus loin. Ce baiser, ce surnom qu'il avait utilisé...Il n'avait pas envie de gâcher ce moments mais esssayait de se rappeler si Max lui avait déjà parlé de ses pouvoirs de sorciers...Pas à sa connaissance. Résultat, ils s'asseyèrent encore une fois sur le canapé et Maxwell lui raconta l'histoire de sa famille, du moins du côté magique de la chose. Et le vampire l'écouta, subjugué. Son amant avait décidément des surprises en réserves. Il lui sourit, assurant qu'il le soutenait et qu'il pouvait même servir de cobaye s'il en avait besoin. Cette histoire racontée, ils en sortirent juste plus proches, une nouvelle fois. Ainsi passa la soirée et la nuit, ensemble, complices. Ils firent même la cuisine ensemble, Maxwell ayant toujours beaucoup appris de sa mort et Lorenzo apprenant beaucoup de son médecin. Cette nuit là fut calme, le vampire dormant avec son amant dans ses bras, comme si c'était leur quotidien. C'était bien trop beau..Ils étaient juste heureux comme ça, se complaisant de la présence de l'autre. Et ça leur faisait un bien fou après tout ce qu'ils avaient traversé.
Le lendemain matin se passa aussi tranquillement que la veille. Après un petit-déjeuner ponctué de baisers, les deux amants prirent une douche ensemble avant de partir travailler. L'occasion pour Enzo de voir plus en détails les marques sur le corps de son homme. Et c'était impressionnant...D'ailleurs Max ne resta pas longtemps, fuyant les questions et le regard de son amant. Quelque chose n'allait vraiment pas.

Mais cet incident passa et tous deux se rendirent à l'Université, Enzo comme étudiant, Maxwell comme professeur. Ils avaient tous deux loupé pas mal de jours de cours et avaient grandement besoin de se rattraper. Ils se croisèrent évidemment et entre deux cours, Lorenzo parvint à voler un baiser à son amant, impatient de le voir le soir même. Ils se quittèrent souriants, amoureux et le vampire ne put s'empêcher d'envoyer un SMS au deux à son prof préféré. Son bonheur était facile à voir. Lui d'habitude d'humeur morose souriait et était attentif en cours, prenant des notes et trouvant le temps moins long. Oh il avait quand même hâte d'être rentré mais la vie lui semblait bien moins dure. Après les cours, le vampire se permit d'aller boire un verre avec quelques amis de la fac. Décidément, il était VRAIMENT de bonne humeur. Quand il rentra chez lui, une heure après, il envoya un message à Maxwell, comme quoi il l'attendait, dans son appartement et prépara tout pour leur soirée. Bon c'est à dire qu'il commanda la pizza préférée de son médecin (autre que celle que sa mère faisait maison) et prépara un peu d'alcool. Damon était enfin reparti à Mystic Falls, ils allaient être tranquilles.
Quand il arriva, quelques minutes après, Lorenzo ne parvint pas à garder son impatience et l'embrassa passionnément. Il lui avait tellement manqué toute la journée. Mais plus les minutes passaient, plus Enzo sentait que quelque chose n'allait pas. Le médecin toucha à peine à sa pizza et n'eut que des sourires timides, évasifs. Finalement, le vampire se leva et vint le prendre dans ses bras, l'embrassant dans le cou.

Enzo – Qu'est-ce qu'il y a Max ?...

Le médecin soupira. Il allait le lui dire, finalement.

« Jack est passé à l’université juste quand j’en sortais … Il m’a embrassé. Je ne voulais pas, je te promets. C’était lui, pas moi … »

Le vampire se figea et son regard se crispa. Non, il n'était pas énervé contre Maxwell. Son amant avait vraiment l'air mal à l'aise et avait eu du mal à le lui avouer et ses yeux montraient de la peur. Alors Lorenzo lui fit confiance. Mais qu'est-ce qu'il pouvait détester cet abruti de sorcier stupide...Il souffla un grand coup et prit la main de Maxwell. Ce qu'il allait dire, il devait vraiment prendre sur lui pour rester calme.

Enzo – C'est pas ta faute Max.

Son amant en face de lui eut un petit soupir de soulagement, visiblement paniqué à l'idée que Lorenzo soit en colère contre lui. Ses muscles se détendèrent et le vampire entendit son coeur se calmer. Il lui fit un petit sourire.

Enzo – J'ai confiance en toi. Mais lui...

Sa mâchoire se serra un peu. Ce sorcier...Il l'avait détesté dès la première seconde de leur première rencontre. Son air suffisant et son côté possessif...Tout en lui était insupportable. Lentement, Lorenzo prit Maxwell dans ses bras et le serra fort. Ainsi, il ne pouvait pas voir que son léger sourire était effacé et qu'il avait froncé les sourcils, tendu. Il ne pouvait vraiment pas encadrer cet abruti. Et cette panique dans les yeux de Maxwell l'angoissait, il ne l'avait jamais vu comme ça. Il n'avait, de base pas peur de lui alors qu'est-ce qu'il y avait de différent ? La réponse lui semblait évidente mais le vampire ne voulait pas se l'avouer. Il caressa doucement les cheveux de Maxwell, se promettant que la prochaine fois qu'il le croiserait, il le tuerait.
Finalement, les deux hommes se calmèrent mutuellement et se retrouvèrent dans leurs canapé, comme à leur habitude. La soirée et la nuit furent aussi tranquilles que la veille et Lorenzo finit par oublier sa colère dans les bras de son amant, l'embrassant jusqu'à s'endormir, bercé par son souffle doux.


Deux jours plus tard...

Voici maintenant quatre jours que les deux hommes passaient leurs journées de la même façon et le week end était maintenant arrivé. Maxwell avait une présentation importante le lundi aussi ne serait-il pas disponible le samedi et le dimanche. Il avait donc promit à Lorenzo de venir le vendredi soir mais le vampire avait d'autres projets. A la fin de la journée, il partit un peu plus tôt de la fac et profita d'un moment où Maxwell était en train de parler à un élève pour glisser le double de son appartement dans sa sacoche. Oui, le double que Daniel gardait. Lorenzo l'avait récupéré. Après tout, c'était logique que Maxwell l'ait. Et ce soir, il avait prévu autre chose. Une fois rentré chez lui il prépara tout. Sur le canapé était posé un costume que Paige lui avait confié, l'un des costumes de Maxwell. (il avait eu du mal à la convaincre mais le retour d'Adrian en ville la rendait un peu plus conciliante). Il déposa aussi une lettre sur le canapé et une autre accrochée à la porte. Sur celle accrochée à la porte, il lui disait de regarder dans la poche de son sac et de trouver le double des clés. Sur celle sur le canapé, il lui disait de se changer et de prendre le GPS, posé sur la table et de suivre les coordonnées en voiture. De son côté, Enzo était prêt et l'attendrait dans un beau restaurant au coeur de la ville. Il avait tout prévu et avait réservé une table, loin de la foule et loin des cuisines, prêt de la fenêtre. C'était absolument comme avant, quand ils étaient régulièrement ensemble et que Lorenzo avait finit par lui demander d'être son petit ami. L'ambiance était plus ou moins semblable mais le vampire ne lui demanderait évidemment rien ce soir. Il voulait simplement lui faire passer une belle soirée et le détendre avant son week-end de travail. Il avait également réservé une chambre dans l'hôtel collé au restaurant. Un bel hôtel, comme celui qu'ils avaient réservé pour leur deuxième rendez-vous et où ils avaient passé la nuit ensemble.

Les minutes passèrent et à 9:00pm précise, Lorenzo était là, attendant son amant. Allait-il venir ? Le vampire l'espérait mais était un peu stressé. Lui était venu, quand Maxwell l'avait invité, à leur deuxième rendez-vous...Il fallait juste qu'il attende un peu. Mais son coeur battait à tout rompre, stressé. Qu'est-ce qui pouvait mal se passer hein ?



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MessageSujet: Re: Can't help thinking of you | Lorenzo & Maxwell   Mar 18 Juil - 13:14


Can't help thinking of you
  ft. LORENZO & MAXWELL



« L'amour, c'est offrir ce que l'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas » J.Lacan



Le jour qui avait vu ses côtes se briser et sa vie le quitter un instant remontait à presque deux mois. D’autres moments difficiles avaient suivi mais, aucun n’avait la force du premier. Ce n’était pas le fait d’être blessé qui était important. Sans doute que s’il racontait ce qui s’était passé cette fameuse nuit, tout le monde lui dirait que c’était le plus grave. C’était sans doute exact. Mais, ce n’était pas vrai. La vérité était que son imaginaire avait été totalement chamboulé, renvoyé face au réel. A ce moment, il s’était senti vulnérable pour la première fois de sa vie. Même sa maladie terrée au fin fond de ses cellules ne l’avait pas marqué à ce point puisqu’elle relevait plus de la fatalité que de la faiblesse. A ce moment si important de sa vie, il s’était senti faible et, cette idée était restée en lui, même si elle commençait à se faner. Pourtant, tout au long de sa vie, il ne s’était jamais considéré comme faible. Les dernières semaines, il avait cru que c’était sa vérité, que Jack lui avait juste montré. C’était ça qui l’empêchait de raconter à quiconque ce qui s’était passé et l’avait paralysé au point de rester avec.

"Qui suis je pour l'être, ce que tu dis que je suis, si tant est que je le sois ?"

En balbutiant des excuses pour un acte qu’il n’avait pas commis, il la remettait en question cette pseudo-vérité. Jamais il n’avait eu peur du vampire, même pas lors de leur rencontre. C’était le contraire. Il en avait fait l’objet de son désir sans même s’en rendre compte. Il l’avait manipulé, provoqué, il lui avait menti, il l’avait même aimé mais, malgré tout ça jamais il ne l’avait craint.

– C'est pas ta faute Max.

Ce simple fait plus exact que vrai suffit à le détendre. Ses muscles se relâchèrent et son cœur ralentit un peu sa course.

– J'ai confiance en toi. Mais lui...

Une étreinte suivit ses mots comme pour les illustrer. Ni claque, ni coup, ni cris, rien. Le contact physique lui fit du bien comme s’il retrouvait peu à peu ses forces. En fait, c’était ce qui se passait. Avec Lorenzo, Maxwell n’était pas faible. Ce n’était pas qu’il avait le dessus dans une quelconque relation malsaine, c’était plutôt qu’il était lui-même ou du moins, ce qui s’en rapprochait le plus.

Pendant la soirée, ses pensées continuèrent leur petit chemin sur la voie de la guérison. Ce n’était pas facile pour quelqu’un d’aussi rationnel et logique que Maxwell que de s’aventurer sur le chemin de l’introspection. De plus, il était toujours incapable de mettre de mot sur ce que lui ou les autres ressentaient. Mais après tout, qui pouvait vraiment prétendre cerner entièrement une émotion avec un matériel aussi limité que des mots ? Le voyage promettait d’être intéressant.

Les jours qui suivirent furent étrangement légers. Le stress du travail, les dates limites qui se rapprochaient, ses problèmes avec Paige et ses enfants et le fantôme de Tennessee existaient toujours mais, ils lui pesaient moins. C’était un peu comme si un bon moment pouvait dédramatiser la façon dont quelqu’un pouvait voir la vie, comme si le filtre devant ses yeux avait changé. Les trajets ne lui semblaient plus si pénibles, plutôt une occasion de se détendre un peu. Les dates limites ne semblaient plus si dangereuses puisque son égo lui rappelait qu’il était tout à fait capable d’accomplir ses différentes missions dans les temps. Chez lui, il se rendit compte que les enfants ne passaient pas leur temps à pleurer comme il le croyait et pouvaient se révéler attachants. Maxwell se surprit même à jouer avec eux. Quant à Tennessee, le médecin se dit simplement que Lorenzo savait ce qu’il faisait. Il l’avait choisi lui et non pas comme un lot de consolation.

S’il avait annoncé à Lorenzo qu’il ne pourrait sans doute pas le voir du week-end, il se dit qu’il y avait moyen de nuancer la chose. Quelques heures de repos n’avaient jamais tué personne. Lorsqu’il finit de monter les escaliers et arriva sur le palier du vampire il remarqua un papier sur la porte avec son écriture. Ainsi, il lui disait que les clés étaient dans la poche de son sac. Bien évidemment, il avait laissé son sac dans sa voiture garée beaucoup plus loin. Un aller-retour plus tard, il entra dans l’appartement. Le principal occupant n’était pas là. Peut-être était-il occupé autre part. Maxwell ne remarqua pas tout de suite ce qu’il y avait sur le canapé et se dirigea vers la cuisine se servir sa droguée préférée, du café. En parlant de drogue, il avait arrêté d’avaler des dizaines de cachets d’anti-dépresseurs, d’anxiolytiques et autres. Son esprit n’en n’était que plus clair comparé à ce à quoi il s’attendait.

C’était la tasse au bord des lèvres qu’il remarqua quelque chose sur le canapé. Il y avait un costume qui était à lui, une lettre et des coordonnées GPS. Curieux, il ouvrit la lettre, se demandant s’il s’était retrouvé dans un jeu de piste. La lettre lui demandait d’enfiler tout ça et de se rendre à l’endroit indiqué. Visiblement, son petit ami était d’humeur joueuse. Il ne savait pas trop combien de temps il avait devant lui mais, il en profita pour prendre une douche avant de s’habiller. Le reflet du miroir lui plaisait bien. Pour une fois, il portait une bague. C’était celle de son père, un bijou tout en argent et en or aux motifs celtiques. En y repensant, l’Irlande lui manquait et, y retourner en famille lui faisait envie depuis un moment. De retour au salon, curieux, il entra les coordonnées sur son téléphone. Le mystérieux endroit était un restaurant visiblement très bien côté affilié à un hôtel. La soirée s’annonçait parfaite mais, il ne ressentait pas d’engouement particulier. Les rendez-vous comme ça étaient parfaits quand ils ne pouvaient pas vraiment être ensemble. Désormais, le seul suspens de la soirée serait de savoir si le poisson serait cuit correctement. Il s’y rendit quand même s’il doutait fortement de ressentir la même excitation qu’à leur début. Qu’il le voulût ou pas, le temps passait.  

Il se gara dans le parking et s’assura d’avoir toujours l’air présentable dans le reflet du rétroviseur. Le restaurant n’était pas le même que celui dont ils avaient l’habitude mais, était vraiment plaisant. Dès qu’il arriva dans l’entrée, il vit celui qu’il cherchait. Immédiatement un sourire apparut sur son visage. Pas un sourire banal, mais son sourire maléfique qui lui donnait l’air d’avoir un plan machiavélique en tête. Il s’avança, détaillant celui qui était désormais son petit ami. Il était parfait, comme à son habitude et, contrairement à ce qu’il avait pensé, Maxwell ressentit à nouveau l’excitation des premiers moments. Son sourire maléfique en était la preuve matérielle. Une autre était son regard caramel qui trahissait tout le désir qu’il ressentait. C’était le même regard qu’à leur début. Peut-être que le temps n’était pas passé de la même manière pour eux au final. Quoiqu’il en soit, le médecin savait exactement quel serait son dessert ce soir.

Une fois près de lui, il l’embrassa sans gêne. La première fois, il ne l’avait pas fait et en avait eu envie tout le repas. Une petite voix lui disait que l’envie resterait néanmoins présente. L’attraction était toujours aussi forte, la proximité toujours aussi enviable. D’humeur beaucoup plus séductrice, il décida de jouer le même jeu, sachant très bien quelles étaient ses cartes les plus puissantes. Il le regarda de haut en bas avec l’air de vouloir le consumer.

« Tu sais à quel point jouer j'aime à ce jeu. »

Il lui avait glissé à l’oreille avant de déposer un baiser dans son cou, certain que personne ne regardait. Ensuite il se recula, content de son petit manège, son petit sourire maléfique toujours collé à ses lèvres. Était-ce dangereux de provoquer un vampire sur ce terrain ? Oui, mais il s’en fichait. Alors que leurs regards étaient fixes, le maître d’hôtel vint les accueillir et les conduire à leur table. C’était un bon choix, assis près de la fenêtre, ils avaient une superbe vue sur Los Angeles même si la vue qui lui plaisait le plus était assise face à lui.

Il n’avait pas menti, ce jeu du chat et de la souris était définitivement son préféré. Le temps de ce repas, il démontra tout son savoir-faire. Ses gestes, ses sous-entendus, son regard, il joua comme lors de ce fameux premier rendez-vous. Lorsque la réponse d’Enzo ne lui convenait pas, il portait son regard sur quelqu’un d’autre. Il savait qu’il n’avait rien à perdre mais, tout à gagner. En plus, Maxwell voulait gagner en suivant ses propres règles. Jamais il ne s’était comporté comme ça avec Jack et, il se sentait vraiment lui-même de nouveau. Ce fameux soir, il avait gagné un vampire. Ce soir, il se retrouvait lui et peut-être quelque chose de différent. L’idée lui vint à l’esprit lorsqu’il se rappela un autre de leur rendez-vous.

Lorsque le serveur vint leur proposer un dessert, le vampire semblait pressé de partir. Le sourire maléfique de Maxwell s’agrandit et, il demanda au serveur de lui ramener la carte, prétextant qu’il ne savait pas ce qu’il voulait pour terminer le repas. Oh, lui aussi mourrait envie de s’éloigner mais, regarder Enzo perdre patience était beaucoup plus amusant. Evidemment, il fit traîner, mettant plusieurs minutes à décider quoi prendre, demandant son avis au vampire qui n’en n’avait décidemment absolument rien à faire.

« Tu devrais jeter un œil, je suis certain qu’il y a quelque chose qui te fait envie depuis le début de la soirée. Qu’est-ce que tu penses d’un banana split ? »

Ça, il n’y avait aucun doute. Etre l’objet du désir de Maxwell pouvait s’avérer parfois très compliqué. Au final, il prit le dessert qu’il lui proposa sans toute fois se donner en spectacle, l’imagination d’Enzo se suffisait à elle-même. Lorsqu’il estima que le calvaire du vampire avait assez duré, il y mit fin, demandant l’addition. Ils se dirigèrent vers la sortie du restaurant mais, alors que Lorenzo se dirigeait vers la porte qui donnait sur l’hôtel, Maxwell l’interpella, expliquant qu’il avait envie de prendre un peu l’air. Son sourire maléfique faisait trois fois le tour de sa tête. Il eut ce qu’il veut et ils allèrent tous les deux profiter de la nuit, s’installant sur un banc dans une rue peu fréquentée. Craignant que la température diminue, il lui dit avec un petit air faussement innocent :

« J’imagine que tu dois avoir soif … »

En prononçant ses mots, il tendit son cou. Là, il sortait des sentiers battus. Bien sûr, Lorenzo l’avait déjà mordu. Maxwell n’avait rien contre et avait même la mauvaise habitude d’apprécier le geste, éprouvant une certaine jalousie quand le vampire allait se servir ailleurs. D’ailleurs, la morsure du vampire lui manquait vraiment depuis plusieurs mois. Quand il sentit ses lèvres puis ses crocs sur sa peau, le médecin sentit son cœur accélérer. Cette fois, c’était lui qui était l’objet du désir. Ce rôle ne lui déplaisait pas mais, il devait quand même gagner le jeu. Le plaisir ne dura pas plus d’une minute mais, lui laissa une impression encore plus positive de cette soirée. Désormais, c’était lui qui ne pouvait plus résister à l’appel de la chambre.

A l’accueil de l’hôtel, il laissa Enzo récupérer la clé. Quant à lui, il avait simplement relevé le col de sa chemise pour que personne ne voit la trace laissée par le vampire. Dans l’ascenseur, la promiscuité lui fit perdre sa cravate et Enzo perdit sa veste. La porte s’ouvrit et ils ne mirent pas longtemps avant de finir sur le lit. Vu l’ambiance, Maxwell décida de reporter l’idée qu’il avait eu au restaurant à plus tard. Ce n’était pas urgent de toute façon. Allongé au-dessus du vampire, il le débarrassa de sa chemise lorsque celui-ci lui dit le temps d’une demi-phrase à quel point il était content d’être son petit ami. Le médecin s’arrêta, l’idée revenant à grand galop. Surpris par la pause de son amant, Lorenzo le regarda sans comprendre. Maxwell lui répondit alors simplement :

« Jack aussi était mon petit ami »

Mauvaise réponse. Très mauvaise réponse. Même Maxwell pouvait s’en douter. D’ailleurs, il savait que le vampire n’allait pas apprécier. Il se hâta même d’ajouter avant d’avoir une réponse trop sèche :

« Ça ne veut rien dire. Des petits amis je peux en avoir autant que je veux »

Il haussa même les épaules pour montrer son désintérêt total. La réaction ne se fit pas attendre puisqu’il se retrouva seul sur le lit alors qu’Enzo se levait visiblement furax. Maxwell le détailla et son sourire maléfique devint un peu plus sincère, certain que son idée était la bonne. Il ne traina pas non plus et se leva, il vint contre le vampire et prit son visage dans ses mains pour le forcer à le regarder dans les yeux.

« Jack était mon petit ami. Tu l’es aussi. Mais, qu’est-ce que tu dirais de devenir mon mari ? »

Visiblement, celle-là, Enzo ne s’y attendait pas. Face à son air surpris, le médecin rajouta :

« Bon si tu veux je peux faire les choses dans les règles »

Il reboutonna sa chemise et remis sa veste alors qu’Enzo restait debout torse nu. Maxwell en profita pour retirer sa bague, plutôt content de l’avoir portée aujourd’hui. C'était un peu comme si le destin savait que les choses allaient se passer de la sorte. D'ailleurs, le bijou correspondait bien à l'occasion. La base était en argent et les motifs de la trinité en or. Comme la tradition le voulait, il posa un genou à terre et leva les yeux vers son vampire.

« Pour la postérité, je tiens à préciser que je ne souffre pas d'hypoxie. Je n'ai pas ingéré de poussière de graines hallucinogènes. Je ne suis pas confronté à une mort imminente. Je déclare juste un fait irréfutable »

Juste après, il lui proposa la bague qu’il portait juste avant. Pour une fois, il utilisa sa magie. Ce n'était rien d'important, juste faire léviter l'anneau au-dessus de la paume de sa main. Ce sortilège d'une simplicité efficace ajoutait un côté un peu plus magique à sa demande. Sa voix se fit clair et son regard brillait toujours de désir. Mais, c’était un désir différent.

« Lorenzo Melanoti, je t'aime. Est-ce que tu veux m’épouser ? »






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Charney
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